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1 marché, 1 chef, 1 recette , avec J-P. Brenas, J. Bony, S. Renié et S. Ranieri /Photo 7 jours à Clermont
J-P. Brenas, J. Bony, S. Renié et S. Ranieri / Photo 7 jours à Clermont
Économie Gastronomie

« 1 marché, 1 chef, 1 recette » a fait étape à la halle Saint-Joseph de Clermont

Organisée par la Région Auvergne-Rhône-Alpes, l'opération « 1 marché, 1 chef, 1 recette » a fait étape à la halle Saint-Joseph de Clermont. L'occasion de promouvoir les produits locaux à travers une démonstration culinaire menée par le chef Stéphane Ranieri, tout en rappelant les aides régionales destinées aux maraîchers.

“1 marché, 1 chef, 1 recette” est une opération organisée par la Région Auvergne-Rhône-Alpes pour soutenir les productions alimentaires locales et les marchés de proximité.
À Clermont, le marché de la halle Saint-Joseph dans le quartier de la Gare, a ainsi pu vivre une séquence de convivialité autour d’un ” Rafraîchi et tartare de courgette menthe, citron vert, chèvre tomate et basilic” préparé en live et au milieu des chalands, par Stéphane Ranieri*, chef 100% local, formé au Lycée Hôtelier de Chamalières et qui, après avoir travaillé pour des établissements prestigieux, s’est installé au stade Marcel-Michelin où il dirige l’En-but fameux, restaurant “panoramique et gastronomique”.
Conseiller régional, Jean-Pierre Brenas (accompagné du maire de Clermont Julien Bony et Stanislas Renié, adjoint au commerce) s’est mis au fourneau pour expliquer cette démarche de soutien aux marchés locaux.

Un chiffre d’affaires d’un milliard 500 millions d’euros

7 Jours à Clermont : Pourquoi la région s’engage-t-elle aussi  pour dynamiser les marchés à travers 1 marché, 1 chef, 1 recette ?
Jean-Pierre Breans : Je crois que ici au marché Saint-Joseph, quand on repart avec un kilo de tomates, on repart pas seulement avec un kilo de tomates… on repart aussi avec une tomate de plus qui est offerte, avec une anecdote, avec des histoires sur la récolte, avec 10 minutes de retard parce qu’on a rencontré des copains ou qu’on a bu un coup. Ce qu’on aime sur les marchés, c’est cette dimension humaine. À l’heure d’internet, c’est le retour au contact humain,  cela nous semble très important.
Une deuxième raison à cela, c’est qu’il y a aussi une activité économique très importante au niveau des marchés, puisqu’il y a un peu plus de 1 000 marchés en Auvergne-Rhône-Alpes et 13 000 maraîchers sur Auvergne-Rhône-Alpes pour un chiffre d’affaires d’un milliard 500 millions d’euros. Ça veut dire que derrière les marchés, il y a une activité économique importante, il y a des activités des exploitations agricoles, il y a des salariés et tout ça, nous souhaitons le maintenir.

7JàC : Sous quelle forme la région apporte-t-elle son soutien  ?
J-B. B : La Région apporte une aide aux maraîchers qui peut monter jusqu’à 10 000 € par maraîcher, pour moderniser leurs étals, pour investir dans des camionnettes frigorifiques, pour améliorer donc leur présentation. Jusqu’à 10 000 €. Deuxièmement, comme soutien pour les marchés, nous organisons de la communication et on fait un Tour des marchés de la Région. Cette année, on fait Voiron, Saint-Flour, Brioude, Clermont donc, où nous expliquons que à partir de produits très frais, locaux, en circuits courts, avec un chef qui sait bien les utiliser, on fait, en fait, des miracles culinaires. Et aujourd’hui, c’est le Stéphane Ranieri, le chef de l’Embut que nous avons invité, et qui nous apporte cette démonstration. Pas la peine d’acheter des produits onéreux, coûteux, on achète simplement sur le marché des produits simples, mais sains, et on fait des choses vraiment excellentes. Donc voilà, c’est tout ça qu’on souhaite mettre en avant.

7JàC : Pour la Région, c’est une manière de rappeler la nécéssité des circuits courts qui contribuent à la vitalité des régions, des départements, et des villes ?
J-B. B : Oui, il y a deux choses. Il y a une question de qualité du produit car il est cultivé à proximité, et on sait d’où il vient, on connaît les maraîchers, on sait comment ils produisent leurs légumes, on sait quelles ont été les moyens de transport entre le lieu de production et le marché. Et, bien évidemment, on évite des coûts, on évite de la pollution, on évite d’enrichir des intermédiaires et donc, on valorise celui qui produit vraiment la matière première. Pour toutes ces raisons, nos maraîchers méritent entièrement notre soutien.

*Stéphane Ranieri est membre des Toque d’Auvergne, de l’Académie Nationale de Cuisine et Ambassadeur des Volailles Fermières d’Auvergne.

"Rafraîchi et tartare de courgette menthe, citron vert, chèvre tomate et basilic" par Stéphane Ranieri
“Rafraîchi et tartare de courgette menthe, citron vert, chèvre tomate et basilic” par Stéphane Ranieri
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