Sous-genre de la fiction policière, les romans « cosy mysteries » sont des enquêtes dans lesquelles les détectives sont presque toujours des amateurs et souvent des femmes. Le crime et l’enquête se déroulent dans une petite communauté où tout le monde se connaît et, contrairement au polar, l’argot, la violence et le sexe sont absents ou alors très édulcorés. C’est la raison pour laquelle on les qualifie de « crimes douillets » dont l’archétype est le personnage de Miss Marple, créé dans les années 30 par Agatha Christie.
C’est précisément dans la période des Années folles que se déroule l’intrigue de « Mort à la source », que Thierry Thomas vient de publier en auto-édition. Sur la couverture figure l’information « Tome 1 » qui indique que l’enquêtrice Apolline Veyrac va devenir un personnage récurrent.
Qui a tué Maxime Valcourt ?
Dans cette première histoire, la jeune femme de 35 ans, ancienne infirmière de guerre et suffragette, officie comme surveillante de soins au Grand Établissement de Valdorne-les-Bains, une station auvergnate imaginaire dans laquelle figurent les essentiels du thermalisme que l’on retrouve à Royat, Châtel-Guyon ou Vichy. Hôtels avec bagagistes, architecture Napoléon III, classiques espaces de soins, ambiance chic… et un cadavre, celui de Maxime Valcourt, retrouvé près de la source des Dames. Connaissant parfaitement l’établissement, Apolline Veyrac se retrouve à mener une enquête comme assistante d’un policier et aux côtés d’un journaliste « prêt à publier la vérité un jour trop tôt ». Les seuls éléments disponibles pour dérouler l’histoire à la manière d’un Cluedo sont ceux d’un témoin qui n’a pas vu grand-chose d’autre qu’un peignoir, des mules et une routine, assez malgré tout pour ouvrir des recherches qui vont remonter jusqu’à 12 ans en arrière et qui vont révéler des secrets bien gardés derrière les apparences.
Retour aux sources pour Thierry Thomas
Thierry Thomas a déjà eu plusieurs activités professionnelles. D’abord journaliste, il a quitté la presse pour devenir exploitant d’une station thermale en Isère durant 10 ans au cours desquels il a développé l’appli Respirelax. Il a ensuite publié 18 livres consacrés à la santé avant de se lancer dans le premier tome des Enquêtes d’Apolline Veyrac, une manière de retrouver l’univers du thermalisme. « Je ne suis pas romancier » précise-t-il d’entrée de jeu, « je veux juste écrire des histoires ». Pour l’instant, son ambition n’est pas de se faire une place de choix au sein d’une maison d’édition, il a même choisi le principe de l’auto-édition pour ce premier opus via la plateforme Amazon qui propose un service bien pratique de tirage à la demande.
Un partenariat avec Auvergne Thermale
Mettre en valeur ce que l’on nomme la culture thermale est l’une des missions de l’association Thermauvergne-Auvergne Thermale qui réunit les 11 stations d’Auvergne, du Limousin et de Bourgogne du Sud, stations proposant une offre médicalisée. L’association ne pouvait pas faire l’économie d’un partenariat avec Thierry Thomas voyant dans ce livre une belle opportunité de « créer un lien entre histoire, patrimoine et séjour thermal » et de parler du thermalisme en empruntant le chemin de la fiction.
Véritable compagnon de cure, l’ouvrage est déjà disponible dans toutes les stations d’Auvergne Thermale ainsi que dans les Offices de Tourisme et des hôtels. L’auteur assurera également une sorte de SAV du livre en présentant des conférences dans les stations suivies de séances de dédicaces, occasion unique pour les curistes et le public d’entrer dans l’univers fictionnel tout en s’appuyant sur les réalités des stations. L’idée avec cette action est de rappeler que les stations ne sont pas uniquement des lieux de soin mais des lieux de culture, de villégiature et de rencontres.











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