Pour les 50 ans de l’usine d’embouteillage Volvic du Chancet, Antoine de Saint-Affrique, directeur général du groupe Danone, est arrivé en Auvergne avec une belle enveloppe de 50 millions d’euros. “Nous continuons à investir dans Volvic, parce que nous croyons dans le métier de minéralier”, a-t-il expliqué à la presse malgré la situation très préoccupante des ressources en eaux après un été sec et caniculaire.
Ces 50 millions vont permettre, jusqu’en 2030, de poursuivre la modernisation de l’usine qui doit impérativement s’adapter aux nouvelles donnes, sous l’œil très attentif des associations environnementales, mais aussi de l’État qui, par l’intermédiaire de la préfecture du Puy-de-Dôme, fixe les quotas de prélèvement tout en restant attentif à l’aspect économique et social.
Objectif : économiser 220 millions de litres d’eau par an
Préserver la ressource en eau est donc devenu une des priorités affichées par la Société des Eaux de Volvic. L’entreprise entend poursuivre ses efforts pour réduire et optimiser ses prélèvements, ce qui permet aussi de répondre à l’obligation légale de baisser, en moyenne annuelle, de 5 % ses prélèvements. L’investissement de 50 millions d’euros comprend notamment le projet Re Use, qui consiste à réutiliser une partie de l’eau prélevée pour tous les usages autres que la consommation.
Le projet, qui verra le jour en 2028, devrait permettre d’économiser 220 millions de litres d’eau par an.
Une nouvelle ligne de production, annoncée comme « plus performante », doit également voir le jour sur le site, qui emploie plus de 800 salariés et génère au total 1 400 emplois directs et indirects.
Danone prévoit également d’installer à Volvic un centre d’expertise sur l’eau. Le groupe compte y faire converger ses savoirs pour les partager avec les services de l’État et les collectivités locales.
Pour les associations environnementales, ces efforts sont insuffisants. Interrogée par nos confrères de France 3, l’association Preva (Protection de l’environnement des volcans d’Auvergne) estime que “l’aquifère est surexploité” et dénonce des « restrictions à la carte ».








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