Le sommet de l’élevage ouvre ses portes demain, à la Grande halle d’Auvergne, pour trois jours. La préfecture annonce la présence durant la première journée de Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et la région Auvergne-Rhône-Alpes celle du président Wauquiez durant 48h. Rassemblant plus de 1 500 exposants et 2 000 animaux, ce sommet, premier salon européen des professionnels de l’élevage, attire manifestement des “huiles” mais aussi du mécontentement. Après L 214 qui, ce weekend en marge du Sommet, a manifesté place de Jaude contre l’élevage intensif et pour le bien-être animal, c’est au tour de la Confédération paysanne du Puy- de-Dôme de prendre la parole pour annoncer qu’elle boycotte purement et simplement l’événement.
Un ras-le-bol global
La Confédération paysanne exprime un ras-le-bol global dans un communiqué envoyé à la presse. Le syndicat pose la question “Comment avoir encore aujourd’hui un stand dans un des plus gros salons agricoles, temple de la consommation, alors que nombre de nos collègues sont aux abois ? Les paysans n’ont pas besoin de tracteurs neufs pour s’en sortir, mais plutôt d’un revenu décent, de reconnaissance sociale”. La confédération évoque des discussions “qui n’aboutissent à rien” comme par exemple celles des Etats Généraux à l’Alimentation “où nombres de consensus avaient été trouvés et durement arrachés, que les pouvoirs publics et le syndicat majoritaire ont effacé d’un revers de main.” Manifestement, la situation est de plus en plus précaire pour les paysans malgré la nouvelle Politique Agricole Commune accusée de “d’intensification des pratiques, de prix tirés vers le bas, d’agriculteurs en difficultés abandonnés, d’accaparement de l’eau, et de pratiques environnementales douteuses financées par l’Europe”.
Le Puy-de-Dôme à l’unisson
Toujours selon la Confédération paysanne du Puy-de-Dôme, la situation du département est similaire aux autres régions. La sécheresse historique, mais aussi l’autorisation d’approfondir les puits de pompage de Volvic-Danone, les systèmes agro-industriels imposant l’utilisation de semences mutagènes, sont autant de points irritants qui ont poussé les adhérents à tourner le dos au Sommet de l’élevage.













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