Le rituel est immuable : pour le 1er mai, l’envie de débusquer du muguet pousse le cueilleur vers les sous-bois. Mais pour que ce plaisir reste durablement une fête de la nature, quelques règles de savoir-vivre forestier s’imposent avant de ramasser les petites clochettes blanches au parfum si envoûtant.
L’ONF, Office national des forêts, rappelle les bonnes pratiques pour profiter de cette tradition sans bousculer le précieux écosystème.
Demander la permission
On en n’a pas toujours conscience, mais la forêt appartient à quelqu’un. Qu’elle soit publique ou privée, la cueillette y est soumise à l’autorisation du propriétaire. Dans les forêts publiques, gérées par l’ONF, il existe une sorte de tolérance : la cueillette est tolérée à condition toutefois qu’elle soit familiale, autrement dit qu’elle ne soit liée à un commerce quelconque.
Il existe cependant des exceptions car si une espèce est menacée localement, tout prélèvement peut être interdit par un arrêté préfectoral. Il convient de se renseigner auprès des mairies ou de la préfecture avant d’enfiler ses bottes.
« Ce que la main peut contenir »
La nature est généreuse mais elle a ses limites. Pour ne pas hypothéquer l’espèce, l’ONF préconise une récolte raisonnée. Le muguet est certes une vivace à rhizome, mais il est préférable de limiter la récolte à un petit bouquet de 10 à 15 tiges par personne, soit l’équivalent de ce qu’une main peut naturellement tenir. Au-delà, le prélèvement est considéré comme abusif. Le Code forestier prévoit d’ailleurs des sanctions pénales et des amendes pour les cueilleurs trop gourmands qui mettraient en péril le renouvellement de la plante.
Les bons gestes pour préserver l’avenir du muguet
Pour que le muguet revienne d’année en année la technique de cueillette est primordiale. Il convient de couper la tige sans tirer sur la plante. Arracher le rhizome, empêche la repousse. Il va de soit qu’il ne faut prélever que les brins déjà fleuris. Enfin l’ONF rappelle qu’il est primordial de rester sur les sentiers pour éviter de piétiner les zones denses et pour ne pas écraser les jeunes pousses encore invisibles sous l’humus.
Le muguet reste une plante fragile. Une cueillette excessive peut entraîner sa disparition pure et simple de certaines parcelles. Respecter les consignes de l’ONF participe activement à la protection de la biodiversité tout en ramenant un peu de magie forestière.












Commenter