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ASM RF 26 27 à l'entraînement Photo Philippe Thivat
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ASM Rugby Féminin : nouveau groupe mais objectifs intacts

Après la rentrée du groupe à 7 la semaine dernière, ce sont les filles du rugby à XV de l'ASM Rugby Féminin une semaine plus tard, qui foulent les terrains jouxtant la future cité du rugby, dont la livraison est prévue pour février 2027.

Avec pas mal de visages nouveaux qui se fondent dans le noyau dur des filles présentes à l ‘ASM Rugby Féminin depuis des années, les joueuses retrouvent les joies de la préparation physique, sous l’égide de Simon Thomas. Fabrice Ribeyrolles et Romain Cabanero conduisent avec exigence les exercices avec ballon, où rien n’est laissé au hasard.

Une évolution pour le club

Fabrice Ribeyrolles entame donc sa 12e saison comme entraîneur de l’ASM Rugby Féminin, avec, à ses côtés, le directeur sportif Romain Cabanero. « C’est une nouvelle saison qui marque une évolution pour le club avec l’arrivée de Romain, la transition vers la cité du rugby, le départ de 8 joueuses, mais le recrutement de 12 voire 13 nouvelles joueuses », souligne Fabrice Ribeyrolles dont nous connaissons l’appétit pour l’exigence du haut niveau. Car l’ancien trois-quarts de l’ASM Clermont Auvergne a toujours faim et, dès les premiers ballons tombés lors de ce début d’entraînement, il n’hésite pas à donner de la voix pour inviter les filles à plus d’application. « Cela fait du bien de retrouver tout le monde et l’envie est bien réelle de s’entraîner fort pour performer », poursuit-il. Sous une forte et maintenant habituelle chaleur, les joueuses retrouvent progressivement leurs repères, où se mêlent les internationales françaises et italiennes, les nouvelles recrues, les piliers du club et des cadettes à fort potentiel qui rejoignent le groupe élargi. Un groupe qui, l’année dernière, avait permis aux coachs d’effectuer les rotations efficientes et de terminer en tête à la fin du championnat, avant de connaître une désillusion en finale face à l’ogre bordelais.

La tres prometteuse Lucie Lafon Photo Philippe Thivat
La tres prometteuse Lucie Lafon / Photo Philippe Thivat

Évacuer la frustration

« Je t’avoue que cette finale, je l’ai encore en travers, parce que déjà je n’aime pas perdre et que je n’apprécie pas de voir notre équipe qui n’est pas au niveau qui a été le sien tout au long de la saison. Nous sommes tombés contre une belle équipe de Bordeaux, c’est certain, mais nous n’avons jamais su prendre les choses en main. Nous faisons trop d’erreurs, et l’essai encaissé juste avant la mi-temps nous fait très mal », analyse Fabrice Ribeyrolles. Une frustration qu’il va donc falloir évacuer en laissant les regrets de côté et en se nourrissant de ce qu’il faut corriger. « En subissant pas mal, nous avons des ballons importants pour revenir à 15 partout, mais nous ne faisons pas les bons choix. C’est clairement une déception et un échec que je prends vraiment pour moi », poursuit-il. Mais aujourd’hui, il faut tourner la page et commencer à écrire un nouveau chapitre. « Notre recrutement est en adéquation avec nos ambitions, qui sont de rester dans le dernier carré. Il y a des filles expérimentées (Italiennes, Canadiennes, Tchèque) et aussi des jeunes en provenance de Pau, de Brive, sans oublier des filles issues de notre formation. Ce mélange hyper intéressant de jeunesse et d’expérience va nous aider sur certains postes. Cela amène à plus de concurrence dans un environnement nouveau. Cela permet d’éviter la routine », relate Fabrice Ribeyrolles. Sans oublier la reprise prévue pour décembre de l’internationale Lina Tuy, qui poursuit sa rééducation après sa blessure au genou. En étant dans la continuité des années passées, en s’invitant depuis 6 ans dans le dernier carré, ce groupe, dont nous connaissons l’état d’esprit, semble avoir les moyens de nous surprendre dans ce championnat qui s’annonce très intéressant. Réponse le 25 octobre avec un déplacement à Toulouse lors d’une première période de doublons.

Romain Cabanero et Alix Chambon + Fabrice Ribeyrolles et Alexandra Chambon Photos Philippe Thivat
Romain Cabanero et Alix Chambon + Fabrice Ribeyrolles et Alexandra Chambon / Photos Philippe Thivat

Francesca Sgorbini n’est plus la seule Italienne de l’ASM Rugby Féminin

Sur le bord du terrain, la troisième ligne internationale italienne Francesca Sgorbini, championne de France en 2021 dès sa première saison au club, observe ses partenaires prendre progressivement leurs repères pour leur retour sur le pré. Quelque peu ménagée lors de ce premier soir, la numéro 6 de l’ASM Rugby Féminin est tout heureuse d’entendre des sonorités de son pays sur le terrain. « Cela fait du bien d’avoir des filles que je connais depuis très longtemps, comme Alissa Ranuccini avec qui je joue depuis toute jeune, et Aura Muzzo que je côtoie en équipe nationale », souligne Francesca Sgorbini, heureuse d’amener un peu d’Italie à l’ASM. Avec une envie de passer à autre chose suite à la défaite en finale (10/22) face à Bordeaux, l’internationale italienne garde le moral. « Nous avons pas mal d’arrivées et nous allons nous concentrer sur ce nouveau championnat qui s’annonce passionnant. Cette année est aussi une année de transition avec l’investissement progressif vers la cité du rugby, l’arrivée de Romain (Cabanero) comme coach », poursuit la jeune sportive de 25 ans qui se montre heureuse du nouveau chemin choisi par l’ex-coach des avants Vincent Fargeas. En attendant d’en découdre dans cette compétition Axa Élite 1, les internationales italiennes vont aller à l’automne en découdre avec le Japon et l’Afrique du Sud en Italie avant d’aller affronter par deux fois les États-Unis, sur leur sol. Un programme bien copieux avant de revêtir la célèbre tunique jaune et bleu, chère à son cœur également.

Francesca Sgorbini Photo Philippe Thivat
Francesca Sgorbini / Photo Philippe Thivat
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À propos de l'auteur

Philippe Thivat

Philippe Thivat, est correspondant d’un hebdomadaire dans l’Allier et intervenant auprès de l’ASM Romagnat rugby féminin en tant que rédacteur journaliste sportif. Il est également engagé dans le rugby citoyen qui œuvre grâce à ce sport à l’intégration des personnes handicapées et de personnes migrantes.

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