Enguerran Robas, qui était jusqu’à présent sous-préfet à Clamecy, dans la Nièvre, vient d’arriver à Clermont pour prendre ses fonctions de directeur de cabinet d’Anne Frackowiak-Jacobs, préfète du Puy-de-Dôme.
Né dans le Nord, ce quarantenaire, qui est également gendarme réserviste, a toujours voulu avoir une carrière préfectorale. Avant d’arriver à Clermont, il a occupé différents postes en particulier à l’Élysée où durant quatre ans, il a été, successivement, responsable du service patrimoine, puis responsable du service ressources humaines.
“Les sujets de sécurité, de défense me passionnent”
7 Jours à Clermont : Connaissiez déjà un peu le territoire ?
Enguerran Robas : Oui, j’ai un papa qui était fonctionnaire des finances publiques donc il a fait son école des impôts à Clermont-Ferrand il y a un peu plus de 40 ans maintenant. Donc je suis déjà passé très petit ici et je suis très heureux de revenir pour le découvrir vraiment.
Vous vous présentez comme quelqu’un de passionné par les fonctions liées à la préfecture et à l’ordre.
Oui, une carrière de près de 15 ans en préfecture, en sous-préfecture, qui m’amène aujourd’hui à être sous-préfet, directeur de cabinet. C’est mon second poste. Les sujets de sécurité, de défense me passionnent. Ça a été mon parcours universitaire, mon parcours professionnel et donc très heureux d’épouser ces fonctions aujourd’hui à Clermont.
Dans quel état d’esprit arrivez vous ?
Combatif parce qu’il y a de nombreux combats à mener. J’ai cité la lutte contre le narcotrafic. Combatif mais enjoué parce que j’adore ces fonctions. Je suis très motivé à l’idée de rencontrer de nombreux interlocuteurs et de travailler avec eux au quotidien pour la sécurité des Puydômoises et des Puydômois.
Il y en a besoin ?
Vous savez, il y a eu des sujets en 2024-2025 qui s’apaisent en ce début d’année 2026 grâce aux mesures gouvernementales qui ont été mises en œuvre et grâce au travail des forces et de la préfecture et en lien avec les polices municipales. Et évidemment on va le poursuivre et continuer l’action de terrain.
C’est un département qui vous motivait ?
C’est un département qui ne peut que motiver au regard des enjeux de sécurité, aux enjeux de développement économique et d’attractivité aussi par son sa forte présence agricole. Donc il y a une multitude d’enjeux. C’est un département touristique également et qui a tous les atouts pour réussir, et qui réussit déjà évidemment, il n’y a pas besoin de moi pour le dire. Donc je suis très heureux de le rejoindre, de l’intégrer et de contribuer à poursuivre le travail engagé.
Vous n’arrivez pas avec des idées préconçues néanmoins.
Aucune. J’arrive avec des expériences diverses d’autres départements en France, de Rouen à Paris en passant par la Nièvre d’où je viens, avec des sujets complètement différents évidemment mais malgré tout une trame commune puisque même si les préoccupations sont parfois éloignées, le monde agricole, la maladie les maladies animales touchent tous les départements, la prédation lupine, le narcotrafic également est présent. Donc oui, il y a des particularités locales qu’il faut comprendre d’abord et intégrer et ensuite décliner la politique gouvernementale.
Enguerran Robas, mobilisé H24
C’est quoi la vie quotidienne d’un directeur de cabinet ? C’est du 24/24 ?
Alors il y a la vie quotidienne d’un dircab et il y a ma vie quotidienne… déjà avec beaucoup de café.
C’est du 24/24, les fonctions préfectorales l’exigent et l’imposent. Mais c’est un 24/24 qui est ménagé et conciliable avec la vie personnelle également. Alors oui, on est ultra connecté, je peux travailler la nuit, le week-end, mais ça m’empêche pas de voir mes enfants grandir. Certes pas assez, mais mais c’est comme ça. C’est une conciliation qui nécessite un bon équilibre mais c’est du H24.
Conciliation également avec la préfète
Binôme, équipe. C’est un travail d’équipe. Moi je suis là pour elle à ses côtés pour l’aider, la conseiller, la soulager évidemment sur les questions de sécurité. Et donc c’est une vraie équipe préfectorale, il y a la préfète et il y a aussi les autres collègues sous-préfets puisque moi je conçois le travail comme un collectif.
Vous avez eu une expérience de RH à l’Élysée notamment, ça vous aide pour manager les équipes ?
Ça m’a aidé puisque effectivement manager un jardinier, un plombier, un militaire pour éviter que la lumière ne se coupe lors du Conseil des ministres, manager des profils différents, beaucoup de personnel et avoir une expérience diversifiée dans différents milieux avec des moyens aussi très différents entre l’Élysée ou la Nièvre clairement… ça forge des expériences et je n’arrive pas avec des préconçus au contraire. C’est l’humilité aussi de découvrir un territoire et de s’adapter à lui, c’est très important.
Parlez nous de votre fonction autour du protocole
La fonction protocolaire est large. C’est tout d’abord savoir comment rédiger un carton d’invitation, ne pas se tromper dans les appellations, où mettre le logo, qui citer en premier. C’est aussi le placement protocolaire lors d’une inauguration, d’une cérémonie. Comment mettre les drapeaux lorsqu’il faut pavoiser, comment bien organiser une cérémonie, comment bien accueillir un ministre lorsqu’il se déplace. La fonction protocolaire elle est large et grande. Comment on remet une distinction honorifique, on organise une remise de Légion d’honneur par exemple. Donc voilà, c’est des sujets qui m’ont aussi passionné en plus de la sécurité, sur lesquels je me suis formé et j’ai la chance d’être aujourd’hui formateur national sur ce sujet et de former d’autres agents de préfecture partout en France.













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