Tout le monde a encore en tête l’image de Solène Gaucher, numéro 9 de l’ASM Rugby Féminin, assise sur la pelouse du stade Aguiléra à Biarritz, après la finale perdue contre Bordeaux, ne pouvant retenir son chagrin. Cela marquait également la fin de 15 années de rugby de très haut niveau. Depuis, la jeune femme a su remonter la pente et rechausser les crampons avec le CUC Aubière Rugby Féminin.
7 Jours à Clermont : Solène, vous passez d’une finale d’Élite 1 en juin dernier à ce match de Fédérale 2 avec votre nouvelle équipe. Comment s’est passée cette transition ?
Solène Gaucher : En fait, je devais arrêter et mettre fin à ma carrière après la finale. J’ai passé un mois de juillet très compliqué à me dire : « Comment je vais faire sans le rugby ? » Là, il y a Ophélie (Gincourt) et Greg (Gonzalvo), les coachs du CUC, qui m’ont proposé de venir m’entraîner. J’ai attaqué en septembre et pris ma licence la semaine dernière, pour finalement être prête aujourd’hui. Au début, j’avais peur du niveau, car il y a un grand écart, mais au final, j’ai pris beaucoup de plaisir, et c’est cela qui compte.
7JàC : Et puis, c’est vous qui avez marqué le premier essai de l’histoire du CUC Aubière Rugby Féminin !
S. G : Oui, cela fait plaisir, mais c’est avant tout le travail de l’équipe, car nous allons dans l’en-but toutes ensemble. Ce n’est pas mon essai personnel. Aujourd’hui, je n’ai plus la pression du résultat comme avant. C’est différent, même s’il faut gagner les matchs, bien sûr.
Solène Gaucher objectis : « Transmission et passation »
7 Jours à Clermont : Avec un poste de numéro 10, qui est nouveau pour vous…
Solène Gaucher : J’avais déjà joué à ce poste un petit peu à l’entraînement pour dépanner. Après, je me suis dit que cela m’amenait un peu plus de challenge. J’ai joué numéro 9 toute ma carrière et, pour finir, jouer en numéro 10 est un nouvel objectif pour cette année.
7JàC : Avec votre expérience de ce rugby de haut niveau, vous allez avoir un rôle de transmission auprès de ces jeunes joueuses ?
S. G : Cela va être une année de transition pour moi et de passation. Les filles sont contentes d’avoir des joueuses d’expérience dans le groupe. Elles nous demandent beaucoup de conseils pour progresser. Elles sont très à l’écoute.
7JàC : Lors de ce premier match, nous avons senti que vous étiez déjà très connectées entre vous ?
S. G : Oui, aujourd’hui, c’était l’équipe du CUC toutes ensemble, et tout le monde s’est mis au niveau pour mettre notre jeu en place. Il n’y avait pas les filles de l’ASM d’un côté et les autres filles de l’autre côté. Au contraire, c’est un vrai groupe qui est allé chercher cette victoire.
7JàC : Comment se passe votre vie aujourd’hui, Solène, vous qui n’avez plus 10 entraînements de rugby par semaine, ni les matchs le week-end ?
S. G : J’ai toujours mon travail de coach sportif à temps plein. Je fais un ou deux entraînements ici avec le CUC. J’ai de beaux projets devant moi avec l’achat de la maison et mon mariage prévu l’année prochaine. Je suis toujours surbookée, mais les priorités ont changé.
7JàC : Dernière question : nous vous croiserons toujours à Romagnat, puis aux Gravanches par la suite, pour voir jouer vos copines et amies ?
S. G : Oui, je vais venir voir les matchs avec plaisir. J’ai eu Fabrice (Ribeyrolles) au téléphone, et je lui ai dit que je viendrais les encourager.












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