Si d’autres clubs préfèrent une politique de recrutement plus « tape-à-l’œil », l’ASM Clermont Auvergne présidée par Jean-Claude Pats, poursuit depuis plusieurs années, avec succès, son maillage sur le territoire pour travailler aussi sur l’avenir du club. Car il ne se passe pas une semaine dans chaque coin de notre contrée auvergnate sans une discussion, des échanges parfois passionnés sur le rugby de l’ASM.
58 conventions de partenariat avec les clubs auvergnats
« L’année dernière, la section ASM Omnisports rugby a signé 58 conventions de partenariat, ce qui montre notre lien fort avec les clubs », relate Jean-Claude Pats. « Le rugby auvergnat devient plus solide et se montre capable de travailler avec plus d’intelligence », poursuit-il. C’est dans ce sens aussi que s’inscrit le projet One ASM, qui a pour objectif de regrouper toutes les forces vives du rugby jaune et bleu au sein d’un même projet sportif, rassemblées dans un même lieu. « C’est évidemment très important que le projet de jeu soit le même au sein de toutes les équipes. C’est une marque d’identité forte du club », informe Jean-Claude Pats. Avec une formation qui brille de mille feux et qui a retrouvé aujourd’hui tout son éclat avec des hommes forts à la base de tout cela.
Inauguration de la Cité du rugby en février 2027
Même si la Cité du rugby devrait être prête pour octobre ou novembre 2026, l’inauguration aura lieu en février 2027. C’est aussi une demande de Christophe Urios de transiter progressivement vers ce lieu dédié au rugby, unique en France. Déménager n’est jamais chose facile, et même si les choses sont anticipées, il y a forcément une perte de repères, une part d’inconnue dans un endroit nouveau. Surtout dans un championnat aussi dense où chaque point, chaque détail va forcément compter. « La première chose est de ne pas perdre à la maison. L’année dernière, avec 3 défaites à la maison et malgré nos victoires de prestige à l’extérieur, nous n’avons pu nous qualifier. Les objectifs sportifs sont de se qualifier pour le Top 6 a minima et de passer ce premier tour de la compétition européenne », informe-t-il. Il faudra donc faire mieux que la saison passée dans une compétition très serrée. Cela passera par plus de régularité dans les performances et dans le contenu du jeu. Autant prendre un bon départ pour éviter de se poser trop de questions par la suite.
Une dynamique positive
Avec un budget en évolution à 36,5 millions d’euros, des comptes équilibrés, une évolution des ressources du club de 21 % en 3 ans, un stade où les supporters passent plus de temps, une enceinte remplie à plus de 93 % la saison dernière, le club de l’ASM Clermont Auvergne surfe sur une bonne dynamique pour entamer l’exercice 2027/2028. Doté d’un écran géant unique dans un stade de rugby, l’ASM compte bien poursuivre l’aventure auprès de ses supporters qui trouvent, dans ce lieu, des raisons de profiter de tout ce qui est mis en place pour les servir. Comme nous le rappelions dernièrement dans nos colonnes avec le présentateur de Ruck Arverne, Arnaud Carrias, tout le mérite de ce labeur en revient à Benoît Vaz et son équipe. Reste maintenant à convaincre sur le plan sportif pour que les planètes s’alignent favorablement.
Du questionnement chez les supporters
« Nous sommes vraiment surpris des départs annoncés pour la saison prochaine de Régis Montagne et de Léon Darricarrère, 2 très bons joueurs. L’un est installé en équipe de France, l’autre en est au seuil. Clermont n’a pas été pour rien dans leur progression, mais nous ne sommes pas arrivés à les garder, ce qui semble ne pas être en adéquation avec le projet sportif du club, qui veut s’appuyer sur ce type de jeunes joueurs », peut-on entendre sur les bords des terrains des clubs du territoire et chez des fidèles de la Yellow Army.
Le président Jean-Claude Pats a tenu à mettre les choses au point, tout en voulant légiférer sur ces dérives de ce rugby moderne, qui ne mettent personne dans des situations confortables. « Nous avons fait de très belles offres à Régis et à Léon, mais ils ont souhaité, ce que nous respectons, faire d’autres choix pour la suite de leur carrière », déclare le président.
Si ses propos sont très explicites à ce sujet, il n’en reste pas moins que ces départs viennent jeter un petit coup de froid dans cet été caniculaire. Ne pas arriver à garder ses internationaux pose forcément question, que nous le voulions ou non. Maintenant, le club se doit de tourner la page et de travailler sur l’avenir pour aller chercher un profil de pilier droit de haut niveau, dont on sait qu’ils se font plutôt rares sur le marché. Peut-être que la surprise viendra en interne au sein d’une formation efficiente. Concernant la prolongation de Christophe Urios, les discussions vont commencer tranquillement avant de prendre une décision avant les fêtes de fin d’année. D’où l’importance des résultats dans cette première partie de compétition.











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