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Tram bus Hess exploité par T2C / Photo 7 Jours à Clermont
Photo 7 Jours à Clermont
Vie publique

Nouveau réseau : le SMTC et T2C ont présenté un premier bilan

Le SMTC et T2C ont présenté un premier bilan de l'exploitation du nouveau réseau de transports en commun de la métropole clermontoise ouvert le 20 décembre 2025. Malgré un couac informatique, l'accident sur le viaduc Saint-Jacques et l'absence d'une grande partie de la flotte électrique, le réseau monte en puissance et les lignes B et C affiche déjà 40% de hausse de fréquentation.

Un mois et demi après la mise en service du nouveau réseau de transport en commun métropolitain dans le cadre du programme InspiRe, le SMTC institution en charge des mobilité de la métropole et T2C ont dressé un bilan commun des premières semaines d’exploitation.
Malgré un long travail de préparation en amont, l’ouverture du nouveau réseau a connu quelques difficultés pénalisantes pour les usagers. Le fonctionnement du système d’information a été perturbé par une incompatibilité informatique lors du transfert des données vers le nouveau réseau. Bousculé dans leurs habitudes, les voyageurs qui ont du découvrir de nouvelles lignes, une nouvelle numérotation et de nouveaux arrêts se son retrouvés dans l’incertitude, parfois dans l’incompréhension, comme en ont témoigné les 500 appels* quotidiens reçus par l’info ligne dans les premiers jours. L’accident de la circulation sur le viaduc Saint-Jacques fin décembre a également perturbé le fonctionnement du réseau avec des bus de substitution nécessaires sur un tronçon de la ligne A, le temps des réparations. Enfin dernier problème qui n’a cependant pas perturbé l’exploitation, l’absence d’une très grande partie de la flotte des nouveaux bus électrique Hess commandés pour les deux lignes structurantes B et C.

Retard et forte pénalités appliquées

Fin septembre 2025, de passage à Clermont, Le PDG de la société Hess avait annoncé d’un ton rassurant qu’une partie des bus ne serait livrée que début 2026, sans préciser le nombre. Au final, le jour de la mise en service, ce ne sont que 3 à 4 bus électriques, à peine 10% de la commande, qui ont pu circuler sur les lignes B et C, générant de la déception autant chez les usagers que chez les institutionnels.
C’est, en fait, la situation géopolitique qui est en partie responsable du retard. L’entreprise Suisse a préféré déménager une de ses lignes de production de la Biélorussie vers le Portugal, entraînant fatalement un retard conséquent dans les livraisons.
Pour palier à ce manque, T2C a du imaginer un fonctionnement hybride mélangeant les générations de véhicules, pour assurer malgré tout, le service à la cadence imposée par le haut niveau de service. Les bus rouges à soufflet qui accusent les km, ont donc continué à circuler sur les deux lignes, ce qui a généré un surcoût de maintenance financé par les pénalités de retard. Jusqu’à présent, Hess était contraint de payer 10 000 euros par jours pour l’ensemble de la flotte, une somme qui va passer à 5 000 euros par jour et par bus manquant. Cette décision doit garantir la livraison de 20 unités fin février et de la totalité d’ici l’été. À ce jour, entre 8 et 10 tram bus  circulent sur les deux lignes et des audits réguliers sont menés sur les deux lignes de productions concernées afin de garantir le respect du nouveau calendrier.

40% de hausse de fréquentation sur les lignes nouvelles lignes B et C

Malgré l’absence d’une partie de la flotte des bus électriques, le nouveau réseau monte en puissance. “Globalement on a une offre qui est tenue avec de nouveaux services et des lignes fortes qui fonctionnent 7 jours sur 7, de 5h à 1 heure” explique Guillaume Astaix, directeur général du SMTC. “Sur les lignes B et C, on a une augmentation de fréquentation d’environ 40%** et on fait un bilan satisfaisant de ce premier mois, d’autant qu’avec la remise en route du tram mi janvier, le réseau fonctionne de manière nominale. Dans toute évolution d’une si grande ampleur, il y a des changements d’habitudes et c’est le travail du SMTC et surtout de l’exploitant, d’accompagner les usagers pour qu’ils puissent trouver le service qui répond le mieux à leurs besoins”.
Aujourd’hui, l’objectif fixé de 250 courses quotidiennes sur les lignes B et C (soit 7 000 km), est quasiment atteint
Avec une offre supplémentaire de 20% par rapport à l’ancien réseau, la flotte T2C va effectuer 2 millions de km annuels en plus, ce qui portera le total de 2026 à 10 millions parcourus.
En 2025 T2C a comptabilisé 33,4 millions de voyages. Le nouveau réseau est structuré pour atteindre les 48 millions en 2028.

Des évolutions en permanence sur le nouveau réseau T2C

“On rode, on améliore, on s’adapte et on prend en compte les réclamations” reprend Guillaume Astaix qui cite, par exemple, un recalage de la desserte de la gare pour coller aux horaires de la SNCF. Comme de nombreux Clermontois le directeur général du SMTC constate la surcharge de la circulation automobile sur certains axes avec des points difficiles. “La condition du report modal est que les transports en commun soient plus performants que la voiture. Je peux vous dire que les sites propres notamment B et C fonctionnent bien, c’est aussi le cas sur la zone à trafic limité. Les lignes sont performantes et la performance, la vitesse et la régularité conditionnent le report modal, c’est l’objectif d’InspiRe”.

Clermont devient référence

Pour Guillaume Astaix, le réseau est vraiment devenu un réseau de niveau métropolitain avec l’augmentation d’offre. “On est consultés par de nombreuses villes française pour les aménagements urbains mais aussi pour le matériel roulant et pour le nouveau Centre T2C. C’est le cas de Metz, Bordeaux, Toulouse, Lyon. On a même des villes de l’étranger, comme Liverpool, qui veulent venir voir le nouveau matériel roulant. Ce matériel à recharge rapide système Hess Hitachi est une référence mondiale, du moins européenne pour être modeste. On a des collectivités qui veulent voir le fonctionnement et comment on a réussi la mise en place en un temps assez record.

* 200 quotidiens au 5 février 2026
**40% = 6 500 voyages quotidiens en plus

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À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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