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CF63 - Dijon 2026 2027
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CF63 – Dijon : sauvé à la dernière minute…

Il aura fallu attendre le temps additionnel et le premier but en professionnel de Jean-William Nyindong pour éviter au Clermont Foot une défaite qui aurait déjà sérieusement assombri son début de saison. Accroché par Dijon au Montpied (1-1), le CF63 a surtout passé une grande partie de la soirée à subir le jeu d’un promu qui a semblé bien plus à l’aise avec le ballon.

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L'Essentiel

Nyindong offre le nul à Clermont Foot (CF63) contre Dijon au Montpied, marquant son premier but en professionnel et permettant au CF63 d'éviter une défaite.
Dijon s’installe durablement et possède 66 % de possession et 16 tirs contre 6, mais Clermont résiste grâce à Guivarch et Ackra jusqu’à la mi-temps.
À la 90e minute, Marié offre l’avantage à Dijon sur un centre de Tavares, mais Nyindong égalise une minute plus tard sur une déviation de la tête d’ Adrien Hunou.

L’organisation défensive et un Théo Guivarch impeccable ont longtemps maintenu Clermont en vie, mais les difficultés à construire, à progresser et à créer du danger deviennent déjà difficiles à ignorer. Et si ce point arraché devrait faire moins de mal aux têtes qu’une défaite ou que si le score en était même resté à 0-0, il ne doit surtout pas masquer la faible prestation du soir.

Cette fois, le calendrier ne peut pas servir d’excuse

Un nul face à Reims, une défaite à Saint-Étienne : après deux journées, le point récolté par Clermont ressemblait davantage à un petit bonus qu’à un retard à l’allumage.

Les choses étaient différentes vendredi. Avec deux promus à recevoir successivement, le championnat du CF63 devait en quelque sorte commencer pour de bon.

Dijon arrivait certes avec la dynamique de sa montée, et sa défaite précédente contre Pau était trompeuse puisqu’il avait terminé cette rencontre avec 66 % de possession et 16 tirs contre seulement 6.

Le DFCO avait aussi cadré 13 fois lors de ses 2 premiers matchs, deuxième total de Ligue 2 dans ce domaine quand Clermont n’en comptait que 2. Mais cela ne changeait pas vraiment la nature de l’enjeu : à domicile, face à ce type d’adversaire, il fallait commencer à montrer autre chose.

D’autant que l’histoire n’offrait déjà pas beaucoup de réconfort, Dijon restant sur 8 confrontations officielles sans défaite face au CF63, avec 6 victoires et 2 nuls, dont 6 succès consécutifs pour un score cumulé de 15 à 5.

Même le duel annoncé autour des fautes provoquées, avec Preslav Borukov et Abdellah Baallal coleaders du championnat avec 8 chacun, perdait finalement l’un de ses acteurs avant le coup d’envoi : Baallal se blessait aux adducteurs pendant l’échauffement.

Un imprévu de plus, certes, mais pas suffisant pour expliquer ce qui allait suivre d’autant qu’Ackra a plutôt répondu présent pour le remplacer au pied levé.

Dijon s’installe, Clermont laisse faire…

La première alerte est pourtant clermontoise.

Dès la 6e minute, El-Hadj Koné déclenche une belle frappe et oblige Delecroix à intervenir. On pouvait alors imaginer un CF63 décidé à prendre son promu à la gorge. L’impression ne dure pas.

Dijon s’installe progressivement, fait circuler et pousse Clermont dans une posture presque exclusivement défensive. Une tête vient heurter la barre à la 13e, Guivarch repousse une lourde tentative à la 27e, puis Ntamack manque le cadre deux minutes plus tard.

À la pause, le score est toujours vierge, et il faut reconnaître au bloc clermontois une vraie discipline. Les joueurs restent proches, défendent sérieusement et ne donnent pas tant de situations totalement ouvertes que la domination territoriale dijonnaise pourrait le laisser croire.

Mais il y a quelque chose de très dérangeant dans la manière dont Clermont traverse cette période : on ne voit pratiquement jamais l’équipe essayer d’imposer quoi que ce soit.

L’idée semble davantage être d’attendre et de survivre que de reprendre le contrôle. Pour une équipe en reconstruction, cela peut éventuellement se comprendre chez un favori.

Beaucoup moins à domicile contre un promu.

Guivarch retarde l’échéance jusqu’à la dernière minute

La seconde période ne modifie pas vraiment le rapport de force.

Maïdine Douane aurait pourtant pu donner une toute autre couleur à la soirée à la 65e minute, mais il négocie mal un ballon intéressant dans la surface. Dijon repart ensuite à l’attaque.

Une frappe croisée passe tout près du montant à la 73e, puis Coulibaly doit intervenir quasiment sur sa ligne deux minutes plus tard. Guivarch prend alors le relais : belle détente à la 79e, nouvel arrêt devant Julio Tavares cinq minutes après. Le gardien clermontois fait exactement ce qu’on attend de lui et permet au CF63 de rester accroché à son point.

Il finit néanmoins par céder à la 90e minute lorsque Tavares centre pour Jordan Marié, qui donne enfin l’avantage aux visiteurs. Au regard de la rencontre, difficile de parler d’un coup de massue totalement immérité.

Clermont semblait plutôt arriver au terme logique d’un match passé à jouer avec le feu. Et puis, presque sans prévenir, l’équipe trouve une ressource qu’on ne lui avait guère vue jusque-là : sur une déviation de la tête d’Adrien Hunou, Nyindong se présente devant le gardien et pique parfaitement son ballon.

Une minute après avoir semblé tout perdre, le CF63 revient à 1-1. Ce n’est pas grand-chose dans le jeu, mais psychologiquement, la différence entre repartir avec ce point et commencer la saison par deux défaites en 3 matchs est immense.

CF63 Dijon Statistiques

Une solidité défensive réelle, mais une stratégie difficile à comprendre

Il faut malgré tout distinguer deux choses. Clermont n’a pas été complètement désorganisé ou dépassé dans tous les domaines. Défensivement, il a même plutôt bien résisté puisque Dijon ne s’est procuré qu’1 seule grosse occasion au sens statistique et termine avec un xG relativement contenu de 1.03.

L’état d’esprit, la concentration et la volonté de défendre ensemble ne sont donc pas les premiers problèmes à pointer. Ce qui pose davantage question, c’est la hauteur à laquelle cette équipe a accepté de jouer.

Les positions moyennes sont assez parlantes : 10 Clermontois apparaissent dans leur propre moitié de terrain, quand 9 Dijonnais occupent en moyenne la moitié adverse.

Avec moins de 40 % de possession au Montpied, le CF63 s’est volontairement ou non privé d’une grande partie du ballon et, surtout, de toute possibilité d’installer durablement son jeu plus haut.

David Guion a expliqué après la rencontre que cette configuration n’était pas l’intention initiale et qu’il avait fallu s’adapter. C’est possible. Mais le résultat reste le même : Clermont a passé beaucoup trop de temps à défendre bas, sans pressing suffisamment agressif pour récupérer plus haut et sans solution claire lorsqu’il fallait ressortir.

Le problème n’est donc pas seulement d’avoir peu eu le ballon. C’est d’avoir donné l’impression de ne pas savoir quoi en faire lorsqu’il revenait enfin dans les pieds clermontois.

Peu d’inspiration avec le ballon

Le chiffre peut presque tromper : Clermont a tout de même tiré 8 fois, contre 9 tentatives cumulées lors de ses 2 rencontres précédentes. Pris isolément, il pourrait même laisser imaginer un début de progression. La réalité visuelle est beaucoup moins encourageante.

Les séquences offensives sont lentes, les solutions autour du porteur rares et les distances entre les joueurs parfois telles que l’équipe semble littéralement coupée en deux. Les latéraux finissent souvent par allonger faute de meilleure option, tandis que les joueurs devant manquent cruellement de capacité à éliminer ou à attaquer les espaces.

Okou et Bouchenna symbolisent particulièrement cette difficulté à donner de la vitesse aux actions. Il y a certes un paradoxe amusant : depuis le début de saison, Clermont a marqué sur 50 % de ses tirs cadrés.

Le problème est évidemment contenu dans cette statistique elle-même : encore faudrait-il réussir à cadrer régulièrement. Autre élément qui devrait pousser le staff à réfléchir, les 2 seuls buts clermontois de la saison ont été inscrits par des remplaçants. Diop à Saint-Étienne, Nyindong cette fois.

À un moment donné, lorsqu’un onze produit si peu et que ceux qui entrent apportent davantage, la notion de hiérarchie doit forcément être remise sur la table.

Guivarch et Ackra ont tenu Clermont debout.

Individuellement, Théo Guivarch est l’une des principales raisons pour lesquelles Clermont n’a pas perdu ce match. Ses 5 arrêts ne relèvent pas tous du miracle, mais il a fait tout ce qu’il devait faire et n’a aucune responsabilité sur l’ouverture du score.

Devant lui, Allan Ackra a également profité de sa titularisation improvisée pour montrer quelque chose qui a trop manqué autour de lui : du rythme. Avec 20 duels disputés, 8 remportés et 2 dribbles réussis, il termine en tête des Clermontois dans ces trois catégories. Il faut évidemment mettre cette activité en regard de ses 12 duels perdus et des 4 éliminations subies en un contre un. Son match est donc loin d’être parfait. Mais au milieu d’une équipe parfois trop passive, au moins a-t-il cherché à provoquer des choses.

Jean Grillot mérite lui aussi d’être sorti du lot. Il a couvert 12.5 km, plus que tout autre joueur, tout en ajoutant 10 interventions défensives, deuxième total clermontois. Il lui reste de la marge dans l’impact, dans la conservation sous pression et surtout dans la qualité de certaines transmissions, encore trop molles. Mais à son âge et après seulement quelques rencontres à ce niveau, il continue plutôt à donner envie de lui laisser du temps.

Nyindong frappe à la porte.

Le cas le plus évident est évidemment celui de Jean-William Nyindong. En quelques minutes, il a apporté de la profondeur, de la présence et surtout ce geste que l’on attend d’un attaquant : un vrai finish, exécuté avec calme alors que le contexte n’avait rien de simple.

Cela ne suffit pas à en faire la solution définitive après une seule action, mais entre ce qu’il a montré et les difficultés d’Okou, le débat sur la prochaine titularisation existe déjà. Ce dernier a notamment perdu 9 de ses 16 duels et donne pour l’instant l’impression paradoxale de ne pas parvenir à exploiter un physique pourtant imposant.

Bouchenna n’offre pas davantage de garanties : 7 duels perdus sur 10, peu de différences balle au pied et une absence d’explosivité qui pèse lourd à un poste où elle devrait justement être une arme.

Diop n’a cette fois pas profité de son entrée, avec 5 duels perdus sur 6, mais ses précédentes prestations justifieraient tout de même de le voir démarrer.

Sambia, lui, a paru manquer du rythme nécessaire pour organiser le jeu dans un soir où l’absence de Baallal s’est particulièrement ressentie.

Quant à Koné, son activité reste intéressante avec 65 courses à haute intensité, meilleur total clermontois, mais ses 12 ballons perdus (troisième total de l’équipe) et surtout ses 4 hors-jeu gâchent beaucoup trop d’actions.

Enfin, les 19 pertes de balle de Nsimba et les 14 de Coulibaly disent autant quelque chose de leur manque de précision que du manque de solutions proposé autour d’eux. Quand les latéraux doivent distribuer sans mouvement devant eux, le ballon finit tôt ou tard par être rendu à l’adversaire.

Un point mais un point laborieux.

À froid, Clermont pourra toujours se dire qu’il a évité le pire. Être mené à la dernière minute puis égaliser immédiatement peut créer un petit déclic émotionnel, et dans une saison qui s’annonce compliquée, chaque point comptera. Le CF63 reste également une équipe capable de défendre collectivement, et ce n’est pas une qualité négligeable lorsqu’on part avec autant d’incertitudes.

Mais il serait dangereux de transformer ce 1-1 en résultat rassurant. Ce match était justement censé offrir une première indication face à un adversaire davantage comparable à Clermont que Reims ou Saint-Étienne. Et l’indication est, pour le moment, assez brutale : Dijon a paru plus mature, plus cohérent et surtout beaucoup plus capable d’assumer son football pendant une grande partie de la soirée.

La fin du mercato devient donc encore plus importante. Clermont a besoin de renforts offensifs, au pluriel, et pas nécessairement uniquement d’un avant-centre. Le CF63 manque de vitesse, de percussion, de capacité à conserver sous pression et de joueurs capables de créer quelque chose lorsque le plan collectif ne suffit plus.

Nyindong vient peut-être d’offrir une première piste. Il serait dommage de ne pas l’explorer rapidement. Pour le reste, David Guion devra probablement commencer à faire évoluer certaines hiérarchies dès la prochaine journée. Car après trois matchs, le CF63 a encore le droit d’être en construction. Il ne peut en revanche pas se permettre de rester longtemps aussi impuissant. En ce sens, la réception de Sochaux vendredi prochain marquera déjà clairement un premier tournant dans sa saison

CF63 – Dijon : La réaction vidéo de David Guion

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CF63 Insights est un compte Twitter (X) dédié au Clermont Foot 63 qui propose des analyses statistiques, de l'actualité et des débats autour du club Auvergnat.

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