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Les samedis se suivent…

A l’approche de Noël, les commerçants s’inquiètent de la tournure des événements dans le pays. Et ils ne sont pas les seuls.

L’heure de toutes les mobilisations en France, de toutes les revendications et des débordements à gogo. C’est le moment en effet de se servir pour l’ensemble disparate des frondeurs face à un pouvoir affaibli, déliquescent, en crise, prêt à toutes les concessions pour durer jusqu’au printemps. Etudiants, lycéens, gilets jaunes, syndicats, mouvements politiques mais aussi casseurs, pilleurs, émeutiers… tous dans la rue, dans le but de faire plier un Premier ministre qui ne sait plus où donner de la tête et un gouvernement aux abois, groggy, dépassé par les événements.

Chacun son bout de gras

Les samedis se suivent et se ressemblent, alors que Noël approche. Centres-villes à l’arrêt, commerces fermés et barricadés, forces de l’ordre réquisitionnées mais visiblement le cul entre deux chaises (riposter mais pas trop…), majorité de la population retranchée. Une situation chaotique dont on n’entrevoit pas le bout.

Les uns obtiendront probablement quelques avancées immédiates : une mesure par ci, un retrait par là, quelques subsides supplémentaires au détriment des finances publiques moribondes. Mais, beaucoup plus profondément et à moyen terme, le pays entier sera évidemment perdant à ce jeu de dupes. Un pays déjà déclinant, à l’économie exsangue, à la dette abyssale, qui ne tentait même plus de se relever, juste de faire illusion avant de subir de plein fouet cette déferlante contestatrice, accompagnée de son lot de violences.

Un contexte viral ?

Que se passe-t-il en France s’interroge-t-on à l’étranger ? Comment a-t-on pu en arriver là ? Jusqu’où ? Jusqu’à quand ? Et dans quel but ? Les uns s’étonnent, les autres tentent de comprendre. Et beaucoup sur le vieux continent s’inquiètent de ce « mal français », ce pays étrange qui ne s’aime plus et ne croit plus en lui. Et si le virus essaimait dans d’autres contrées voisines ? Si la vague se propageait au-delà de nos frontières… Quelques mouvements ont déjà agité l’Italie, l’Espagne, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne … et même la paisible Confédération Helvétique (ce qui est presque un comble). Si donc le phénomène s’étendait, ce serait probablement le preuve que l’Europe est profondément malade.

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À propos de l'auteur

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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