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Les rideaux resteront fermés- photo D.R.
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Le monde de la culture encaisse un nouveau coup

Le bout du tunnel n'est pas pour demain. Théâtres, cinémas et musées ne rouvriront pas en cette fin d'année. Les annonces du Premier Ministre ont douché les illusions des professionnels de la culture.

Déconfinement « officialisé » mais couvre-feu durci. Réveillon de Noël préservé mais 31 décembre sacrifié. Jean Castex, hier soir, a encore joué les pères Fouettard, en particulier pour le monde de la culture qui attendait avec impatience la date du 15 décembre pour reprendre ses activités. Et s’était  organisé pour respecter un protocole que Roselyne Bachelot avait détaillé dès la fin novembre. En lieu et place, théâtres, salles de spectacles, cinémas et musées rejoignent les restaurants, les cafés, les discothèques, les salles de sport et les stations de ski au rayon du dépit … Avec pour horizon, très hypothétique, le 7 janvier, date à laquelle de nouvelles décisions pourraient entrer en vigueur. Si d’ici-là, évidemment, les chiffres de la contamination diminuent.

Les projets tombent à l’eau

Il n’y aura donc pas de Capitaine Fracasse au Théâtre de la Comédie ces prochains jours, pas plus que Clermont Auvergne Opéra et l’Orchestre national d’Auvergne ne feront résonner la poésie et la liberté dans le sillage de Beethoven et Berlioz. Le Tremplin de Beaumont ne rouvrira pas ses portes, le week-end prochain, et les salles de cinéma resteront vides au moment où, traditionnellement, elles accueillent les familles entières.

Sentiment d’injustice et incompréhension

Au lendemain d’annonces qu’ils redoutaient, les milieux de la culture ne savent plus sur quel pied danser. Au-delà de l’inquiétude, le sentiment d’injustice domine. « On s’entasse dans le métro et les gares tandis que le théâtres et cinémas sont fermés. C’est inique, écœurant et dégoûtant. Quel mépris pour les artistes et les créateurs » a ainsi réagi, sur Twitter, Pascal Rogard, directeur général de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD). Des mots forts qui témoignent d’un désarroi et d’un sentiment d’incompréhension devant des mesures dont la pertinence interroge : y-a-t ’il plus de risques, vraiment, à prendre un télésiège qu’à fréquenter les transports en commun aux heures de pointe ? Est-on plus en danger dans une salle de spectacles, respectant un protocole sanitaire, que dans un supermarché bondé à l’approche de Noël ?  Et sur quels critères ces décisions, pleines de conséquences, ont-elles été prises?

 

À propos de l'auteur

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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