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Le Sonneur Photo 7 Jours à Clermont
Le Sonneur / Photo 7 Jours à Clermont
Culture

Le Sonneur à la Galerie Louis Gendre : home sweet home

De l'architecture au street art, Le Sonneur interroge notre manière d'habiter le monde. À la Galerie Louis Gendre de Chamalières, son exposition réunit deux univers graphiques complémentaires pour explorer l'intimité, l'anonymat et le poétique au cœur des villes.

Le Sonneur est architecte de formation mais n’a pas vraiment exercé ce métier. Il a préféré se ranger du côté des plasticiens, sans doute pour jouir d’une liberté que l’architecture contemporaine n’autorise presque pas, engoncée dans les normes et les contingences financières.
De l’architecture au street art et à l’art, les chemins sont finalement assez courts. Plutôt que de bâtir dans les villes, l’artiste a préféré creuser la question de ceux qui y vivent en alimentant leur propre pensée et leur propre histoire.

Le Sonneur, poseur de sonnettes

Le nom Le Sonneur est arrivé avec l’œuvre qui apparaît en premier sur son CV. Au cours de randonnées artistiques urbaines, il collait des sonnettes rouges au hasard de portes cochères menant chez des inconnus, et sur lesquelles on pouvait lire des noms poétiques, « My Lover » ou « Mon ex », parfois des noms empruntés à la pop culture ( « Marty McFly », « Hannibal Lecter » ). Ces sonnettes lui permettaient l’accès à ce petit corridor qui mène de la rue à l’intime.
Depuis, l’artiste n’a pas changé de paradigme et ses différents travaux sont toujours liés à l’humain, son intimité et son environnement. Désormais, pour Le Sonneur, « l’architecture n’est plus envisagée comme une discipline de construction, mais comme un langage poétique capable de révéler notre rapport aux lieux, à la mémoire et à l’imaginaire ».

« Je suis ici, donc je suis »

Oeuvres Le Sonneur

Le Sonneur « ne dessine pas des maisons, il dessine nos manières d’habiter le monde ». Ces quelques mots, inscrits dans sa biographie, illustrent parfaitement l’exposition présentée actuellement à la Galerie Louis Gendre. Cette exposition, en deux parties, présente deux univers graphiques très différents. L’une se nomme Casanuova, l’autre Seaside, mais au fond, elles racontent la même histoire, celle de l’homme qui habite le monde, qui habite son monde. On pourrait presque en tirer un principe philosophique « je suis ici, donc je suis ».
D’un côté, des œuvres très graphiques avec lesquelles on peut explorer l’infiniment grand et l’infiniment petit, un peu comme si on survolait des mégalopoles et qu’un puissant zoom permettait d’observer la moindre ruelle. De l’autre, des formes organiques que l’on imagine aisément être des maisons bulles échouées sur des plages, dans lesquelles il est agréable de se lover profitant de fenêtres avec vue sur mer. Passant d’un côté à l’autre, se pose la double question de l’individualisme et de l’anonymat dans les villes. Malgré les différences dans le travail graphique, les deux univers présentent un élément commun, une forme pointue qui renvoie, à l’évidence, à la notion de toit, cet incontournable du travail de l’architecte dont le rôle primitif reste de proposer un abri pour l’homme.

Casanuova + Seaside par Le Sonneur, Galerie Louis Gendre, jusqu’au 7 novembre 2026, rue Charles Fournier à Chamalières, du mercredi au vendredi de 14h à 19h et le samedi de 10h à 18h.

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À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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