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"Rendre l'invisible visible"- photo Ameer Alhabi/ AFP.
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Nicéphore+: un itinéraire photographique au gré de la ville… et du monde

La biennale internationale de la photographie, organisée par l'association Sténopé, revient à Clermont du 6 au 27 octobre. Avec pour thème 2018, les migrations...

C’est un thème qui n’est pas décalé mais, au contraire, traverse notre époque, avec ses aspects à la fois politiques, humains, économiques, démographiques. S’il est éminemment international, le sujet est aussi local puisque la ville de Clermont a choisi de le développer dans le cadre de son dispositif Effervescences. Bref, à son tour, le festival Nicéphore + rebondit  sur le thème des « migrations » pour en faire le fil rouge de son édition 2018.  Treize expositions, dans divers lieux de la ville, l’illustreront ou l’interpréteront, avec parmi les photographes, Robert Doisneau, Patrick Willcocq ou encore un collectif de l’AFP pour ce qui constituera, selon Patrick Ehme, le directeur artistique du festival: « un voyage entre le meilleur et le pire... »

De réfugiés en résidents

Les mers intérieures d’Aglaé Bory.

Tout au long de trois semaines, le « festivalier » pourra ainsi se rendre de lieu en lieu, de photographe en photographe, et laisser aller son regard. Observer et retenir de ces images, captées un peu partout sur la planète, ce qu’il en souhaite: point de vue technique, esthétique, dimension documentaliste ou émotionnelle. Des migrations écologiques au Bangladesh, avec Munem Wacif (au Centre Camille-Claudel) aux camps de réfugiés de Tanzanie et du Liban, avec Patrick Willcocq (à la Chapelle de l’ancien Hôpital général), des mers intérieures, la mer Marmara et la mer Noire, par Aglaé Bory (à Point 21, rue du Port) jusqu’aux résidents du tiers espace, interstice entre villes et campagnes, de Hervé Struck (au Labo 1880, 16 rue du Port), en passant par la Maison des Beaumontois qui abritera l’exposition Ils ont fait la France de l’agence Roger-Viollet (créée en 1938),  Nicéphore+ est aussi un itinéraire au gré de l’agglomération clermontoise et à travers la planète.

Des pages d’histoire

La migration est aussi un voyage. Et le voyage peut conduire vers le passé: Philippe Domergue et Eric Forcada se sont ainsi tournés vers La Retirada, c’est à dire l’exil des républicains espagnols en 1939 (Chapelle de l’ancien Hôpital général). Cette même décennie du XXe siècle a vu l’avènement des congés payés en France, synonymes d’exodes estivaux vers les plages et les campagnes. Un phénomène sociétal qu’avait, en son temps, saisi Robert Doisneau, dont l’exposition 1936, les congès payés et les premiers touristes sera à découvrir à l’Hôtel Fontreyde. Comme une page d’histoire…

La quatorzième fois

Man Ray- photo Jack Nisberg/ Roger Viollet.

Du 6 au 27 octobre, Nicéphore +, biennale internationale de photographie, va donc vivre sa quatorzième « fois ». Et distiller, un peu partout à Clermont, des conférences, des débats, des lectures, des dédicaces, des visites commentées,des ateliers en médiathèque, une projection cinéma ou encore une soirée festive. Organisée par l’association Sténopé, le festival joue désormais dans la cour des plus grands événements français consacrés à la photo. Une situation que l’édition 2018, et ses migrations d’hier et d’aujourd’hui, devrait confirmer.

Du 6 au 27 octobre. Programme complet sur www.festivalphoto-nicephore.com           

À propos de l'auteur

Marc François

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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