Le monde auvergnat de la moto vient de perdre son personnage emblématique : Guy Baster. Riomois, né en 1952, Guy Baster était l’homme qui rassemblait et fédérait les amateurs de deux-roues motorisés toutes générations confondues. C’est à côté de son garage automobile que depuis de nombreuses années, tous les seconds dimanches du mois, les motards se retrouvent pour une sorte de messe de la bécane. On y vient pour trouver une pièce détachée, pour boire un café entre copains ou tout simplement pour admirer les montures des « cavaliers mécaniques ». Certains viennent de loin et en profitent pour visiter le Musée A. Baster, après s’être restaurés dans l’Indian Saloon, qu’il avait créé il y a une vingtaine d’années et dans lequel il avait disposé de très belles machines de la célèbre marque de moto américaine.
L’histoire de la moto : le fil rouge de la vie de Guy Baster
La moto, c’était toute la vie de Guy Baster. Première acquisition à 13 ans, une Motobécane 100 cm3, mais aussi passion pour la Matchless 650 de son entraîneur de rugby. Acheter des motos qu’il ne fallait surtout pas laisser filer, car elles possédaient un intérêt historique, était son fil rouge. Premières acquisitions en sollicitant sa famille puis achats avec ses premières paies d’horloger. Sa connaissance encyclopédique lui permettait de dénicher les perles rares au fond des garages ou au milieu de lots. L’Auvergne devenue trop petite, il se rendait à l’étranger pour ses acquisitions. C’est de Suisse, d’Italie, de Belgique ou du Danemark qu’il avait ramené de très belles pièces pour constituer une vaste collection. Durant un séjour aux États-Unis, il avait acheté ses fameuses et rares Indian et Henderson.
En 1992, il décide d’ouvrir son musée pour présenter sa propre histoire de la moto avec des machines de 1905 aux années 80. Ce musée rassemble aujourd’hui la plus grande et la plus complète collection privée de motos en France. On y retrouve toutes les motos symboles qui ont marqué l’histoire de l’industrie motocycliste et parfois du sport, comme la Yamaha des frères Saron engagée sur le Bol d’Or 1994. Certaines sortent exceptionnellement du musée, par exemple, des Gima présentées à Chamalières lors de l’exposition consacrée à Henry Andraud ou le rarissime tricycle De Dion-Bouton piloté par Guy Baster lui-même lors des Coupes Moto Légende dans les années 90.
Le Musée A. Baster à Riom est ouvert les lundis matin, les mardis, mercredis et jeudis après-midi, ou sur rendez-vous, et chaque mois, le deuxième dimanche de 9h à 12h30 et de 14h à 17h pour le marché de la moto.












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