La situation hydrologique du Puy-de-Dôme reste fortement dégradée, en raison des records de température enregistrés depuis le début de l’été et des faibles précipitations. La situation, particulièrement précoce, illustre le caractère exceptionnel d’une sécheresse qui risque de se prolonger encore plusieurs semaines, les faibles pluies attendues prochainement n’étant probablement pas suffisantes pour faire remonter les niveaux de manière substantielle. Les restrictions d’eau restent donc d’actualité.
Durant l’été, le débit d’eau des rivières Allier et Loire provient essentiellement des lâchers des barrages de Naussac et de Villerest, dans la Lozère et la Loire. Cette année, la sécheresse a rendu nécessaires des lâchers importants, ce qui a entraîné une baisse jugée significative des réserves. Afin d’économiser l’eau stockée dans ces barrages et de garantir sur la durée des lâchers d’eau suffisants pour permettre les usages de l’eau prioritaires, il est désormais indispensable de réduire au maximum les usages non prioritaires de l’eau.
L’ensemble du département classé “Crise” ou “Alerte”
Cette situation durable a conduit Anne Frackoviak-Jacobs à prendre des mesures supplémentaires d’économie d’eau en décidant le passage en niveau « crise » de la rivière Allier et de sa nappe d’accompagnement depuis le 20 août 2026. Désormais et jusqu’à nouvel ordre, l’ensemble des usages non prioritaires à partir de l’eau de l’Allier et des réseaux d’eau potable alimentés par la nappe de la rivière Allier sont interdits. En dehors de la zone Allier qui correspond globalement à l’est du département du Puy-de-Dôme, les “socles” Combrailles et Cher Amont sont également classés en “Crise”, le plus haut niveau d’alerte. Le reste du département, dont la métropole clermontoise, est classé en “Alerte”, le niveau en dessous, pour ce qui concerne les eaux souterraines et les réseaux d’eau potable.
Les usagers sont invités à se reporter au site « Vigieau » pour connaître en détail les obligations à respecter en matière de restrictions d’eau : sont concernés l’interdiction d’arrosage des pelouses et jardins, l’interdiction d’arrosage des potagers entre 8 h et 20 h, l’interdiction d’arrosage des aires de jeux et des terrains de sport, l’interdiction de remplissage de piscines, ainsi que l’interdiction de lavage des façades, des cours et des terrasses.
Plus largement, la préfète appelle les citoyens à être aussi sobres et économes que possible dans leurs usages de l’eau. Des dérogations au restrictions d’eau ciblées et proportionnées sont par ailleurs prévues pour atténuer les impacts sur certaines activités fortement touchées comme les cultures légumières.











Commenter