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Elise PIgnot Photo Philippe Thivat
Elise PIgnot Photo Philippe Thivat
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Élise Pignot : « Hâte d’attaquer cette nouvelle saison »

Alors que débute ce weekend le championnat Axa Elite 1, Élise Pignot, internationale française, originaire d’Égletons, entame sa treizième saison sous le maillot de l’ASM Rugby Féminin

L’ASM Rugby Féminin ouvre sa saison à Toulouse ce dimanche 25 octobre. Élise Pignot, internationale française, originaire d’Égletons en Corrèze, entame sa treizième saison sous le maillot de l’ASM Romagnat, devenu aujourd’hui ASM Rugby Féminin. Une longévité exemplaire pour la trois-quarts centre qui nous livre ses ressentis sur ce nouveau groupe et sur les ambitions du club, qui a connu des changements à l’intersaison.

7 Jours à Clermont : Élise, quel est le secret de cette belle longévité dans ce monde du rugby, où tu es joueuse et également coach des U18 ?
Élise Pignot : Toutes ces années m’ont enseigné qu’il faut être à l’écoute de son corps. Il faut savoir se faire plaisir quand nous le pouvons. Nous utilisons notre corps tous les jours, il faut donc faire attention à ne pas trop tirer dessus, sinon cela peut nous rattraper. Avec l’âge, j’ai aussi appris cela. Je sais quand j’ai besoin de souffler, de récupérer. Cela me sert à tendre vers la performance pour le match du week-end. Depuis 2021 où j’ai eu une blessure au genou, cela ne va pas trop mal et je souhaite continuer ainsi. Du côté de la formation, en tant que responsable du centre d’entraînement, je m’occupe du groupe U18 avec un œil également sur les U15 lors des rassemblements. Notre groupe U18 continue son apprentissage du haut niveau, avec pas mal de filles qui nous ont rejointes cette année. Étant là depuis longtemps, je m’inscris aussi dans un rôle de transmission des valeurs du club, notamment au niveau de l’état d’esprit qui est de ne rien lâcher, ce qui fait notre ADN. Dans cette transition, il ne faut pas oublier d’où l’on vient, sans tomber dans quelque chose de nostalgique. Il faut être fier de nos racines, là où tout a commencé à Romagnat.

7JàC : Cette finale à Biarritz perdue contre Bordeaux, 22 à 10, est-elle digérée ?
É. P : Il y a pas mal de déception, de frustration, avec l’impression que l’histoire se répète un petit peu. Nous battons deux fois Bordeaux en phase régulière, mais nous n’arrivons pas à nous récompenser de notre belle saison en finale. Le groupe avait à cœur d’aller chercher ce titre pour les filles qui partaient, d’où la déception. Mais le sport est ainsi, avec un gagnant et un perdant. C’est aussi la particularité des phases finales, où les compteurs sont remis à zéro. Maintenant, il faut se concentrer sur la saison à venir.

« Les nouveautés peuvent faire du bien au groupe »

7 Jours à Clermont : Pas mal de choses ont bougé à l’intersaison (nouvelle présidence, arrivée d’un directeur sportif, Cité du rugby). Peux-tu nous parler de ce groupe qui a l’air très jeune ?
Élise Pignot : C’est vrai qu’il y a pas mal de changements à tous les niveaux du club. Tout le monde arrive progressivement à trouver ses marques et ses repères. Nous avons dans le groupe des filles très jeunes qui arrivent, que j’ai entraînées en catégorie jeune, et que je côtoie aujourd’hui dans l’équipe. Elles découvrent la vie étudiante et comment cela s’articule avec l’exigence du rugby de haut niveau. Dès dimanche à Toulouse, on va passer à la vitesse supérieure. Le Seven nous a permis de faire une belle transition pour arriver à ce championnat, en intégrant certaines joueuses. Ces nouveautés peuvent faire du bien au groupe ; cela empêche de tomber dans une certaine routine. C’est positif pour tout le monde. Nous avons des arrivées intéressantes avec des jeunes à fort potentiel, des internationales que nous n’avons pas encore beaucoup vues avec nous. J’ai hâte de voir comment tout cela va prendre.

7JàC : Un groupe qui a vu l’arrivée de Romain Cabanero, directeur sportif, en charge des avants à la suite de Vincent Fargeas. Tu peux nous en dire un peu plus sur ce coach qui a fait un excellent travail à Brive ?
É. P :Romain a envie de nous faire découvrir plein de choses. C’est quelqu’un qui est très à l’écoute. Je pense que nous avions besoin de cela, de bouger un petit peu les lignes pour nous relancer après une saison un peu frustrante à la fin. J’ai pas mal travaillé avec lui sur le Seven. Il est beaucoup dans l’échange et il tient compte de ce que l’on dit, aussi bien au Seven que sur le travail qu’il fait avec les avants pour le rugby à XV.

7JàClermont : Vous avez fait un unique match de préparation contre Grenoble (Victoire 38/0). Que vous a appris cette rencontre ?
É. P : Nous avons fait deux mi-temps avec deux équipes, avec notamment une où, derrière, c’était Clarisse (Augusto) la plus jeune joueuse. Les filles s’en sont bien sorties. Et c’est cela qu’il faut retenir, car si notre groupe bouge beaucoup, nous sommes en capacité de proposer des choses offensivement qui sont intéressantes pour mettre en danger nos adversaires. Défensivement, comme nous l’avons montré l’année dernière (meilleure défense), nous avons toujours cet état d’esprit de ne rien lâcher. C’est ce qui fait aussi l’identité de ce groupe.

« Nous devons faire un match plein »

Élise Pignot Photo La Taupe Production

7 Jours à Clermont : Match à Toulouse qui, comme vous, jouera sans ses internationales. Que faut-il en attendre ?
Élise Pignot : Nous sommes fin octobre et c’est dire si j’ai hâte d’attaquer cette nouvelle saison et d’aller nous confronter à ce championnat AXA Élite 1 où pas mal de clubs ont affiché leurs ambitions. De notre côté, nous travaillons âprement depuis longtemps ; nous ne faisons pas de bruit, mais nous savons que nous serons attendues. Contre Toulouse, nous savons que nous devrons faire un match plein, avec notamment une grosse entame, sous peine de se faire punir. Il y aura des jeunes joueuses chez elles qui voudront se mettre en évidence, c’est certain. Elles ne nous feront pas de cadeau. Nous sommes prévenues.

7JàC : Pour conclure, un petit mot sur les internationales du club et sur cette équipe de France qui a entamé difficilement ses trois matchs face aux Blackferns ?
É. P : En effet, le premier match a été compliqué face à une équipe très athlétique, en capacité de faire des passes sous pression. C’était très dur au contact. Des joueuses dominantes chez nous n’ont pu s’imposer dans le défi physique, c’est dire l’intensité mise par les Néo-Zélandaises sur cette rencontre. Pour certaines de nos joueuses, c’était aussi la découverte de ce rugby de très haut niveau. L’équipe a encaissé beaucoup de points, c’est certain, mais cela restera peut-être une épreuve nécessaire dans le projet de jeu que veulent mettre en place François Ratier et son staff.

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À propos de l'auteur

Philippe Thivat

Philippe Thivat, est correspondant d’un hebdomadaire dans l’Allier et intervenant auprès de l’ASM Romagnat rugby féminin en tant que rédacteur journaliste sportif. Il est également engagé dans le rugby citoyen qui œuvre grâce à ce sport à l’intégration des personnes handicapées et de personnes migrantes.

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