La Région Auvergne-Rhône-Alpes, qui, rappelons le, possède la compétence sur les TER, les trains régionaux, a lancé, en 2019, son projet d’amélioration des axes ferroviaires principaux en faisant l’acquisition d’une quantité importante de matériels roulants, pour accroître les “capacités d’emport” et en améliorant les outils de maintenance.
L’ investissement, estimé à 3 milliards d’euros d’ici 2035, entraîne ainsi, une mise en circulation progressive de nouvelles rames Regio2N Bombardier-Alsthom à deux niveaux.
Les premiers résultats des rames TER supplémentaires
Un certains nombre de ces nouveaux trains ont déjà pris les rails. 210 millions d’euros ont été investis dans l’achat de 19 rames, dont 10 roulent depuis septembre 2024 sur l’axe Villefranche – Lyon – Valence. Depuis décembre 2025, 4 autres rames ont été mises en service sur trois axes TER : Lyon – Vienne, Ambérieu – Lyon et Lyon – Valence. En parallèle, la région a investi 124,8 millions d’euros dans la commande de 10 trains supplémentaires qui entreront en service en décembre 2027.
Depuis le lancement du projet, les investissements atteignent un total de 334,8 millions d’euros.
Avec ce plan, la région souhaitait améliorer la qualité de service, un objectif qu’elle atteint progressivement. 10% de trains étaient surchargés en 2023, un chiffre déjà revu à la baisse avec à 5% en 2025 et à 3,4% en 2026, sur les axes les plus fréquentés de l’étoile ferroviaire lyonnaise.
Les 5 dernières rames Regio2N, sur les 19 annoncées, arriveront en décembre 2026 sur l’axe Lyon – Saint-Étienne, axe considéré comme majeur qui accueillera, d’ailleurs, une nouveauté dans le réseau : un aller-retour quotidien en unités triples aux heures de pointe.
Auvergne, parent pauvre ?
On le constate, la dotation est favorable à la partie Rhône-Alpes de la Région, mais qu’en est-il pour la partie Auvergne ? Les TER neufs ne circuleront à priori pas dans les 4 départements auvergnats, ce qui, cependant, peut paraître logique, compte tenu du nombre de voyageurs réguliers enregistrés. Les investissements permettront cependant la réaffectation de matériels roulant sur la ligne Lyon – Clermont qui bénéficiera de rames plus récentes et mieux adaptées que celles utilisées actuellement.
Clermont, bénéficiera néanmoins du plan “Mobilités positives du quotidien – Cap sur 2035” via la future usine de maintenance du quartier du Brézet, qui assurera l’autonomie pour l’Auvergne et dont bénéficieront le Cantal, l’Allier et la Haute-Loire.
















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