Simon Thomas, préparateur physique de l’ASM Rugby Féminin, a élaboré un programme en attendant la finale du Championnat AXA Élite 1 qui se disputera dimanche 28 juin contre Bordeaux.
7 Jours à Clermont : Simon, après de tels efforts fournis par les filles dimanche dernier, sous cette forte chaleur, quel va être le programme de la semaine avant la finale à Biarritz ?
Simon Thomas : Dès lundi en début de semaine, les filles auront accès à Royat Tonic. Mardi, il y aura pas mal de retours vidéo, de récupération et de soins avec les kinés, et pour les plus « fraîches », de la musculation. Mercredi, il y aura le plus gros entraînement de la semaine afin de bien préparer cette finale, avant de redescendre un peu en intensité en fin de semaine, pour arriver avec le plus de fraîcheur possible dimanche à 18 h.
7JàC : Comment avez-vous travaillé pour arriver à garder le cap lors de cette demi-finale ?
S. T : Eh bien, nous avons beaucoup travaillé avec les nutritionnistes et avec nos bénévoles qui ont été d’une aide incroyable. Il fallait des serviettes fraîches, l’utilisation de beaucoup d’eau avant le match et des protocoles d’hydratation. Malgré tout, cela n’a pas entièrement suffi, car nous avons eu des joueuses victimes de crampes, d’autres qui ont fait des malaises. Nous aurions pu encore faire mieux dans la préparation. Nous allons nous servir de tout cela pour notre finale de dimanche prochain contre Bordeaux, même si la température annoncée ne sera pas la même.
Pour Simon Thomas, l’aspect mental a une grande importance dans ce jeu
7 Jours à Clermont : Comment gère-t-on de tels efforts, et cette répétition d’efforts justement ?
Simon Thomas : Les pauses fraîcheur sont indispensables dans ce type de matchs où il est demandé aux filles de ne pas s’économiser. Il faudrait aussi une hydratation constante, ce qui est moins évident à gérer lors de ces rencontres de haut niveau, jouées sous de telles températures.
7JàC : Vous allez jouer une équipe de Bordeaux qui bénéficie d’un jour de plus de récupération, et qui va vouloir taper fort dès les premières minutes du match. Il va falloir se préparer à répondre à cette densité adverse ?
S. T : Oui, comme je le disais tout à l’heure, la récupération va avoir son importance. Nous allons soigner les petits « bobos » afin que les filles soient prêtes dans le combat. De notre côté, l’arrivée des internationales a créé un déclic dans le groupe, en amenant plus d’assiduité, plus de rigueur, plus de justesse, plus de travail. Tout ceci fait que tout le monde a monté le niveau de combat, de rugby tout simplement, ce qui fait que nous sommes meilleures aujourd’hui. Si je suis préparateur physique, je sais aussi que l’aspect mental a une grande importance dans ce jeu.













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