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Presses Universitaires Blaise-Pascal / Sarah Carbonell
Presses Universitaires Blaise-Pascal / Sarah Carbonell
Culture Innovation

Les Presses Universitaires Blaise-Pascal bradent leurs livres

Les Presses Universitaires Blaise-Pascal organisent une grande braderie, cette semaine sur le site de l'UCA Gergovia. Les livres sont vendus pour les sommes symboliques de 1, 2 ou 5 euros.

Une occasion à ne pas rater : la maison d’édition Presses Universitaires Blaise Pascal organise une vente de livres à prix bradés. Elle doit se séparer de plus de 200 références pour un total d’environ 1450 livres. Il existe trois tarifs pour les livres bradés en fonction de leur année de publication. Pour les ouvrages publiés avant 2018 le prix est fixé à 1 euro. Pour les ouvrages publiés entre 2018 et 2021, il faudra compter 2 euros. Les livres les plus « chers » sont les beaux livres, disponibles pour la modique somme de 5 euros.

Grands domaines des sciences humaines et sociales

Depuis 1999, les Presses Universitaires Blaise-Pascal publient, diffusent et valorisent les travaux de recherche en sciences humaines et sociales des chercheurs de l’UCA. Chaque année, la maison d’édition publie entre 25 et 30 ouvrages qui rejoignent leurs collections. Les collections relèvent des grands domaines des sciences humaines et sociales. Ces grands domaines comprennent l’histoire et l’histoire de l’art, l’archéologie, la littérature, la linguistique, la géographie et les sciences de l’éducation. Toutefois, la maison d’édition clermontoise publie également des ouvrages de sciences fondamentales : botanisme, volcanisme et des beaux livres de vulgarisation. Benjamin Ducher, chargé de diffusion et de communication des Presses Universitaires explique plus en détails le fonctionnement de cette maison d’édition.

Une maison d’édition pas comme les autres

Sarah Carbonell : Quelles sont les spécificités de votre maison d’édition ?
Benjamin Ducher : Les Presses Universitaires sont un service commun de l’Université Clermont Auvergne avec la particularité d’être rattachée à la MSH, Maison des Sciences de l’Homme de Clermont qui est une unité d’appui et de recherche. Notre catalogue est composé des travaux universitaires des chercheurs du campus clermontois et au-delà, principalement en sciences humaines et sociales. De l’histoire, de la littérature, géographie, des sciences de l’éducation, etc.

S.C : La restriction de la ligne éditoriale apporte-t-elle des difficultés supplémentaires par rapport aux maisons d’édition plus classiques ?
B.D : Je ne dirais peut-être pas des difficultés supplémentaires. Certes, ce sont des ouvrages de niche pour la plupart, mais nous avons quand même un diffuseur national qui fait ce travail de prospection auprès des librairies pour mettre en place nos nouveautés. C’est un diffuseur spécialisé dans les publications universitaires et scientifiques. Bien sûr nos tirages sont assez limités par rapport à des éditeurs privés qui ont des titres très grand public qui occupent beaucoup plus de places en librairie que nos publications.

S.C : Comment relier vos exigences scientifiques au marché du livre ?
B.D : D’une part, notre diffuseur spécialisé démarche plusieurs librairies.  D’autre part nous publions des ouvrages numériques qui sont commercialisés. Nous avons aussi ouvert il y a peu, notre catalogue appelé La science ouverte ou l’open access. Nous allons très progressivement placer de nombreuses références de collections de notre catalogue en accès ouvert pour permettre d’élargir la diffusion des travaux de recherche qui sont publiés. C’est un bon moyen aussi d’élargir notre diffusion.

Le lien entre les Presses Universitaires et l’UCA

S.C : Avez-vous une exclusivité ou des exigences en lien avec l’auteur Blaise Pascal ?
B.D : Non, pas particulièrement. C’est lié à l’histoire du service. Ce nom est hérité de l’ancien nom de la faculté de lettres qui s’appelait Université Blaise Pascal. C’est maintenant une marque identifiée. Le choix a été fait de ne pas modifier le nom lors de la réunification des deux universités. Nous conservons ce symbole de Blaise Pascal qui est aussi une figure emblématique de la ville. C’est comme ça que nous sommes connus.

S.C : Est-ce que les auteurs publiés sont forcément de l’Université Clermont Auvergne ?
B.D : Pas seulement. Nous recevons aussi des propositions spontanées de manuscrits d’enseignants chercheurs d’autres universités. Cela nous arrive assez régulièrement. Après, il faut que ces projets-là puissent s’inscrire dans une des collections de notre catalogue. Nos collections sont rattachées au laboratoire de recherche de l’UCA. Il y a, à nouveau, un travail d’expertise éditorial et scientifique pour définir si ces projets venant de l’extérieur peuvent s’inscrire dans notre collection.

« Les gens en France sont, je crois, attachés au livre papier »

S.C : Que pensez-vous de la lecture numérique ?
B.D : Cela fait très longtemps que nous développons nos publications en triple format : papier, pdf et e-pub. Nous continuons de commercialiser ces formats même si nous nous rendons compte que ce n’est pas forcément le format que nous diffusons le plus. Les gens en France sont, je crois, attachés au livre papier. Cela reste la majorité de nos ventes. Néanmoins, il faut pouvoir rester disponible selon les pratiques. Chaque chercheur ou chaque lecteur n’a pas forcément les mêmes habitudes de lecture. Il est important de s’ouvrir au plus grand nombre.

Le futur des Presses Universitaires

S.C : Comment vous organisez-vous avec les membres du comité éditorial pour valider la publication de 25 à 30 ouvrages par an ?

Benjamin Ducher
Benjamin Ducher

B.D : Le comité éditorial a un vrai rôle de caution scientifique sur les projets qui nous sont proposés et les projets que nous allons retenir pour publier. Son rôle est d’émettre un avis sur les projets qui nous sont présentés. Le but du comité est de veiller à ce que la politique éditoriale du service soit maintenue : que les processus d’expertise soient respectés. Nous soumettons nos manuscrits à deux expertises : une interne au laboratoire de recherche et une autre que l’on diligente nous-mêmes en externe.
En ce moment, nous sommes en pleine refonte du comité éditorial. En fait, nos statuts ont été modifiés en septembre, nous sommes en pleine restructuration éditoriale. À l’avenir, le comité devra avoir un œil sur le programme prévisionnel et bien sûr apporter cette caution scientifique avec des gens qui viennent de toute discipline pour valider le caractère scientifique des publications qui nous sont proposées.

 

 

Braderie des Presses Universitaires Blaise Pascal, le 5 et 6 mars 2024, UCA, Hall de l’UFR Lettres, Culture et Sciences Humaines (site Gergovia) 29 boulevard Gergovia, Clermont.
Entrée libre de 9h à 19h. 

À propos de l'auteur

Sarah Carbonell

Native de Clermont, Sarah Carbonell est étudiante en Master Etudes Européennes Internationales, à l'Université Clermont Auvergne. Durant une année en Erasmus, elle a suivi une formation en média de proximité et se destine désormais à devenir journaliste.

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