Accueil » Vie publique » Anne Frackoviak-Jacobs installée à la préfecture
Anne Frackoviak Jacobs Photo 7 Jours à Clermont
Anne Frackoviak Jacobs / Photo 7 Jours à Clermont
Vie publique

Anne Frackoviak-Jacobs installée à la préfecture

Nommée en remplacement de Joël Mathurin, la nouvelle préfète du Puy-de-Dôme, Anne Frackoviak-Jacobs a pris ses fonctions et rencontré la presse.

Partie de la Creuse avec une manifestation d’agriculteurs, elle a déjà eu droit à un cortège de tracteurs devant le préfecture… La nouvelle préfète du Puy-de-Dôme désormais installée à Clermont, est donc dans une parfaite continuité.
Nommée par un décret du 17 décembre dernier, Anne Frackoviak-Jacobs est originaire le Lens. Elle a passé une grande partie de sa carrière dans le corps préfectoral. Elle fut d’abord directrice de cabinet des préfets de la Vienne, de la Mayenne, du Poitou-Charentes, sous-préfète dans les Alpes-Maritimes, dans la Manche, en Côte-d’Or. Elle occupait le poste de préfète déléguée à l’égalité des chances dans l’Essonne avant sa nomination à Guéret.

Quand on arrive dans un département, très très vite, il devient « le notre »

Connaissiez-vous  le Puy-de-Dôme avant d’y être nommée ?
Non, je ne connaissais pas le département. Je l’ai beaucoup traversé, évidemment par l’autoroute et je suis allé une fois à La Bourboule mais je ne le connaissais pas, même si j’en étais voisine.

Quel est l’emploi du temps d’une préfète ? Avez-vous l’occasion de partir à la découverte du territoire ?
Heureusement oui. J’ai très envie de monter sur le puy de Dôme, j’ai hâte, de découvrir les paysages, j’étais d’ailleurs assez émerveillée de le découvrir avec le beau temps dimanche matin, depuis mes fenêtres. Je me suis empressée de faire des photos pour les envoyer à toute ma famille et mes amis et vraiment j’ai hâte de découvrir les lieux, d’arpenter la campagne et la montagne. J’ai d’ailleurs demandé à mes 4 sous-préfètes d’arrondissement de me prévoir des visites très rapidement dans les entreprises mais aussi de prévoir des visites patrimoniales pour découvrir toutes les richesses de mon nouveau département.

Dans quel état d’esprit arrivez-vous ?
Quand on arrive dans un département, très très vite, il devient « le notre ». On a vraiment envie de le faire progresser, de mettre toute notre énergie dans son développement, dans la relation que l’on peut avoir avec ses habitants, avec les élus mais pas seulement, avec l’ensemble des habitants. Je serai vraiment ravie le jour où je ferai mon marché et qu’on viendra m’interpeller le samedi matin en me disant « madame la préfète, vous ne me connaissez pas, mais j’ai un problème, est ce que je peux vous en parler ? » à ce moment là, je pense que j’aurai réussi quelque chose.

Arrive-t-on avec des idées claires de ce qui se passe sur le territoire ou avec des idées préconçues ?
Jamais avec des idées préconçues, avec l’expérience que l’on peut avoir. C’est vrai que j’ai l’expérience des territoires ruraux mais aussi de territoires très urbanisés puisque j’ai aussi été préfète déléguée à l’égalité des chances dans l’Essonne. Donc les sujets des quartiers, de la politique de la ville, du narcotrafic ne me sont pas du tout inconnus. Donc on arrive avec son expérience et surtout avec la volonté de comprendre et d’écouter avant de prendre des décisions.

Aujourd’hui, vous avez un comité d’accueil devant la préfecture, allez-vous parler aux agriculteurs ?
C’est ma directrice de cabinet qui les reçoit cet après-midi. Moi j’ai d’autres rendez-vous avec le monde agricole dans la semaine qui vient et dans les prochaines semaines. Je vais aller dans des exploitations agricoles. C’est effectivement un sujet que je connais bien, puisque j’ai pratiqué dans d’autres départements, notamment dans le Creuse récemment. Ce qui les mobilisent aujourd’hui, le Mercosur, la DNC (Dermatose nodulaire contagieuse des bovins), la nouvelle PAC, ce sont des sujets que je maîtrise et je vais pouvoir échanger avec eux.

Anne Frackoviak-Jacobs ravie d’avoir été nommée dans le Puy-de-Dôme

Y a-t-il beaucoup de différences entre le creuse et le Puy-de-Dôme dans le quotidien d’une préfecture ?
Évidemment il y a certaines similitudes, notamment sur la partie la plus rurale du Puy-de-Dôme et sur certains enjeux qui sont prégnants, celui de l’eau et celui de l’agriculture bien entendu, mais aussi tout ce qui a trait au monde rural, le sujet de la mobilité, le sujet de l’attractivité. Ici on trouve beaucoup d’autres sujets et c’est tout l’intérêt du département du Puy-de-Dôme dans le lequel je suis vraiment ravie d’avoir été affectée. C’est cette diversité de sujets, de champs d’actions à la fois la ruralité, le développement économique et évidemment les sujets de sécurité et en particulier celui du narcotrafic.

Il y a néanmoins une différence importante, c’est la présence d’une métropole…
Oui exactement, une métropole qui draine une grande partie de la population et qui permet au département d’avoir un solde démographique positif, contrairement à la Creuse.

Va-t-il y a voir une continuité d’actions entre Joël Mathurin et vous ?
Bien sûr, d’abord il y a une continuité de l’État, c’est ce qui fait, je crois, notre force. Les préfets passent, mais nous continuons l’action de nos prédécesseurs. Et sur les sujets majeurs que j’ai évoqué, l’eau, la lutte contre le narcotrafic, la sécurité, le transport, la ruralité évidemment. Je vais poursuivre l’action qu’il a menée et qui a déjà clairement porté ses fruits sur certains sujets.

Y-a-t-il un style Frackoviak-Jacobs ?
Je suis quelqu’un de très pragmatique et de très simple. J’aime beaucoup la proximité et j’ai vraiment besoin d’avoir mon équipe autour de moi, en concertation et en se disant clairement les choses. J’ai déjà rencontré quelques élus, je vais continuer à travailler avec le maire de Clermont. J’ai vraiment besoin d’avoir non seulement cette équipe de l’État mais l’ensemble des équipes du département mobilisées autours de projets communs. C’est vraiment ma façon de travailler en concertation. Lorsque l’on ne sera pas d’accord, on se le dira, mais on essaiera vraiment de faire avancer les choses ensemble et j’y tiens beaucoup parce que je suis incapable de travailler seule dans mon bureau.

« C’est l’âme de notre métier que d’être à proximité de nos concitoyens »

La présence sur le terrain semble très importante pour vous
Pour pouvoir régler les sujets, essayer de les faire avancer et les résoudre, il faut d’abord bien les connaître et on ne peut bien les connaître qu’en allant sur le terrain à la rencontre de tous les acteurs. C’est ce que je ferai et j’ai déjà commencé hier soir avec la BAC dans les quartiers de Clermont, je rencontrerai très rapidement le monde agricole, j’ai déjà un certain nombre de rendez-vous. J’ai déjà rencontré le procureur, plusieurs élus et je vais continuer dans ce sens parce que j’ai vraiment besoin du terrain. C’est l’âme de notre métier que d’être à proximité de nos concitoyens et à proximité de ceux qui font avancer le territoire.

Partager :

À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

Commenter

Cliquez ici pour commenter

Sponsorisé

Les infos dans votre boite

Sponsorisé