Cette année, les participants inscrits à la 3e édition de La Montée Infernale viennent des quatre coins de la France. En seulement deux éditions, la course de côte vélo la plus courte du monde s’est imposée comme une classique de printemps (même si elle n’est pas inscrite au calendrier de l’UCI).
Ce qui à l’origine n’était qu’une idée jetée en l’air lors d’un “apérobrainstorming” a pris une ampleur que l’association de quartier Fluide Glacière ne soupçonnait pas. Il faut dire que tous les ingrédients sont réunis pour une parfaite réussite sportive et populaire. Ce rendez-vous annuel s’est finalement imposé comme la fête clermontoise du vélo.
Membre du comité d’organisation et speaker officiel de La Montée, Julien Lecoq se montre particulièrement serein à l’approche de l’événement soutenu par 7 Jours à Clermont.
“Les participants viennent de toute la France”
Ce week-end, l’association Fluide Glacière organise la troisième édition de la Montée Infernale. On peut déjà annoncer un gros succès ?
Oui, c’est à guichet fermé depuis quinze jours. 150 participants comme l’an dernier. La nouveauté cette année, c’est que les participants viennent de toute la France : de Lille, de Bretagne, de Nancy, de Bordeaux, du Doubs… Clermont bien sûr, représenté avec 80 coureurs, mais voilà, la Montée Infernale attire du monde bien au-delà des frontières de l’Auvergne.
Y a-t-il des participants clermontois qui reviennent chaque année ?
Oui, tout à fait. Sur les 150, on en a une cinquantaine qui ont déjà participé en 2024 et 2025. Donc c’est super intéressant parce que pour cette année, on a un peu d’histoire. Ce n’est que la troisième et il y a des gens qui ont participé deux fois, donc on sait quel temps ils ont fait telle année sur tel vélo. Donc on a des infos et cela donne de l’épaisseur à l’événement.
Quelle typologie de participants prend de l’ampleur ? Est-ce qu’il y a de plus en plus de sportifs ou de plus en plus de gens déguisés ?
Alors on ne sait pas encore pour les gens déguisés, mais j’ai l’impression qu’on arrive à garder cet équilibre entre des gens qui viennent là pour la déconne, pour le déguisement, pour la fête, et d’autres qui viennent pour la gagne, pour gagner la Montée Infernale, parce que je dirais que c’est presque devenu prestigieux, en tout cas. Mais globalement l’équilibre est là encore.
Les incontournables sont là pour la 3e ? Jean-Paul Deux-Roues, El Diablo ?
Bien sûr, El Diablo, le Docteur Mabuse… Il y a pas mal de surprises cette année avec un hommage à Marco Pantani, avec deux musiciens, deux chanteurs italiens, Eros et Luciano pour le “Ice-Flam-Show” de cette année. Donc ça promet, je ne peux pas en dire beaucoup plus, mais voilà, il y aura un bel hommage à Marco Pantani sur le coup des 13 h 30 cette année.
La Descente Infernale, une nouveauté pour prolonger La Montée Infernale
En dehors du vélo, il y a cette année la Descente Infernale. C’est une volonté de votre part de poursuivre cette journée au-delà du simple plateau vélo ?
Oui, on trouvait ça assez frustrant de s’arrêter au podium finalement. C’est vrai que chacun repartait avec ses récompenses et nous, on pliait derrière, on n’en profitait pas. Donc c’est purement égoïste et on veut s’amuser un peu. Donc on a proposé ça à l’association Dirty Old Town de Durtol, simplement de prendre la suite de la journée avec la Descente Infernale, qui sera une soirée salle Abbé-Prévost, qui promet. Avec, oui, la récompense, la nouveauté aussi, c’est que sera remis le “Prix Carnaval” avec donc un podium aussi pour les trois plus beaux déguisements. On verra sur place, il y en a qui ont des déguisements assez sympas déjà prévus.
Vous pensiez, quand vous avez lancé cette idée complètement folle de faire cette course, qu’à la troisième édition vous seriez obligés de refuser du monde ?
Non, non, c’est vrai, quand on est parti d’un délire comme ça, on ne s’imaginait pas. Après, malgré tout, l’intention dès le départ était d’essayer de recréer une ambiance de col du Tourmalet ou d’Alpe d’Huez sur un Tour de France. L’an dernier c’était déjà pas mal, je pense que cette année vraiment ça va y ressembler. Donc pour les gens qui vont participer à la Montée Infernale, je pense que ça va être un souvenir inoubliable. Mais de voir l’ampleur qu’a pris la Montée Infernale avec la cinquantaine de partenaires qu’on a aujourd’hui, le village départ qui grossit de plus en plus, les propositions qui nous sont faites au cours de l’année, c’est incroyable. En fait, c’est devenu presque un phénomène.
Désormais vous êtes copiés… l’an dernier il y a eu une montée à Riom
Oui, on les avait accompagnés d’ailleurs. Maintenant qu’on a une petite expertise, on les a aiguillés : “Voilà, faites comme ça, si vous pouvez mettre de la musique…”. Il y en a eu une à Montluçon aussi sur le passage du Dauphiné Libéré. L’année prochaine ce sera à Cournon avec une association cournonnaise qui prévoit une petite montée dans le centre-ville de Cournon.
Mais on est bien d’accord qu’il n’y a qu’une seule Montée Infernale, c’est celle de la Glacière ?
Ah ben bien sûr, c’est la seule et l’unique. Non, mais c’est quand même très sympa de se dire que ça fait des petits. Le principe est finalement assez simple : trouver un “coup de cul” près de chez soi et s’amuser quoi. C’est d’abord une grande fête du vélo avant d’être une compétition.
La Montée Infernale #3 : samedi 2 mai 2026 de 10 h à 18 h, rue du docteur Hospital à Clermont. La Descente Infernale de 19 h à minuit, salle Beaupeyras, rue Abbé-Prévost.













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