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Eric Gauthey

Né avec la crise des missiles de Cuba, son enfance, ses études et ses premières années de la vie d’adulte furent nomades.
Au début des années 90, il émigre à Clermont-Ferrand pour se sédentariser. Son métier, non moins sédentaire, l’engage dans le service au public (transports publics de l’agglomération clermontoise).
Le voyage reste sa passion, pour ses vacances mais pas seulement. Cofondateur d’Il Faut Aller Voir et du RV du Carnet de Voyage, il pousse jusqu’à publier deux ouvrages : « Cher Bouthan » – 2011 et « Buna Tatu » - 2017 (sur l’Ethiopie).

Billet nomade

Auteur : Eric Gauthey

Chroniques

Le Rendez Vous du carnet de voyage est devenu la référence, et elle est clermontoise.

Ça avait démarré entre deux passionnés, M et E, autour d’un verre. Quelques semaines plus tard – on ne fait pas une association à deux – Pierrette, Daniel, Eric, Jean-Pierre et Michel décidaient d’une association de pur plaisir, de partage de ce goût inextinguible pour l’ailleurs. Vite rejoints par d’autres adeptes de l’ailleurs, la volonté, un peu folle alors, de créer l’événement pour s’ouvrir au plus grand nombre naissait rapidement. La seule biennale annuelle ouvrait pour la première fois ses portes en 1999. Des premières années de pure passion, de pure volonté et à l’huile de...

Chroniques

Ulysse en tongs

Ah, ce n’est certes pas le bout du monde, la Grèce ! Et dans l’esprit de beaucoup qui y passent aujourd’hui leur villégiature, elle se résume souvent à des terres arides et escarpées, ponctuées de maisons blanches et entourées d’une mer d’un bleu qui aurait pu inspirer Klein (le peintre). J’en veux pour preuve cet échange au décollage d’Athènes d’un jeune couple assis au rang derrière le nôtre : – Tiens, regardes, ce doit être l’Acropole que l’on survole – Ah ! Mais au fait, c’est quoi exactement l’Acropole ? Oh, trois fois rien, Périclès, le berceau de l’Europe, les fondements de...

Chroniques

Il n’y a pas que Murrayfield, le rugby et la bière!

Le motif personnel de cette escapade d’avril à Edinburgh n’a que peu d’intérêt, si ce n’est pour poser le cadre d’un rassemblement familial et d’amis pour des anniversaires multiples. Bien plus étonnant aura été cette météo improbable avec quatre journées continues de ciel (presque) bleu. Pas sûr que cela arrive ne serait-ce que tous les dix ans dans la capitale écossaise ! Alors forcément, parlant météo, comme à Dublin ou sous d’autres cieux, on ne peut s’empêcher de faire le lien entre ces climats hostiles qui, si souvent, s’enflent de tempêtes et alourdissent le ciel jusqu’à ramper sur...

Chroniques

Vague à l’âme

Faut-il insister sur l’élégance chic de chaussettes caoutchouc grossières pour passer l’aqua alta ? Dans une ville qui prit son essor à l’heure où la mode était aux chausses, on pourrait y voir une subsistance du passé. Faut-il rappeler l’ardente obligation de la rencontre de l’Autre si chère aux voyageurs ? On est ici servi, plus qu’en tout autre lieu, parmi ces vingt-deux millions de touristes annuels où toute la diversité du monde se croise et se froisse, se heurte et piétine, inventant une escrime voyageuse de perches à selfies. Imaginons, par un petit calcul sans intérêt, les remplacer...

Chroniques

Une lecture du voyage

Une même terminaison rassemble voyageur et lecteur, le deuxième étant souvent un caractère autant qu’un indice du premier lorsqu’il s’agit de son goût pour la littérature de voyage. Lecteur, le voyageur cultive sa passion nomade à domicile et, sans sortir de ses murs, poursuit ou précède ses échappées pour découvrir le monde par mots interposés. Un dialogue se noue alors entre les choses vues et celles lues. Le regard et la pensée se confrontent ou se confortent. Lire après entretient le voyage. Lire avant peut le susciter. J’avais ainsi choisi, en 1997, d’aller en Ethiopie vérifier, comme...

Chroniques

Mobile voyage

Tous les voyageurs émerveillés l’ont repérée, cette modernité galopante qui s’étend sans prévenance à des bouts de Terre que l’on disait jusqu’alors pudiquement authentiques et préservés.  Elle est arrivée dans un raccourci temporel extraordinaire, sans passer par le « 22 à Asnières », par les combinés bakélite, par le cadran que l’on tourne du doigt, numéro par numéro et qui revient à chaque mouvement dans son cliquetis feutré.  Le téléphone portable est partout. Certains sont même directement passés au smartphone et, dans une juste inversion des rôles, prennent en photo ce voyageur rigolo...