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portrait de Cécile Coulon
Photo Marie Bréhin
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Les vacances de mademoiselle Coulon

Défendant sans relâche son dernier roman « Une bête au Paradis » depuis 4 mois, Cécile Coulon s’offre une pause « trêve des confiseurs » en terres auvergnates. 7 jours à Clermont, a rencontré l’auteure pour évoquer les semaines passées et parler de 2020

Elle pourra bientôt rédiger un précis de géographie française tant ses déplacements sont nombreux depuis la parution de Une bête au Paradis le 24 août dernier. Ce roman, son premier édité par l’Iconoclaste, maison qu’elle a intégré au début de l’année, fait partie des livres très remarqués de la dernière rentrée littéraire. Si l’on parle d’ascension fulgurante depuis ses débuts (NDLR : premier roman, Le Voleur de vie en 2007 aux éditions Revoir) Cécile Coulon reconnaît qu’elle vient de « passer un cap » avec ce roman grâce à cette nouvelle maison d’édition. L’auteure clermontoise qui n’a pas encore fêté ses 30 ans, peut s’enorgueillir d’avoir atteint ces derniers mois, le Top 10 des ventes aux côtés des Jean-Paul Dubois, Sylvain Tesson, Karine Tuil … même si elle a quitté (temporairement ?) ce classement depuis que les grands prix littéraires de novembre ont été attribués. Une bête au Paradis, distingué par le Prix Littérature du quotidien Le Monde, reste une des meilleures ventes actuelles du roman français et s’est déjà vendu trois fois plus que Trois saisons d’orage son précédent livre paru chez Viviane Hamy. Celui-ci avait pourtant obtenu le très convoité Prix des Libraires en 2017.

La France en long, en large et en travers

C’est le 27 août, que Cécile Coulon a débuté une incroyable tournée de promotion à Eyzahut dans la Drôme, village où résidait un de ses grand-père. Depuis, elle a arpenté l’hexagone avec la SNCF, à la rencontre des lecteurs et des libraires. Plus de cinquante événements, rencontres publiques ou lectures musicales, lui ont permis de défendre son ouvrage. « A chaque rendez-vous, j’ai reçu un super accueil, et j’ai découvert d’autres fromages que le Saint-Nectaire… » confesse l’auteure qui apprécie de pouvoir retourner dans certaines librairies et d’en découvrir de nouvelles, toujours indépendantes.
Une telle tournée est un travail à temps plein qui ne laisse aucune place à la rédaction d’un futur roman. Actuellement Cécile Coulon se « contente » de rédiger un peu de poésie qu’elle publie comme elle le fait depuis plusieurs années sur les réseaux sociaux. A la question de la rémunération éventuelle des auteurs durant les périodes de promotion, elle répond catégoriquement que la chose n’est pas envisageable car les coûts seraient supportés par les libraires, et cela mettrait leur profession en danger.

Campagne d’affichage et nouvel appartement

Affiche publicitaire cécile Coulon dans le Métro à Paris
Dans le métro parisien / Photo L’Iconoclaste

Pendant les vacances de mademoiselle Coulon, l’Iconoclaste n’en délaisse pas pour autant la promotion de Une bête au Paradis qui bénéficie d’une campagne d’affichage dans le métro parisien. La campagne sera finalement prolongée jusqu’à la fin du mois de décembre à cause de la grève à la RATP. De son côté l’auteure profite de son séjour clermontois pour prendre possession d’un nouvel appartement, montrant ainsi son attachement à une région natale qu’elle ne souhaite pas quitter. «Le succès d’un auteur n’impose en rien d’habiter Paris, de nombreux écrivains habitent en province, j’en fais partie » dit-elle.
Dès le mois de janvier, Cécile Coulon reprendra le chemin des librairies car elle ne s’est pas encore déplacée dans le quart sud-est de la France pour « parler de la Bête ». Ensuite, au début du printemps, elle se consacrera à la promotion de son second recueil de poésie, Noir Volcan édité par Le Castor Astral. Comme Les Ronces qui a obtenu le prix Guillaume Apollinaire en 2018, l’ouvrage reprend des textes publiés sur Facebook.
A l’approche de l’été, elle endossera un costume d’ermite pour ne se consacrer qu’à l’écriture de son prochain roman dont elle a déjà toute l’histoire en tête. Cette phase de rédaction pourra se dérouler dans un confort intellectuel inhabituel. En effet, l’auteure a désormais un agent qui s’occupe de sa carrière et peut compter sur sa nouvelle maison d’édition dont la capacité de mobilisation pour ses écrivains est étonnante, 4 ans à peine après s’être décidé à entrer dans la bataille de la rentrée littéraire de septembre.

A noter que Cécile Coulon donne rendez-vous aux clermontois le samedi 18 janvier 2020 à l’Hôtel Littéraire Vialatte à l’occasion de la Nuit de la lecture. Elle lira des extraits de Noir Volcan et dédicacera 50 exemplaires d’un tirage avant-première exceptionnel du recueil.

À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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