Jusqu’ici, l’usage du téléphone au volant exposait les conducteurs à une amende forfaitaire de 135 euros et un retrait de trois points. À partir du 1er septembre 2026 dans le Puy-de-Dôme, ces sanctions seront complétées par une suspension administrative du permis pouvant aller de 15 jours à 6 mois, selon la gravité de la situation.
Le département du Puy-de-Dôme emboîte ainsi le pas à plusieurs départements pionniers comme les Landes, le Lot-et-Garonne, le Pas-de-Calais ou la Haute-Loire qui a franchi le pas depuis le 1er août.
Téléphone au volant : un danger largement sous-estimé
Cette sévérité accrue répond à un constat alarmant : 8 conducteurs sur 10 reconnaissent utiliser leur smartphone en conduisant, malgré les campagnes de communication et la publication régulière des chiffres de la Sécurité routière sur la perte d’attention. Téléphoner en conduisant multiplie le risque d’accident par 3, et lire ou envoyer un texto multiplie ce même risque par 23. Alors que les accidents liés à l’usage du téléphone au volant ne cessent d’augmenter, la préfète Anne Frackoviak-Jacobs espère provoquer un véritable déclic chez les usagers. La mesure risque de mal passer mais la suppression temporaire du permis va sans doute marquer les esprits et faire évoluer les comportements.












Commenter