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Christian Prudhomme, directeur du Tour de France, et Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand, hier soir, dans les salons de l’Hôtel de Ville © Emmanuel Thérond
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Le Tour à Clermont : “c’est une reconnaissance…”

Doublé gagnant pour Clermont-Ferrand, qui sera ville-départ de la 14ème étape du Tour de France le samedi 11 juillet et ville de passage la veille, sur l’étape entre Châtel-Guyon et le puy Mary.

Hier soir, dans les salons de l’Hôtel de Ville, l’heure était aux réjouissances. Après 32 ans d’attente et d’abstinence, Clermont-Ferrand va (enfin) accueillir la Grande Boucle. Plus précisément, elle sera ville-départ de la 14ème étape en direction de Lyon, le samedi 11 juillet 2020. Les coureurs s’élanceront de la place de Jaude pour une course de 197 km. La veille, le peloton passera aussi par Clermont-Ferrand sur l’étape entre Châtel-Guyon et le puy Mary. C’était un secret de polichinelle : l’annonce avait déjà fuité dans la presse, mais les villes devaient attendre la présentation “officielle” du Tour 2020 avant de communiquer… Hier, donc.

Des retombées attendues

Pour l’heure, on ne connaît pas encore le tracé clermontois avec précision. Impossible de savoir quelles rues emprunteront les coureurs et la caravane. “C’est une machine de guerre énorme. Pour l’instant, rien n’a été décidé de manière officielle. Il ne faut pas se louper. Tout cela se réfléchit avec les organisateurs” cadre Christine Dulac-Rougerie, l’adjointe en charge des sports, encore “sous le choc” après l’annonce de ce “come back” très attendu.

Olivier Bianchi, on s’en doute, se félicite d’accueillir un tel évènement. “C’est une reconnaissance de deux choses. D’une part, de notre savoir-faire en matière sportive, avec l’organisation de manifestations nationales et internationales dans beaucoup de champs disciplinaires. Cette manifestation couronne aussi la stratégie mise en oeuvre avec la métropole sur la politique touristique” a déclaré le maire devant de nombreux invités.

Un impact que confirme Vincent Garnier, le directeur de Clermont Auvergne Tourisme. “Le premier effet positif, c’est en termes d’image et de notoriété. Cela n’a pas de prix. C’est un évènement majeur, vu dans le monde entier. Aucune ville n’aurait les moyens de s’offrir une telle campagne ! Evidemment, il y aura aussi des retombées directes, notamment auprès de l’hôtellerie. L’idée, véritablement, c’est de prolonger ces retombées. A travers l’image diffusée et les animations offertes par la métropole, nous proposerons à ces mêmes visiteurs de revenir sur notre destination” a-t-il confié à 7 Jours à Clermont.

“Il y avait une volonté politique”

Preuve que la réinscription de Clermont sur la carte du Tour n’est pas si anodine : c’est ici que Christian Prudhomme, le directeur de l’épreuve, a débuté sa tournée de présentation à travers le pays.  “Vous avez un territoire magnifique, qui est fait pour la pratique du vélo. De tous les vélos. Vous aviez envie. Il y avait une volonté politique clairement affichée. On va venir. On va venir à Clermont. Enfin… On va réparer cette incongruité” s’est félicité celui qui rêve de voir La Grande Boucle investir de nouveau le site du puy de Dôme (voir ci-dessous). “Le Tour de France, c’est bien plus que du sport. C’est de l’Histoire, de la géographie, la beauté des paysages, la mise en avant des territoires. C’est aussi le lien entre les gens.

Non sans humour, Olivier Bianchi a rappelé qu’un maire qui portait le nom d’une des meilleures marques de vélo se devait d’accueillir l’épreuve reine du cyclisme. “Surtout quand on connaît le surnom d’un “Bianchi” : la Céleste, monsieur le maire !” lui a répondu du tac au tac Christian Prudhomme, déclenchant de nombreux éclats de rire. Sur la place de Jaude, Vercingétorix a déjà enfilé son maillot jaune.

 

Souvenirs…     

le fameux duel de 1964- photo D.R.

Clermont-Ferrand sera donc ville-étape du Tour pour la 11ème fois. Le premier vainqueur à Clermont était Raphaël Géminiani, l’enfant du pays, surnommé « le grand fusil ». C’était en 1951. Et si la préfecture ne figurait pas sur la carte pour la première escalade du puy de Dôme en 1952 (victoire de Coppi), c’était le cas en 1964 lors de la légendaire passe d’armes entre Poulidor et Anquetil, ainsi qu’au lendemain de la dernière étape jugée au pied de l’observatoire en 1988. Un retour au puy de Dôme ? Olivier Bianchi n’écarte pas cette possibilité… “Je fais toujours ce que je dis. Et je dis que dans moins de 10 ans on y arrivera.”

 

 

 

 

 

 

À propos de l'auteur

Emmanuel Thérond

Emmanuel Thérond

Titulaire d'un Master en Littératures Modernes et Contemporaines, Emmanuel Thérond est journaliste en Auvergne depuis 2004. Il a commencé sa carrière à La Montagne, avant de rejoindre la rédaction d'Info Magazine, où il a travaillé durant 15 ans. Il écrit également pour la presse professionnelle, en particulier Le Moniteur du BTP, dont il assure la correspondance locale. Depuis 2019, il signe dans Le Parisien - Aujourd'hui en France.

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