L'Essentiel
Guion est interpellé aujourd'hui sur ses choix et sur l'instabilité des postes, avec M'Bahia déplacé (et en difficulté) au milieu mais aussi un cadre collectif plus général fragilisé.
Clermont n'a toujours pas gagné après 10 journées, occupent la 17e place et passent relégables. Seule une équipe avec aucune victoire à ce stade de la saison s'est maintenue.
Au-delà du résultat, c’est surtout l’attitude collective qui interpelle. L’équipe qui avait jusqu’ici au moins le mérite de ne jamais renoncer a semblé cette fois sans ressort, tandis que les choix de David Guion deviennent de plus en plus difficiles à comprendre. Les déclarations de l’entraîneur après la rencontre ne font d’ailleurs que renforcer les interrogations autour de sa capacité à redresser la situation. À Clermont, le problème ne se limite désormais plus aux résultats. C’est le fonctionnement même de l’équipe qui commence sérieusement à poser question.
Un match qui devait permettre de sortir de la crise
Après le scénario invraisemblable de Laval, difficile d’imaginer que le Clermont Foot puisse aborder cette réception de Guingamp avec beaucoup de sérénité. Les deux points abandonnés en Mayenne avaient fait bien plus de dégâts qu’une simple mauvaise opération comptable. Ils avaient surtout mis en évidence la fragilité mentale d’un groupe incapable de conserver un avantage pourtant considérable.
La venue de l’En Avant Guingamp offrait néanmoins une possibilité de rebondir rapidement. Une victoire aurait permis aux Auvergnats de dépasser leur adversaire du soir, d’effacer en partie les conséquences du déplacement précédent et de retrouver quelques raisons d’espérer avant que le championnat ne soit trop avancé.
L’historique récent pouvait d’ailleurs nourrir un certain optimisme. Clermont avait battu les Bretons à 2 reprises la saison dernière et restait sur 5 victoires lors des 7 dernières confrontations entre les deux clubs.
Guingamp n’arrivait pas non plus dans une situation particulièrement confortable, avec 1 seul point d’avance sur le CF63 et une série de 3 défaites consécutives.
Mais ce classement assez peu flatteur ne disait pas grand-chose de l’équipe entraînée par Sylvain Ripoll.
Car derrière ses mauvais résultats, l’EAG présentait des statistiques offensives qui auraient dû inciter Clermont à la plus grande prudence. Avec 16.6 xG, les Bretons possédaient le troisième meilleur total de Ligue 2, ainsi que le deuxième plus grand nombre de grosses occasions créées avec 30, tout en étant également deuxièmes pour les occasions manquées avec 21. Ils avaient aussi inscrit 4 buts sur coups de pied arrêtés, troisième meilleur bilan du championnat.
Autrement dit, Guingamp avait surtout péché par manque d’efficacité, pas par incapacité à produire du danger.
Il existait pourtant quelques faiblesses à exploiter. L’équipe bretonne avait notamment concédé 3 penalties et reçu 2 cartons rouges, les plus hauts totaux de la division dans ces domaines.
Sur le papier, Clermont pouvait donc espérer faire la différence en imposant davantage d’intensité et en provoquant les erreurs adverses.
Encore aurait-il fallu que les joueurs en soient capables.
Clermont n’a rien fait pour contrarier Guingamp
Les individualités guingampaises confirmaient d’ailleurs que l’adversaire était probablement beaucoup plus dangereux que son classement ne le laissait penser.
Brandon Bokangu affichait déjà 5.5 xG, deuxième meilleur total individuel du championnat, même s’il avait également manqué 8 grosses occasions, davantage que n’importe quel autre joueur.
Jasser Chamakh figurait parmi les joueurs les plus capables de désorganiser un bloc par la passe, avec 10.6 lignes cassées, deuxième bilan de Ligue 2, tandis qu’Amadou Samoura se distinguait par ses 4.3 dribbles réussis toutes les 90 minutes, meilleur rendement du championnat.
Et dans les buts, Adrián Ortolá avait déjà repoussé 2 penalties, là encore le plus haut total de la division.
Autant de qualités qui expliquaient pourquoi il aurait été dangereux de considérer l’EAG comme un adversaire simplement en difficulté.
Mais ce qui frappe surtout après la rencontre, c’est que Guingamp n’a finalement pas eu besoin d’exploiter toutes ces ressources pour prendre le dessus.
Les Bretons ont profité d’une équipe clermontoise incapable de mettre suffisamment d’intensité dans les duels, de contenir les progressions adverses et de fermer les espaces dans l’axe.
Le problème n’était donc pas vraiment de subir face à des joueurs techniquement supérieurs. C’était surtout de leur laisser le temps et la possibilité d’avancer sans rencontrer suffisamment d’opposition.
Et dans ce domaine, le milieu clermontois a rapidement donné le ton d’une soirée qui allait devenir particulièrement pénible.
Une première demi-heure indigne de l’enjeu
Dès les premières minutes, Guingamp prend l’ascendant. Les visiteurs jouent avec davantage de détermination, se projettent plus facilement et trouvent beaucoup trop d’espaces entre les lignes clermontoises.
Le CF63, lui, donne une impression assez désagréable de passivité. Les joueurs semblent hésiter à sortir sur le porteur, reculent régulièrement et ne parviennent pas à récupérer suffisamment de ballons pour installer leur propre jeu.
Le premier but arrive à la 25e minute. Ben Brahim déclenche une frappe à ras de terre qui semble pouvoir être maîtrisée par Guivarch, mais un faux rebond modifie la trajectoire du ballon et trompe le gardien clermontois.
Il y a évidemment une bonne part de malchance dans cette ouverture du score. Difficile de demander à un portier d’anticiper une déviation aussi imprévisible.
Mais il serait trompeur de considérer ce but comme un simple accident. Guingamp avait déjà montré qu’il pouvait progresser trop facilement dans le camp adverse, et Clermont avait donné bien peu de signes laissant penser qu’il était capable de reprendre le contrôle.
La sanction arrive, encore une fois d’ailleurs, presque immédiatement.
À la 29e minute, Ben Brahim repique dans l’axe et déclenche une nouvelle frappe qui termine dans le petit filet. Cette fois, pas de motte de terre pour expliquer la trajectoire. Le Guingampais a simplement bénéficié de suffisamment de liberté pour se mettre en position de frapper.
Le portier auvergnat n’est pas irréprochable sur cette action non plus, sa main manquant de fermeté pour empêcher le ballon de terminer au fond.
Clermont se retrouve donc avec un retard conséquent et, surtout, sans avoir donné l’impression de réellement participer à la rencontre.
La réaction attendue ne vient d’ailleurs pas plus après ce trou d’air. Les joueurs continuent de manquer d’agressivité et de précision, les transmissions sont hésitantes et les rares initiatives offensives se terminent sans véritable danger.
À la pause, le score reflète assez fidèlement ce que l’on vient de voir : une équipe guingampaise appliquée face à un CF63 qui semble avoir perdu ce qui constituait pourtant l’une de ses rares qualités depuis la reprise, sa capacité à rester concerné et compétitif même lorsqu’il était dominé.
Une seconde période sans véritable révolte
On pouvait imaginer qu’après une telle entame, Clermont reviendrait des vestiaires avec l’envie de montrer autre chose.
Les Auvergnats ont effectivement davantage conservé le ballon et réussi à s’installer plus régulièrement dans le camp adverse.
Mais cette évolution de la physionomie de la rencontre doit être largement relativisée. Guingamp possédait une avance confortable et n’avait plus réellement besoin de prendre des risques.
Les Bretons ont donc pu reculer, fermer les espaces et laisser Clermont construire sans jamais paraître sérieusement menacés.
Cantero et Semedo ont bien essayé de provoquer quelques différences, mais les mouvements offensifs sont restés beaucoup trop rares et prévisibles.
Une nouvelle fois, le CF63 s’est retrouvé confronté à ses difficultés habituelles : trop peu de solutions proposées au porteur, une circulation sans suffisamment de vitesse et une incapacité à déséquilibrer une défense correctement organisée.
Le plus préoccupant est peut-être cette impression qu’aucune accélération collective n’était réellement possible.
L’équipe ne semblait pas en mesure de changer de rythme, d’augmenter son pressing ou simplement d’imposer une séquence de domination susceptible de faire douter son adversaire.
Et lorsque l’on est mené à domicile dans une rencontre aussi importante, cette absence de réaction devient difficilement acceptable.
Le CF63 termine ainsi avec seulement 4 occasions créées, un bilan qui le ramène brutalement aux difficultés offensives de ses premières sorties après quelques prestations pourtant plus encourageantes.
Il serait tentant d’expliquer cette stérilité par le manque de confiance. Le problème est qu’elle tient aussi à l’organisation du jeu et à la faiblesse des mouvements proposés.
Une équipe en difficulté peut manquer ses occasions. Mais encore faut-il qu’elle arrive à s’en procurer.
Face à Guingamp, Clermont n’a même pas réussi à donner l’impression qu’un retour au score était véritablement envisageable.
Une faillite collective
Les données de la rencontre confirment largement les impressions laissées par le terrain.
Clermont n’a remporté que 43 % des duels, un chiffre particulièrement faible pour une équipe qui avait justement besoin de mettre de l’impact afin de compenser certaines de ses limites techniques.
Le déficit d’engagement se retrouve également dans les distances parcourues, avec près de 4 km de moins que les Guingampais. L’écart est plus réduit sur les courses à haute intensité, avec 89 contre 93, mais cela ne suffit pas à modifier le constat général.
Le CF63 n’a pas été suffisamment présent dans les zones où le match pouvait se gagner.
Plus significatif encore, les Bretons n’ont même pas eu besoin de construire des actions particulièrement élaborées pour mettre la défense clermontoise en difficulté.
Leur xA, indicateur de la qualité des occasions créées par la passe, n’atteint que 0.42, alors que leur xG s’élève à 1.34. À titre de comparaison, Clermont termine avec 0.65 xA.
Cet écart illustre assez bien la manière dont Guingamp a pu se procurer des situations favorables : davantage par des progressions individuelles et des frappes après conduite de balle que par de longues séquences de passes parfaitement construites.
Autrement dit, les visiteurs ont souvent simplement eu à avancer ballon au pied pour se rapprocher du but.
Cela pose directement la question du travail défensif au milieu de terrain, où les Clermontois ont beaucoup trop rarement réussi à ralentir ou orienter les attaques adverses.
Le manque de pressing, les espaces entre les lignes et l’absence d’interventions suffisamment rapides ont permis aux Guingampais de progresser dans des conditions beaucoup trop favorables.
Ce n’est, évidemment, pas uniquement un problème d’engagement individuel, même si certains sont questionnables. C’est aussi et surtout une question de coordination collective.
Quand personne ne sort franchement sur le porteur, que les partenaires ne compensent pas les déplacements et que le bloc recule sans véritable cohérence, même une équipe en manque de confiance, comme Guingamp ce vendredi, peut rapidement trouver des solutions dans un gruyère pareil.
David Guion a-t-il les solutions ?
C’est désormais la question qui devient difficile à éviter, même si on préférerait…
Il était légitime d’accorder du temps à David Guion en début de saison. Le groupe avait été profondément renouvelé, plusieurs recrues étaient arrivées tardivement et certains jeunes découvraient les exigences de la Ligue 2.
L’entraîneur devait pouvoir travailler, installer ses principes et attendre que son effectif soit davantage opérationnel.
Mais après la trêve internationale, les circonstances atténuantes commencent à perdre sensiblement de leur poids.
D’autant que les choix du staff deviennent eux-mêmes une source d’interrogation.
Les compositions changent régulièrement, certains joueurs disparaissent de la rotation avant de réapparaître sans explication évidente, et plusieurs repositionnements semblent davantage destinés à faire entrer des individualités dans le onze qu’à construire un véritable équilibre collectif.
Le cas de M’Bahia est probablement le plus révélateur.
Utilisé dans un rôle de milieu défensif qui ne semble pas correspondre à ses meilleures qualités, il a une nouvelle fois livré une prestation très insuffisante, avec seulement 4 duels disputés et 2 éliminations subies en un contre un, seul joueur de la rencontre à présenter un tel bilan.
Impossible de considérer qu’un tel investissement personnel est acceptable, quel que soit le poste occupé.
Mais il devient également difficile de ne pas interroger la responsabilité de l’entraîneur dans cette situation.
M’Bahia a été déplacé à plusieurs reprises depuis le début de saison, alternant les positions et les passages sur le banc, sans jamais véritablement bénéficier d’une continuité qui lui permettrait de s’installer.
Et plutôt que de construire autour des qualités d’un joueur dont le potentiel paraît important, Clermont semble progressivement le mettre dans des conditions qui exposent surtout ses limites.
La conférence de presse d’après-match a encore renforcé ce sentiment de malaise.
David Guion a notamment exprimé son incompréhension devant l’état d’esprit affiché par ses joueurs pendant la première demi-heure. Il a également expliqué que le contenu proposé ne correspondait pas aux consignes prévues et que certains éléments du groupe s’éloignaient du cadre collectif défini depuis 2 ou 3 semaines.
Ces déclarations sont préoccupantes.
Non pas parce qu’un entraîneur n’aurait pas le droit de critiquer ses joueurs. Il peut même être nécessaire de les placer devant leurs responsabilités lorsqu’ils ne respectent pas les consignes.
Mais lorsqu’un groupe qui se distinguait justement par sa solidarité et sa capacité à ne jamais renoncer commence soudainement à afficher une telle passivité, la question de l’adhésion au discours du staff se pose forcément.
Cela ne prouve pas que David Guion a perdu son vestiaire. Les difficultés sportives et l’accumulation des déceptions peuvent également suffire à expliquer une perte de confiance collective.
En revanche, il devient légitime de se demander si son message est encore compris, accepté et correctement traduit sur le terrain.
Et cette interrogation est d’autant plus forte que l’entraîneur semble lui-même avoir du mal à trouver les ajustements nécessaires lorsque ses choix initiaux ne fonctionnent pas.
À Laval, sa gestion tardive des remplacements avait déjà largement contribué à la désillusion. Cette fois, c’est la préparation même de la rencontre et l’absence de réaction convaincante qui interpellent.
Si les joueurs portent évidemment la principale part de responsabilité, le fonctionnement général de l’équipe relève aussi, et surtout, de celui qui en fixe le cadre.
À ce stade, envisager un changement sur le banc ne relève donc plus d’une réaction excessive à un mauvais résultat. Cela devient une option que les dirigeants doivent au minimum examiner sérieusement bien que cela ne garantit en rien un meilleur futur…
Des attitudes inquiétantes
Difficile de trouver beaucoup de satisfactions individuelles dans cette rencontre.
Yoann Salmier et Rominigue Kouamé ont probablement été les moins décevants d’un ensemble très médiocre, sans pour autant livrer des prestations suffisamment marquantes pour inverser la tendance.
Derrière, Andy Pelmard a lui aussi traversé une soirée particulièrement compliquée, avec 4 duels perdus sur 5.
Pour un joueur censé apporter son expérience du plus haut niveau, un tel rendement interpelle forcément.
Il serait excessif d’en déduire qu’il ne possède plus le niveau nécessaire pour évoluer en Ligue 2. Mais il doit clairement montrer autre chose s’il veut redevenir une solution fiable dans une équipe qui manque déjà de certitudes.
Sur les ailes, le constat n’est guère plus encourageant.
Enzo Cantero et Florian Bianchini ont chacun perdu 8 duels, respectivement sur 12 et 11 disputés, les plus mauvais totaux de la rencontre.
Après leurs prestations intéressantes des semaines précédentes, cette incapacité à créer des différences surprend.
Leur manque d’impact explique néanmoins en partie pourquoi Clermont n’a pas réussi à mettre en difficulté le bloc guingampais.
Sans percussion sur les côtés, sans capacité à éliminer et sans mouvement suffisamment coordonné autour de l’avant-centre, l’animation offensive devient rapidement prévisible.
Peut-être s’agit-il simplement d’un match sans pour ces joueurs, dont les qualités avaient récemment permis au CF63 de retrouver un peu d’efficacité. Mais le collectif reste beaucoup trop dépendant de leurs initiatives pour pouvoir se permettre qu’ils passent complètement à côté.
Théo Guivarch continue également de susciter quelques interrogations.
Longtemps considéré comme l’une des principales garanties de l’équipe, le gardien clermontois traverse une période moins convaincante.
Après sa prestation compliquée à Laval, sa responsabilité sur le second but guingampais mérite d’être soulignée. Il ne commet pas une faute grossière, mais son intervention manque de fermeté sur une frappe qu’il semblait en mesure de repousser.
Or, lorsque l’équipe concède autant de situations évitables et produit aussi peu offensivement, elle a particulièrement besoin d’un gardien capable de faire régulièrement la différence.
Il serait injuste de lui demander de compenser toutes les erreurs de ses partenaires. Mais Clermont ne peut pas non plus se permettre que l’un de ses joueurs les plus fiables perde progressivement de son influence.
Et le malaise dépasse désormais largement les performances individuelles.
Avec seulement 3 767 spectateurs présents au Montpied, l’affluence continue de traduire le désintérêt grandissant autour d’un club qui semble perdre progressivement ses supporters autant que ses repères sportifs.
Il ne s’agit plus simplement d’une équipe qui joue mal ou qui obtient de mauvais résultats. C’est tout un projet sportif qui paraît manquer de direction.
Les joueurs donnent l’impression de ne plus savoir exactement comment jouer, les choix du staff deviennent de moins en moins lisibles et le public commence à se détourner d’un spectacle qui offre peu de raisons de revenir.
Ce cercle négatif devient particulièrement dangereux.
Car plus les résultats se dégradent, plus la confiance disparaît. Et plus la confiance disparaît, plus les joueurs hésitent, ralentissent leurs décisions et commettent précisément les erreurs qui entretiennent cette mauvaise série.
Une situation désormais critique
Clermont n’a donc toujours pas remporté la moindre rencontre après 10 journées et occupe désormais la 17e place du classement et se trouve donc relégable.
Un petit rappel historique est particulièrement inquiétant : parmi les 6 équipes ayant connu un début de championnat sans victoire aussi prolongé au XXIe siècle, une seule serait parvenue à se maintenir en fin de saison.
Cela ne signifie évidemment pas que le sort du CF63 est déjà scellé. Mais cela donne une idée assez précise de la difficulté de la tâche qui l’attend.
Et contrairement au début de saison, il devient beaucoup plus compliqué de se raccrocher uniquement aux éléments encourageants.
La solidité défensive qui avait permis de rester au contact semble se fissurer. Les progrès offensifs entrevus avant cette rencontre n’ont pas trouvé de confirmation. Et surtout, l’état d’esprit qui constituait jusqu’ici la principale qualité de ce groupe paraît désormais lui aussi fragilisé.
À cela s’ajoutent des choix tactiques de plus en plus contestables et une gestion des rencontres qui ne permet pas de corriger suffisamment rapidement les problèmes identifiés.
Tout n’est pas nécessairement à jeter dans cet effectif. Plusieurs joueurs ont déjà montré qu’ils possédaient des qualités intéressantes, et les rencontres précédentes ont prouvé que le CF63 pouvait parfois rivaliser avec des adversaires mieux classés.
Mais ces éléments isolés ne suffisent plus.
Le déplacement à Nantes devra désormais apporter une réponse concrète, même si l’adversité s’annonce particulièrement relevée.
La question n’est plus seulement de savoir quand Clermont obtiendra sa première victoire. Elle est aussi de déterminer si l’organisation actuelle peut encore permettre à cette équipe de retrouver un niveau suffisamment compétitif pour se maintenir.
Et sur ce point, le doute devient sérieux.
David Guion n’est évidemment pas responsable de tout. Ses joueurs doivent eux aussi répondre de prestations largement insuffisantes et d’une implication qui a parfois paru indigne des enjeux.
Mais il est responsable du cadre dans lequel ils évoluent, des choix qu’il effectue et de la capacité collective à progresser.
Or, après cette nouvelle défaite, les signes de progression deviennent beaucoup plus difficiles à identifier.
Le club doit donc rapidement décider s’il souhaite continuer à miser sur le travail engagé ou provoquer un changement avant que la situation ne devienne réellement impossible à redresser.
Car si Clermont veut encore croire au maintien, il ne peut plus se contenter d’attendre que les choses finissent par s’améliorer d’elles-mêmes.
Cette fois, il ne manque plus seulement des points. Il commence aussi à manquer des raisons d’espérer.
Voir la réaction de David Guion












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