La tradition du “cou de l’oie” consiste à suspendre un animal mort afin d’en détacher la tête dans le cadre de jeux ou de défis lors de festivités locales. Cette “activité” était jusqu’alors pratiquée dans le Puy-de-Dôme à l’occasion de la fête patronale de Saint-Bonnet-près-Riom, malgré de nombreux opposants. Parmi eux, la puissante association strasbourgeoise One Voice*, qui annonce se battre “de manière non violente et radicale pour la protection de tous les êtres vivants et pour le respect d’une éthique animale et planétaire”. Par un arrêté pris ce vendredi 18 septembre, Anne Frackowiak-Jacobs, préfète du Puy-de-Dôme, a tranché face à cette tradition controversée. La pratique du “cou de l’oie” est officiellement interdite du 19 au 21 septembre, soit le temps des festivités à Saint-Bonnet.
Les raisons de l’interdiction préfectorale
Si les opposants évoquent le côté “barbare” de cette tradition qui nécessite de plus l’abattage préalable d’animaux, la préfète s’appuie en premier lieu sur le risque sanitaire. Avec cet arrêté, elle rappelle que l’utilisation de cadavres d’animaux d’élevage dans l’espace public contrevient aux règles d’équarrissage. Ces sous-produits doivent impérativement être collectés et détruits par une société agréée pour éviter tout danger sanitaire. Cependant, l’arrêté souligne que « l’exposition publique d’actes de mutilation ou de sévices post-mortem » porte atteinte à la sensibilité du public, en particulier celle des mineurs.
Une alternative autorisée au cou de l’oie
Si l’utilisation de dépouilles animales est de fait proscrite lors de tous les rassemblements sur la voie publique dans la commune, ce week-end, la tradition ne disparaît pas totalement. La préfecture autorise explicitement l’usage de répliques, d’objets en peluche ou de substituts inertes non animaux. Une solution conçue pour permettre aux habitants de perpétuer le folklore et les animations de la fête patronale dans le respect de la législation.
One Voice avait initié une pétition destinée à la mairie de Saint-Bonnet et à la Préfecture, pour l’arrêt de la pratique. Elle cumule aujourd’hui près de 25 000 signatures.





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