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F. Merlet, J. Bony et S. Renier rouvrent la circulation de la rue de l'Oradou / Photo 7 Jours à Clermont
F. Merlet, J. Bony et S. Renier rouvrent la circulation de la rue de l'Oradou / Photo 7 Jours à Clermont
Vie publique

La rue de l’Oradou rendue à la circulation

Marquant une étape clé de la rentrée pour la nouvelle municipalité clermontoise, le maire Julien Bony a officialisé la réouverture de la rue de l'Oradou aux voitures. Réservé jusqu'ici au projet InspiRe, cet axe névralgique retrouve la circulation dans les deux sens pour soulager riverains et commerçants.

La rue de l’Oradou rendue à la circulation. Après l’avenue Bergougnan et le bas de l’avenue Carnot et l’avenue de la Libération, le maire de Clermont, Julien Bony a symboliquement décroché un panneau de sens unique pour marquer la réouverture de la rue de l’Oradou jusqu’alors transformée en zone à trafic limité dans le cadre du plan de circulation InspiRe. L’aménagement de rue de l’Oradou avait été pensé pour que la circulation automobile ne vienne pas entraver la régularité de la Ligne C, ligne à haut niveau de service, reliant Durtol à Cournon. Mais cet aménagement favorable aux transports en commun compliquait la vie des riverains et gênait le libre accès aux écoles et aux commerces. Face aux remontées négatives de certains usagers, le maire a donc souhaité que le dossier soit réouvert et assorti d’une nouvelle concertation avec le SMTC-AC et T2C mais aussi avec les riverains.

Répondre à une attente

La réouverture de la rue de l’Oradou est un symbole de la nouvelle municipalité. C’est le premier moment fort de la rentrée ?
Oui, c’était un engagement de campagne, qui a été largement approuvé par les électeurs, en validant notre projet municipal. Et cette attente a été confirmée par les réunions de concertation que nous avons pu organiser sur le secteur. Donc oui, c’était une nécessité de répondre à une attente des Clermontoises, des Clermontois, et plus particulièrement des riverains du secteur.

C’est bien la totalité de la rue qui retrouve la circulation, pas seulement des portions ?
Oui, dans l’entièreté, sauf la partie qui se situe entre la rue de la Pradelle et le boulevard Fleury. Pourquoi ? Parce qu’il y a des aménagements réalisés, qui sont des aménagements lourds sur lesquels nous ne souhaitions pas revenir, pour des questions financières, mais aussi parce que nous avons cette impérieuse nécessité de trouver le bon point d’équilibre sur la performance de l’ensemble des mobilités. Et donc ça permet d’avoir un raccordement de la ligne C sur le boulevard Fleury, sans être dans le flux de la circulation. Donc, hormis cette petite partie qui reste réservée aux transports en commun, c’est bien l’ensemble de la rue de l’Oradou qui est rouverte dans les deux sens.

C’est un gros changement en terme de circulation, pour la rue de l’Oradou, qui est un axe assez long…
Oui, mais cette fermeture était celle qui était vécue comme la plus injuste et la plus absurde. Je l’ai dit, l’attente était très forte. On a pu mesurer des situations concrètes du quotidien qui étaient totalement aberrantes, que ce soit pour emmener les enfants à l’école, pour accéder aux commerces de proximité et tout simplement pour ramener aussi une forme de sécurité dans les rues adjacentes, puisqu’on avait des reports qui se faisaient dans des secteurs pavillonnaires avec des rues très étroites. Donc, encore une fois, ça n’est ni plus ni moins que le retour du bon sens.

Un agent de la métropole démonte les panneaux de signalisation rue de l'Oradou Photo 7 Jours à Clermont
Un agent de la métropole démonte les panneaux de signalisation rue de l’Oradou / Photo 7 Jours à Clermont

Trouver le point d’équilibre de l’ensemble des mobilités

Comment la nouvelle concertation s’est-elle déroulée ?
Vous avez rencontré les riverains, lors de réunions publiques ? Oui, il y a eu deux réunions publiques : l’une à la Maison de l’Oradou avec environ 120 personnes, riverains, l’autre à la Fontaine du Bac avec 70 personnes.

Cette mesure va être perçue par certains comme le retour de la voiture, mais vous travaillez bien sur l’ensemble des mobilités ?
Bien sûr, encore une fois, notre recherche, c’est de trouver le point d’équilibre de l’ensemble des mobilités et une performance renforcée de toutes les mobilités. Alors, dégrader peut-être un petit peu le service des transports en commun pour améliorer la fluidité… mais aussi pour des questions environnementales, pour des questions d’attractivité, mais notre objectif c’est bien de trouver ce point d’équilibre où l’ensemble des mobilités se trouve renforcé, y compris les déplacements piétons avec une vigilance qui sera accordée sur les déplacements piétonniers et le respect de la signalisation routière.

Que disent le SMTC et T2C de ce retour en arrière ? Parce que la ligne C était quand même l’épine dorsale du projet Inspire. Prévoient-ils des impacts ?
Oui, mais ma responsabilité est bien multiforme. Elle est bien de répondre à l’ensemble des attentes des habitantes et des habitants du secteur, mais aussi de l’ensemble des habitants de la métropole qui veulent pouvoir accéder plus facilement au centre-ville, faciliter les déplacements du quotidien. Donc, mon objectif est de répondre à une réponse globale. Quant à la performance de la ligne C, elle n’est que très légèrement altérée aux heures de pointe. Nous avons veillé à ce que finalement, le point qui pouvait être le plus sensible, c’est-à-dire le raccordement, la principale intersection avec la ligne C, qui est au bout de la rue, reste bien prioritaire avec un site propre*. Donc la performance ne sera que très légèrement altérée.

Ce changement va être assujetti à de la pédagogie. On a vu une riveraine à l’instant vous interpeller sur la question de la vitesse, par exemple.
Oui, bien sûr. Mais comme je lui ai répondu, ça n’est pas propre à la rue de l’Oradou. C’est valable sur l’ensemble de la ville. Aujourd’hui, encore une fois, ma responsabilité est d’organiser l’ensemble des déplacements, l’ensemble des mobilités, et donc de veiller à ce que les usagers restent dans leur couloir, dans le respect des uns et des autres, et de la sécurité routière, évidemment essentielle.

Des points noirs et des solutions

Après l’Oradou, quelles sont les autres rues qui vont être réouvertes ?
Alors, nous allons travailler sur l’ensemble du nouveau plan de circulation et nous avons, depuis notre arrivée, essayé d’identifier tous les points problématiques. Nous travaillons déjà sur un certain nombre de points noirs sur lesquels il faut apporter des solutions. Nous travaillons déjà sur un retour de l’ancien sens d’entrée et de sortie du parking Vercingétorix, parce qu’on voit bien qu’aujourd’hui il ne fonctionne pas. Et donc nous travaillons sur un retour de l’entrée au niveau de l’Opéra et une sortie au niveau de la rue Lamartine. Nous travaillons aussi au niveau de la ZTL avec le boulevard Lafayette, avec le cours Sablon. Je reviendrai pour en donner les détails, à la fois sur l’aspect technique et sur l’aspect calendrier. Mais l’assouplissement du plan de circulation va se poursuivre dans un souci permanent de trouver le meilleur point d’équilibre pour une cohabitation de l’ensemble des modes de déplacement.

Et pour le tram, retour comme prévu ?
Retour lundi comme prévu, mais il ne m’appartient pas d’annoncer un retour anticipé du tram. Ce que je peux confirmer, c’est que le tram sera de retour à l’heure. Le calendrier a été respecté, notamment sur le secteur du viaduc des Carmes et donc aujourd’hui rien ne peut laisser envisager un retard sur le retour de la ligne de tram. Donc je confirme, la ligne A sera bien à nouveau en marche à partir de lundi et pour assurer dès la semaine suivante, une rentrée des classes dans les meilleures conditions.

 *Pour rejoindre le centre-ville depuis la rue de l’Oradou, la municipalité conseille fortement aux automobilistes de passer par la rue Fernand-Raynaud afin d’éviter la rue de la Pradelle, devant l’école primaire Paul-Bert. Le tronçon entre la rue de la Pradelle et le boulevard Fleury reste réservé aux bus  T2C dans les deux sens.

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À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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