Si tout n’a pas été parfait pour ce match d’ouverture, les bases sont posées pour que les joueuses s’approprient ce projet à la fois ambitieux et prometteur pour lequel auquel six joueuses de l’ASM Rugby féminin étaient mobilisées.
Une seconde période de qualité
Pour cette première journée du Tournoi des Six Nations, les Françaises ont battu une équipe d’Italie très solide, mais inefficace, sur le score de 40 à 7. Si tout n’a pas été parfait pour ce match d’ouverture, les bases sont posées pour que les joueuses s’approprient ce projet à la fois ambitieux et prometteur.
Soigner les rucks
Les Françaises ont été trop souvent pénalisées en raison d’un manque de soutien rapide dans les rucks. Un point mis en lumière dès la mi-temps par le sélectionneur François Ratier. Il faut dire que les Italiennes ont déployé une énergie folle pour contrarier les velléités des Bleues, sans pour autant se montrer dangereuses. Cette pression a rendu difficile la mise en place du jeu tricolore. Les Françaises ont toutefois su trouver les ressources pour inverser la tendance, poser la main sur le ballon et s’appuyer sur leurs fondamentaux afin de dérouler et d’inscrire 35 points en seconde période.
Une conquête souveraine
Dans le domaine de la conquête, les Françaises ont nettement dominé leur sujet. Emmené par une immense Assia Khalfaoui (élue meilleure joueuse du match), le pack tricolore n’a jamais été inquiété. Le banc a ensuite magnifiquement terminé le travail amorcé durant la rencontre. En touche, Mathilde Lazarko a réalisé un sans-faute ; l’alignement français a moissonné un maximum de ballons tout en se montrant efficace en contre. Ces belles performances ont permis d’assurer des lancements de jeu de qualité.
Une défense de fer
Si les Italiennes ont monopolisé le ballon en première période, elles ne se sont pas montrées dangereuses pour autant. La faute à une défense française hermétique et impériale au plaquage, à l’image de Mathilde Lazarko (21 plaquages). « La conquête et la défense sont la base de ce sport, et aujourd’hui nous avons bien répondu », a glissé François Ratier à la fin du match, sans oublier de valoriser le travail de ses deux adjoints, Gérald Bastide et Florent Wieczorek.
Encore du travail de précision
Avec six essais inscrits, dont cinq en seconde période, les Françaises ont rempli leur contrat en empochant le point de bonus offensif. Elles savent cependant que le déchet technique a été trop présent, avec des ballons tombés ou de mauvais choix dans le dernier geste. Cela reste logique dans le cadre d’un nouveau projet : « Tout n’arrive pas en 40 minutes », a souligné le technicien français.
En deuxième mi-temps, en s’appuyant sur l’excellent jeu au pied de Carla Arbez, les Françaises ont été plus patientes et précises dans leur volonté de jouer au large. Elles ont été logiquement récompensées par des essais construits sur plusieurs temps de jeu. Seul point noir de cet après-midi prolifique : la grave blessure au genou de Joanna Grisez.
Des Auvergnates au top
Pas de faux pas pour les six tricolores du Puy-de-Dôme qui ont foulé la pelouse du Stade des Alpes à Grenoble. Trois d’entre elles ont franchi la ligne adverse, dont Anaïs Grando qui, pour son premier essai, a affiché tout son potentiel offensif. Mathilde Lazarko, sobre, efficace et redoutable au plaquage, possède toutes les qualités requises pour le niveau international ; nul doute qu’elle s’est installée pour longtemps.
Les deux piliers, Assia Khalfaoui et Yllana Brosseau, ont marqué tour à tour et ont apporté toute leur expérience lors de ce match des Six Nations. Alexandra Chambon a, quant à elle, parfaitement dynamisé le jeu des Bleues lors des vingt dernières minutes. Enfin, côté italien, Francesca Sgorbini n’a pas failli à ses tâches obscures, s’impliquant sans compter en défense.














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