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J9 laval clermont 26 27
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Laval – CF63 : Quel gâchis !

Le Clermont Foot pensait enfin tenir sa première victoire de la saison. Auteur d'une prestation plutôt convaincante pendant une bonne partie de la rencontre, le CF63 menait largement sur la pelouse de Laval avant de s'effondrer dans les dernières minutes et de concéder un match nul aussi improbable que frustrant (3-3).

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L'Essentiel

Clermont mène 3-0 contre Laval après des buts d'Okou et Bianchini, puis Gaudin marque contre son camp sur une remise en retrait, montrant enfin une efficacité offensive prometteuse.

Malgré cette efficacité éphémère, Clermont se dérobe ensuite et Laval revient à 3-3 en fin de match, avec un coaching tardif et des carences défensives notables.

Ce nul intervient après que Laval et Clermont totalisaient 11 points, et que Clermont, auteur d'un match convaincant offensivement, a laissé échapper une victoire qui pourrait peser sur la suite.

Une désillusion d’autant plus difficile à accepter que les Auvergnats avaient montré de réels progrès offensifs et semblaient avoir trouvé la formule pour faire tomber un concurrent direct au maintien. Mais une gestion de match particulièrement questionnable, des changements trop tardifs et peu inspirés, ainsi que de nouvelles erreurs défensives ont finalement réduit tous ces efforts à néant. Et cette fois, il sera difficile de se satisfaire d’un nouveau point arraché au classement.

Laval – Clermont : Un match de la peur

Le déplacement à Laval avait tout d’un premier rendez-vous particulièrement important dans la lutte pour le maintien. Les deux derniers de Ligue 2 ne totalisaient à eux deux que 11 points, soit à peine autant que le neuvième du classement. Et si personne ne pouvait encore parler de rencontre décisive à ce stade de la saison, une nouvelle contre-performance risquait forcément de compliquer sérieusement la situation du perdant.

Clermont arrivait avec un handicap psychologique évident : 8 matchs sans victoire, une série jamais connue jusque-là par le club en début de championnat. Mais Laval ne présentait pas non plus toutes les garanties d’une équipe en confiance.

Les Tango n’avaient toujours pas réussi la moindre clean sheet, encaissaient en moyenne plus de 2 buts par rencontre et avaient déjà commis 3 erreurs conduisant directement à un but adverse, plus que n’importe quelle autre formation du championnat. Deux statistiques qui se sont confirmées contre Clermont.

Une fragilité assez paradoxale pour une équipe dont la production dans le jeu semblait souvent meilleure que ses résultats. Avec 56 % de possession moyenne, Laval affichait même le deuxième meilleur bilan de Ligue 2 dans ce domaine. Les Mayennais concédaient cependant 5.8 tirs cadrés par match, davantage que tous leurs concurrents, et avaient déjà reçu 2 cartons rouges, là encore le plus haut total du championnat.

Autant de faiblesses que Clermont pouvait espérer exploiter, même si sa propre production offensive restait problématique, avec seulement 8.1 tirs tentés par rencontre, plus faible moyenne de la division.

L’historique récent des confrontations pouvait également nourrir quelques espoirs : le CF63 restait sur 4 victoires et 5 nuls lors des 9 derniers duels face aux Lavallois.

Et un autre élément promettait une fin de match potentiellement animée. Clermont avait inscrit 4 de ses 6 buts dans le dernier quart d’heure, deuxième plus haut total du championnat, tandis que Laval en avait encaissé 6 sur 17 dans cette même période. Une statistique que les clermontois allaient prendre à contre-pied de manière incompréhensible…

Reste que les Tango possédaient aussi des qualités susceptibles de faire souffrir les Auvergnats : de la vitesse, de la verticalité et une agressivité dans les transitions que le CF63 avait déjà eu beaucoup de mal à contenir face au Red Star.

Il fallait donc surtout espérer retrouver une équipe clermontoise suffisamment solide derrière pour profiter enfin de ses progrès offensifs.

Une première période efficace, sans domination

Les premières minutes donnent assez rapidement une indication sur les intentions clermontoises. Sans chercher à monopoliser le ballon, les hommes de David Guion tentent de rester organisés, de fermer les espaces et surtout de partir rapidement vers l’avant dès qu’une récupération le permet.

Laval possède également ses temps forts, mais le CF63 semble cette fois disposer de solutions intéressantes pour exploiter les espaces laissés dans le dos de son adversaire.

Et c’est précisément sur ce type de situation que les Auvergnats vont enfin être récompensés.

À la 25e minute, Enzo Cantero adresse un excellent centre vers Christ Okou, qui prend le dessus dans la surface et devance la sortie du gardien lavallois pour placer une tête victorieuse.

Après 745 minutes de championnat, Clermont mène enfin au score !

Un événement presque anodin pour n’importe quelle autre équipe, mais qui prend forcément une dimension particulière au regard des difficultés traversées depuis la reprise.

Et les Clermontois ne vont pas s’arrêter là.

À la 37e minute, Florian Bianchini profite d’un ballon récupéré aux abords de la surface pour décocher une frappe magnifique qui termine dans la lucarne. Une réalisation de grande classe, mais aussi le symbole d’une efficacité offensive que l’on attendait depuis bien longtemps.

À la pause, Clermont a ainsi inscrit 2 buts sur 3 tirs cadrés, avec une réussite qui contraste sérieusement avec ses premières sorties de la saison.

Yoann Salmier aurait même pu accentuer l’avantage avant de rentrer aux vestiaires, mais sa tête sur corner manque le cadre.

Le plus encourageant n’est pourtant pas uniquement le score. Clermont ne domine pas outrageusement, les deux équipes alternant plutôt de courtes périodes favorables, mais le plan de jeu fonctionne.

Les transitions sont plus rapides, les joueurs offensifs se projettent avec davantage de soutien et les espaces sont enfin exploités avec une certaine cohérence.

Pour une fois, le CF63 donne le sentiment de savoir comment mettre son adversaire en difficulté.

Le troisième but aurait dû tout régler, mais…

Le retour des vestiaires semble confirmer que cette soirée pourrait enfin permettre à Clermont de lancer sa saison.

Dès la 46e minute, Okou profite d’une remise en retrait mal négociée par Gaudin pour récupérer le ballon près de la surface. L’attaquant clermontois élimine le gardien, tente de conclure et voit le même Gaudin contribuer à propulser le ballon au fond de ses propres filets.

Le CF63 possède désormais trois longueurs d’avance.

La réussite, qui lui avait si souvent fait défaut, semble enfin avoir choisi son camp. Sur le deuxième but, Bianchini avait déjà bénéficié d’un ballon favorable avant de réussir son geste. Cette fois, c’est une intervention adverse qui transforme une tentative imparfaite en réalisation.

À cet instant, il devient franchement difficile d’imaginer que Clermont puisse laisser échapper la victoire.

Et pourtant, c’est presque immédiatement après avoir creusé cet écart que les Auvergnats vont commencer à perdre le fil de leur rencontre.

L’équipe recule progressivement, conserve moins bien le ballon et laisse Laval installer une pression de plus en plus importante.

On peut se demander si les Clermontois n’ont pas simplement commencé à avoir peur de gagner. Après autant de matchs sans succès, cette hypothèse n’aurait rien de complètement absurde.

Mais au-delà de la dimension psychologique, les premiers signes de fatigue et de désorganisation sont surtout devenus assez rapidement visibles.

Le milieu commence à perdre de son influence, les distances entre les joueurs augmentent et les sorties de balle deviennent de plus en plus laborieuses.

Laval trouve désormais davantage de possibilités pour accélérer et attaquer les espaces. Clermont traîne son spleen, sans que rien ne bouge sur le banc…

À la 72e minute, Kanté réduit finalement l’écart et relance une rencontre que l’on pensait déjà terminée.

Clermont possède encore une avance confortable, mais la dynamique a complètement changé. Les Mayennais commencent à croire à leur retour, tandis que les Auvergnats semblent surtout attendre que le temps passe.

Et c’est bien là que le problème devient particulièrement inquiétant : le CF63 ne cherche presque plus à reprendre le contrôle d’un match qui lui échappe progressivement.

Le coaching de David Guion pose de sérieuses questions

Il faut évidemment reconnaître qu’une équipe peut connaître une baisse de régime, surtout lorsqu’elle a beaucoup donné dans les transitions et qu’elle évolue sous pression.

Mais c’est précisément dans ces moments-là que l’entraîneur doit intervenir.

Or, dès la 50e ou 55e minute, plusieurs signaux semblaient déjà annoncer les difficultés à venir.

Ackra commençait à manquer de fraîcheur, Kouamé paraissait de moins en moins en mesure de couvrir les espaces et M’Bahia multipliait les interventions à la limite, donnant parfois le sentiment de se rapprocher dangereusement d’un avertissement supplémentaire. Des signaux forts d’une équipe qui commence à perdre pied.

Le positionnement et l’utilisation du dernier cité, continuent d’ailleurs de poser question, tant il semble parfois employé dans des rôles qui ne lui permettent pas d’exprimer pleinement ses qualités.

L’entrée de Moussaoui à l’heure de jeu a ensuite ajouté un problème supplémentaire. Koné a rapidement été mis en difficulté par la vivacité du Lavallois, incapable à plusieurs reprises de contenir ses accélérations.

Autant de situations qui auraient dû entraîner une réaction rapide du banc clermontois.

Mais David Guion a préféré attendre la 77e minute pour procéder à ses premiers changements.

Et lorsqu’il s’est finalement décidé, les secteurs qui souffraient le plus n’ont pas été immédiatement corrigés, les premières modifications concernant surtout des joueurs offensifs.

Un choix difficile à comprendre alors que Clermont avait précisément besoin de retrouver de la maîtrise au milieu et de sécuriser les zones où Laval prenait progressivement l’ascendant.

Il ne s’agissait pas nécessairement de bouleverser complètement l’organisation, mais simplement de répondre à une évolution de la rencontre devenue évidente.

Cette absence d’anticipation a contribué à laisser les Lavallois s’installer durablement dans le camp clermontois.

Et plus le temps avançait, plus l’équipe donnait l’impression de subir sans savoir comment inverser la tendance.

On peut toujours discuter de la responsabilité individuelle des joueurs sur les buts encaissés. Mais lorsqu’une formation perd progressivement le contrôle d’un match sans que les ajustements nécessaires soient apportés, celle de son entraîneur ne peut pas être évacuée d’un revers de la main.

Sur cette rencontre, David Guion semble avoir manqué un moment important pour agir.

Laval – Clermont : Une fin de match catastrophique

La dernière partie de la rencontre va alors prendre une tournure presque invraisemblable.

Guivarch se fait d’abord sanctionner d’un corner pour avoir conservé trop longtemps le ballon avant de dégager. Un incident évitable qui traduit déjà une forme de nervosité et de perte de maîtrise.

Puis survient cet imbroglio autour des remplacements de Bianchini et Ackra.

Alors que Clermont doit défendre un coup de pied arrêté, le staff semble demander à différer l’entrée de Grillot afin de ne pas perturber l’organisation défensive.

Une précaution qui peut se comprendre sur le principe, mais qui va déboucher sur une situation particulièrement confuse.

L’arbitre semble refuser ce report et sanctionne la lenteur de la procédure en retardant l’entrée du remplaçant.

Bianchini hésite visiblement sur la conduite à tenir avant de finalement quitter la pelouse, tandis qu’Ackra, gêné par des crampes, est déjà sorti.

Difficile, à partir des seules images, de déterminer précisément les responsabilités de chacun. Le staff a-t-il mal anticipé la situation ? Les consignes ont-elles été insuffisamment claires ? L’arbitre a-t-il appliqué les nouvelles règles avec un excès de rigidité ?

Le débat mérite certainement d’exister car l’application de la règle, telle que pratiquée par Monsieur Chamel, semble fort arbitraire.

Mais le résultat, lui, est incontestable : pendant cette courte séquence de confusion, Clermont va concéder les deux buts qui lui coûtent la victoire.

À la 90e minute, Kanté réduit une nouvelle fois l’écart sur un coup franc dont la régularité peut éventuellement être discutée en raison d’une probable position de hors-jeu.

Puis, dans la minute suivante, une nouvelle tentative déviée trompe la défense clermontoise et permet au même joueur de compléter son triplé.

En quelques instants, une victoire qui semblait pratiquement acquise s’est transformée en un nouveau match nul.

Il y a évidemment une part de malchance dans cette dernière réalisation, comme il y en avait eu dans certains des buts marqués par Clermont plus tôt dans la soirée.

Mais il serait beaucoup trop simple de tout mettre sur le compte de l’arbitrage ou des circonstances.

Car Laval aurait également pu marquer davantage bien avant cette fin de rencontre, sans plusieurs occasions manquées par ses attaquants.

Le CF63 avait laissé son adversaire revenir dans le match, puis reprendre totalement confiance.

Et lorsque l’on passe autant de temps à défendre dans ses propres trente mètres sans parvenir à sortir, le risque de finir par céder augmente forcément.

L’arbitrage a pu contribuer au désordre final. Il ne suffit pas à expliquer l’effondrement collectif qui l’a précédé.

Laval CF63 Statistiques

Okou, Cantero et Bianchini avaient pourtant fait le nécessaire

C’est aussi ce qui rend le résultat particulièrement frustrant : offensivement, plusieurs joueurs avaient livré une prestation qui méritait probablement mieux.

Christ Okou, tout d’abord, a réalisé l’un de ses matchs les plus intéressants depuis son arrivée.

Ses limites restent visibles, notamment dans sa capacité à accélérer, à se déplacer rapidement et à peser physiquement sur ses adversaires malgré son gabarit.

Mais avec 8 duels remportés sur 19, 4 tirs tentés, 2 dribbles réussis et 3 ballons touchés dans la surface adverse, il termine en tête des Clermontois dans ces différents registres.

Son premier but est également une belle réalisation d’avant-centre, avec un appel et une tête plongeante parfaitement exécutés.

Ce match ne règle évidemment pas toutes les interrogations autour de son niveau, mais il montre au moins qu’il peut être utile lorsque l’équipe parvient à l’alimenter correctement.

Enzo Cantero a lui aussi confirmé les qualités entrevues lors des précédentes journées.

Sa capacité à accélérer le jeu, à éliminer et surtout à trouver ses partenaires dans de bonnes conditions devient progressivement un véritable atout pour le CF63.

Il a notamment réussi 3 centres sur 4, dont cette excellente passe décisive pour Okou.

Dans une équipe qui manque depuis longtemps de qualité dans le dernier geste, ce type de précision peut faire une vraie différence.

Florian Bianchini a également joué un rôle majeur dans la réussite offensive clermontoise.

Au-delà de son magnifique but, il a créé 3 occasions, meilleur total de son équipe, et s’est montré particulièrement intéressant dans les transitions.

Sa capacité à attaquer les espaces et à accompagner rapidement les actions donne au CF63 une dimension offensive qu’il n’avait pas forcément au début de saison.

L’association entre ces joueurs semble donc commencer à offrir quelques repères intéressants.

Et après des semaines à se demander comment Clermont allait simplement parvenir à marquer, il serait dommage de ne pas souligner cette progression.

Le plus frustrant est finalement de constater que les attaquants ont cette fois apporté ce qu’on attendait d’eux, sans que cela suffise à gagner.

Derrière, trop d’approximations et un Guivarch inhabituellement fébrile

La responsabilité de l’effondrement ne peut pas non plus être attribuée au seul entraîneur.

Plusieurs individualités défensives ont connu une soirée compliquée, et certaines prestations interrogent franchement.

Théo Guivarch, habituellement l’un des joueurs les plus fiables du CF63, n’a pas offert ses garanties habituelles.

Il a certes réalisé quelques interventions utiles, mais sans devoir accomplir de véritable exploit. En revanche, sa lecture de plusieurs trajectoires a semblé hésitante.

Sur le premier but lavallois, il paraît notamment avoir la possibilité de mieux anticiper le centre et d’intervenir.

Cette difficulté avait déjà été entrevue lors d’une sortie manquée en première période et sur certaines passes en profondeur qu’il aurait probablement dû attaquer plus franchement.

Sa gestion balle au pied a également posé problème, jusqu’à cette sanction pour avoir tardé à dégager.

Un match à oublier pour le gardien clermontois, même si ses précédentes performances incitent évidemment à ne pas tirer de conclusion excessive sur son niveau.

M’Bahia a également traversé une rencontre difficile, avec davantage de duels perdus que remportés et une nervosité grandissante au fil des minutes.

Son utilisation tactique mérite encore d’être interrogée, mais cela ne l’exonère pas de certaines interventions mal maîtrisées.

Koné, de son côté, a particulièrement souffert après l’entrée de Moussaoui.

Le Lavallois l’a régulièrement débordé et plusieurs de ces situations ont directement ou indirectement mis la défense clermontoise en danger.

Enfin, la coordination entre Pelmard, Salmier et Coulibaly a largement laissé à désirer dans les dernières minutes.

À plusieurs reprises, les attaquants lavallois se sont retrouvés beaucoup trop libres aux abords des six mètres, sans véritable intervention pour couper les trajectoires.

C’est peut-être l’illustration la plus préoccupante de cette fin de rencontre : Clermont ne semblait plus vraiment savoir qui devait intervenir, couvrir ou simplement prendre en charge son adversaire.

La défense qui avait longtemps constitué le principal point fort de ce début de saison a fini par perdre presque tous ses repères.

Et dans une équipe qui a justement besoin de cette assise pour exister, un tel effondrement ne peut pas être considéré comme un simple accident sans conséquence.

Une occasion gâchée qui pourrait laisser des traces

Il est difficile de trouver beaucoup de motifs de satisfaction après un tel scénario.

Bien sûr, Clermont a confirmé certains progrès offensifs. Les transitions ont été plus rapides, plusieurs joueurs ont montré qu’ils pouvaient faire des différences et l’équipe a enfin semblé capable de sanctionner les faiblesses d’un adversaire.

Ce n’est pas rien après les difficultés des premières semaines.

Mais tout cela passe forcément au second plan lorsqu’une équipe laisse échapper un avantage aussi important dans une rencontre aussi essentielle.

Le plus inquiétant n’est d’ailleurs pas seulement d’avoir perdu des points. C’est la manière dont ils ont été abandonnés.

Clermont avait retrouvé de l’efficacité, de la confiance et même une réussite qui lui avait longtemps manqué. Il avait toutes les cartes en main pour enfin sortir de cette série sans victoire et mettre un concurrent direct encore davantage en difficulté.

Et c’est précisément à ce moment-là qu’il a cessé de jouer.

David Guion porte une responsabilité importante dans cette désillusion, notamment pour ne pas avoir suffisamment anticipé les difficultés de son milieu et pour avoir laissé son équipe subir trop longtemps.

Les joueurs ne sont évidemment pas exempts de reproches, mais l’entraîneur doit aussi être capable de sentir lorsqu’une rencontre bascule et de prendre les décisions nécessaires pour la ramener dans le bon sens.

Au-delà du résultat comptable, cette soirée pourrait surtout peser sur les têtes.

Une équipe qui attend aussi longtemps sa première victoire et qui la voit s’envoler de cette manière risque nécessairement de commencer à douter davantage de sa capacité à tenir un résultat.

Le prochain match face à Guingamp prend donc une importance particulière.

Il ne s’agira pas simplement de produire du jeu ou de montrer des intentions encourageantes. Il faudra surtout prouver que cette désillusion n’a pas définitivement fragilisé un groupe qui avait jusqu’ici au moins le mérite de ne pas lâcher.

Car le CF63 commence à accumuler les occasions manquées, et ce nouveau match nul ressemble bien davantage à une défaite qu’à un point gagné.

Cette fois, il n’y a pas grand-chose à sauver dans le résultat. Clermont avait fait le plus difficile, puis a tout gâché. Et il faudra probablement une victoire rapide pour éviter que cette soirée ne marque un véritable tournant négatif de la saison.

Voir la réaction de David Guion

Laval – Clermont : Le résumé vidéo

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À propos de l'auteur

CF63 Insights

CF63 Insights est un compte Twitter (X) dédié au Clermont Foot 63 qui propose des analyses statistiques, de l'actualité et des débats autour du club Auvergnat.

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