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Airbus Clermont Porto Volotéa Photo 7 Jours à Clermont
Airbus Clermont Porto Volotéa Photo 7 Jours à Clermont
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Clermont-Porto c’est reparti avec Volotéa

À l'occasion du vol inaugural de la liaison Clermont/Porto ce 6 novembre, la compagnie Volotéa s'implante durablement en Auvergne, un soulagement pour l'aéroport de Clermont-Aulnat et la communauté portugaise clermontoise. le retour de ces vols marquent le coup d'envoi d'une nouvelle dynamique économique et de reconquête du trafic aérien local.

Avec sa dérive décorée façon tissus vichy rouge, un Airbus de la compagnie Volotéa a décollé, ce 6 novembre, de l’aéroport de Clermont-Aulnat en direction de Porto. 170 passagers avaient réservé leur voyage pour ce vol inaugural vers le Portugal, pour la plus grande satisfaction de la communauté portugaise clermontoise (la plus grande de province avec 30 000 personnes) qui attendait ce moment depuis le dernier vol de Ryanair en mars dernier.

Sur le tarmac, au milieu des officiels, deux personnes étaient particulièrement satisfaites : Gilles Gosselin, directeur Volotéa France, et Jean-Pierre Brenas, président de l’aéroport, qui voyaient enfin se concrétiser un accord après de longues semaines qui ont conduit à un accord commercial.

Gilles Gosselin : “Volotéa est la compagnie aérienne des capitales régionales”

Volotéa et l’aéroport de Clermont étaient faits pour s’entendre ?
Volotéa est une compagnie aérienne des capitales régionales, des petites et moyennes villes, particulièrement en France où il y a eu une approche toujours très jacobine du transport. On va sur Paris pour aller ensuite ailleurs. Volotea apporte desస్తున్నాయి différentes où on va d’un point A à un point B sans passer par Paris et c’est ainsi qu’on a construit en 14 ans un réseau de 290 routes au départ de France. Je vous rappelle qu’on est aussi la première compagnie aérienne domestique en nombre de routes en France, on en a 74. Voilà, c’est nous qui faisons Nantes, Montpellier, Caen, Toulouse, Brest, Nice, donc c’est un réseau qui est très varié et qui est basé sur un besoin. La mobilité est essentielle pour le bonheur des citoyens, pour le développement économique, pour la souveraineté, et c’est ce qu’on apporte aux régions.

Cette ligne vers le Portugal, depuis Clermont, était une évidence pour Volotéa ? Il fallait tenter le pari ?
On travaille avec l’aéroport de Clermont depuis de nombreux, nombreux mois. Je salue le travail de la SMACFA qui a été très pugnace pour nous convaincre. Après, c’est vrai que les études de marché montraient que oui, il y avait du potentiel après que l’un de nos concurrents se soit retiré. On l’a étudié avec encore plus d’attention, nous sommes heureux de le reprendre et on espère que cette implantation à Clermont sera à terme une implantation plus solide.

Avec novembre, un premier mois où il y a déjà beaucoup de réservations ?
Oui, on a 90 % de remplissage. Vous voyez l’avion qui est le premier vol Porto-Clermont était à 150 passagers, ce qui montre qu’il y a aussi une clientèle résidente au Portugal qui a besoin de venir à Clermont et le vol qui part là à l’instant est complet et il sera complet lundi et toutes les semaines jusqu’à fin novembre. J’ai pas encore de visibilité sur décembre, mais c’est très engageant également.

Le transport aérien face à une problématique du coût du carburant

Pourrait-on vous revoir bientôt pour d’autres lignes ?
Alors je l’espère… bientôt, je ne sais pas ce que ça veut dire, mais nous sommes une entreprise. Toute entreprise doit se développer… Après, comme vous le savez, on est face, le transport aérien est face à une problématique du coût du carburant, comme toutes les citoyennes et les citoyens ou toutes les PME ou grandes entreprises. Le transport aérien consomme du carburant, donc on est sur une approche plus prudente, mais à nouveau, on travaille avec l’aéroport pour regarder les lignes potentiellement intéressantes pour vous comme pour nous.

L’aérien est en décrochage, selon vous, y a-t-il du potentiel ?
Il y a bien sûr du potentiel et on est vraiment spécialistes. Hier, j’ai inauguré la 12e base de Volotea en France à Montpellier. L’escale de Clermont est la 27e escale que nous avons en France. Nous sommes par exemple le premier opérateur à Cannes avec plus de 350 000 sièges annuels. Donc on sait, on a cette expertise que en région, il y a du potentiel, il y a un besoin et nous avons bien sûr cette même analyse sur Clermont.

On parle de Paris et d’autres destinations ?
Alors Paris, c’est un sujet, nous sommes déjà présents sur Paris puisque nous opérons deux vols quotidiens entre Lourdes, Rodez, Limoges et Paris qui fonctionnent extrêmement bien, en particulier le cas de Lourdes et de Rodez qui ont un peu plus de maturité. Sur Rodez, nous avons triplé le trafic par rapport à l’ancien opérateur. Donc nous avons aussi cette expertise, nous opérons d’Orly d’un terminal très efficace, mais ça peut être surtout d’autres destinations. Nous avons 22 bases en Europe, en particulier en Italie, en Espagne et bien sûr en France. Nous sommes aussi un spécialiste de l’Afrique du Nord, nous sommes un gros opérateur entre les régions et l’Algérie en particulier. Donc oui, il y a du potentiel pour de nombreuses destinations.

Les officiels pour le vol inaugural Volotéa vers Porto Photo 7 Jours à Clermont
Les officiels pour le vol inaugural Volotéa vers Porto / Photo 7 Jours à Clermont

Pour Jean-Pierre Brenas, l’aéroport de Clermont doit viser un minimum de 250 000 passagers par an

Les premiers passagers qui embarquent vers Porto sur un vol Volotéa, c’est une bonne nouvelle pour Clermont.
Oui. Oui, on est très heureux, ça fait longtemps qu’on y travaille, et c’est une destination qui était très attendue des Auvergnats, en particulier de la communauté portugaise, à qui on le doit bien, qui nous avait sollicités, qui apporte beaucoup à l’Auvergne, au développement économique auvergnat et on se devait quelque part de leur rendre avec l’arrivée de Volotea et ses deux rotations hebdomadaires.

Le nombre de réservations sur les premiers vols est positif. L’aéroport regarde déjà vers l’avenir ?
Alors déjà, on va bien stabiliser celle-ci et ça se passe très bien puisqu’on est sur 90 % de remplissage sur le premier mois. Notre ambition, c’est de faire revenir des avions, en particulier de développer cette ligne, voire d’autres destinations, éventuellement avec Volotea, là où Volotea a des avions basés, en Europe du Sud, et en Afrique du Nord, mais notre ambition, effectivement, c’est de revenir à une situation antérieure. Je vous rappelle que nous avions outre Porto, Fès et Londres, Londres notamment, liaison très importante pour les relations économiques.

“Nous tablons sur 40 000 passagers uniquement avec le vol de Volotea vers Porto”

Il y a eu 100 000 passagers perdus là sur cette année, peut-on espérer un sursaut de l’aéroport de Clermont ?
C’est toujours douloureux de rappeler cela, mais je crois qu’aujourd’hui, avec cette arrivée du vol vers Porto, on est dans une nouvelle dynamique. Il faut que les gens prennent l’avion ici, pas à Saint-Exupéry à Lyon, parce que au départ de Clermont, via les correspondances à Roissy, on a toutes les destinations du monde. Il est inutile d’aller faire 2 heures de route, payer des péages, et aller à Lyon. Il faut partir de Clermont, utiliser cet aéroport. Il y a des prix intéressants quand on s’y prend très tôt ou très tard, parfois au dernier moment. Pour les très jeunes ou les personnes âgées, il y a toujours des promotions. Donc, j’insiste, la première chose à faire est bien de prendre l’avion, parce que c’est comme ça que les compagnies aériennes se stabiliseront chez nous si on remplit leurs avions.

Par le passé, on a vu plusieurs compagnies aériennes venir à Clermont et puis en repartir malheureusement. Est-ce que Volotea est une compagnie solide ?
Volotea connaît des difficultés actuellement, mais on sait pourquoi. Il y a un contexte international avec la hausse du kérosène, il y a le contexte national avec les taxes françaises, mais tout ça peut évoluer. Donc, il faut remplir les avions de Volotea avec la communauté portugaise et avec tous les Auvergnats, mais aussi faire venir des Portugais ici en Auvergne, remplir les avions, en espérant que tout cela s’arrange sur le contexte international et sur le contexte national au niveau des taxes. C’est comme ça qu’on pourra assurer la pérennité de cette ligne.

Et si l’on parle de la santé générale de l’aéroport ?
Eh bien, l’aéroport a perdu… Quand nous étions à 1 million de passagers il y a quelques années, 500 000 avec le départ de Régional, 250 000 avec le Covid et puis encore moins avec le départ de Ryanair. Donc là, nous allons repartir. Nous tablons sur 40 000 passagers uniquement avec le vol de Volotea vers Porto, et puis l’idée, c’est d’autres destinations pour retrouver le niveau d’avant, un minimum de 250 000 passagers par an.

Vous espérez encore une réouverture de ligne vers Orly ?
Oui pour Orly, on travaille sur la mise en place d’une ligne d’aménagement de territoire avec obligation de service public, c’est-à-dire une ligne qui serait pérenne, parce que nous considérons que pour Paris-Centre, Orly est préférable. Pourquoi ? Parce que quand on arrive à Orly, on est à 25 minutes de Châtelet, du centre, alors que quand on arrive à Roissy, on est à 60 minutes de Châtelet. Donc l’idée est de favoriser cette ligne vers Orly qui nous semble indispensable et nous avons bon espoir pour 2027.

Aujourd’hui Volotea, il y a deux jours, Hop annonçait des embauches pour l’entretien des Airbus. La pérennité passe aussi par la bonne santé de la zone aéroportuaire ?
Oui, parce qu’un aéroport, ce n’est pas seulement une aérogare, c’est une plateforme aéroportuaire avec de l’emploi, un écosystème économique. Il y a l’AIA avec 1 400 salariés, vous l’avez signalé Hop où ils sont 340 avec 60 nouvelles embauches avec des formations assurées par le Conseil régional, pour assurer la ligne de maintenance lourde des Airbus A320 qui vont arriver à Clermont. Il faut savoir que Hop Clermont est l’un des centres de maintenance les plus importants d’Europe. Donc effectivement, ce n’est pas seulement une aérogare, c’est un ensemble économique avec beaucoup d’activités industrielles, on peut citer NSE, Auvergne Aéronautique et bien sûr le trafic d’affaires.

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À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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