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Photo Marie Julliard.
Culture Mercredi

Un regard photographique sensible sur le flamenco

Photographe installée au Puy-en-Velay, Marie Julliard s'est découvert une passion pour le flamenco. En résulte une exposition qui met en exergue la flamboyance, l'énergie et l'inspiration des danseurs et musiciens.

Flamenco, del intimo al vuelo. Autrement dit en français, « le flamenco de l’intime à l’envol« . L’exposition, qui se déroule dans les locaux de Logidôme, jusqu’au 13 juin, témoigne de trois passions de Marie Julliard: la photographie, bien entendu, qui constitue en quelque sorte la matière première, mais aussi le voyage et le flamenco.

Une rencontre clermontoise

Aujourd’hui photographe, vidéaste et journaliste, installée au Puy-en-Velay, la jeune femme ramène de ses nombreux voyages (Moscou, Syrie, Egypte…) des clichés qui, souvent, donnent lieu à des expositions. Sa rencontre avec les danses et musiques andalouses s’est pourtant produite à… Clermont. Elle est étudiante en Langues Etrangères Appliquées lorsque, en 2009, elle s’inscrit aux cours de flamenco de Céline de la Cruz, histoire « de s’évader« …Bientôt, elle fait la connaissance du groupe nîmois Calle Flamenca et, dès lors, commence un travail photographique plein de sensibilité autour de cette tradition ibérique. « J’ai un regard très doux sur tout ce qui m’entoure. Ce qui m’intéresse c’est de mettre en valeur la beauté. Techniquement, pour les photos de flamenco, il faut connaitre un tant soit peu le domaine. Il convient d’ apprendre à anticiper les gestes, la musique, les différents rythmes. C’est une approche photographique qui me plait beaucoup » explique-t-elle.

« Un art très profond »

Photo Marie Juliard.

Mise en lumière lors du festival flamenco de Nîmes, l’exposition représente une approche sensible et poétique de cet art populaire. Traités généralement en noir et blanc, avec subtilité, les photos mettent en exergue la flamboyance des costumes, l’énergie des visages, la fougue des danseurs. Elles pénètrent également dans l’envers du décor, avant et après les spectacles. « Je ne veux pas que l’on cantonne ces artistes au simple fait qu’ils jouent des castagnettes et tapent des pieds sur le sol. Le flamenco est un art très profond. Quand on commence à l’écouter, à le regarder, on est obligé de s’y intéresser. On ne peut pas y être indifférent. Que ce soit derrière l’appareil ou sur la piste de danse » estime-t-elle. Avec Marie Julliard, le flamenco s’est trouvé une ambassadrice dont les photos sont autant de témoignages inspirés.

Exposition jusqu’au 13 juin, Hall de Logidôme, 14 rue Buffon à Clermont (lundi, mardi, mercredi et vendredi de 8h15 à 12h15 et de 13h à 16h, jeudi de 8h15 à 12h15). Entrée libre. 

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