Une mobilisation d’ampleur avec d’éventuels rassemblements annexes, c’est de nouveau un coup dur pour le commerce de centre-ville. « Cela fait maintenant deux samedis que nos commerçants ne peuvent pas travailler normalement (…) nous ne pouvons plus nous permettre de fermer nos commerces tous les samedis », écrit-elle.
Samedi, jour des commerçants
La présidente reste le plus possible en contact avec ses adhérents durant cette période troublée, des adhérents qui témoignent des difficultés qu’ils rencontrent. Certains commerces voient une baisse sensible de l’activité et donc une hausse importante du manque à gagner, mais tiennent encore le choc grâce à leur trésorerie. D’autres, en revanche, évoquent désormais leur survie. Certains restaurateurs expliquent à Karine Gubbiotti qu’ils ne peuvent tout simplement plus continuer leur activité avec des chiffres d’affaires aussi faibles que ceux enregistrés les deux derniers samedis.
Si le choix du samedi permet aux manifestants de défiler sans impact sur leurs salaires, pour les commerçants, c’est tout l’inverse, puisqu’une grande partie du chiffre d’affaires est réalisée le samedi. De plus, traditionnellement, la campagne commerciale des fêtes de fin d’année débute à la Toussaint, et c’est généralement cette période assez courte de 6 ou 7 semaines qui permet aux entreprises commerciales d’atteindre leur rentabilité annuelle.
Travailler dans les conditions de sécurité nécessaires
L’association Cœur de Ville demande donc que les commerces puissent travailler samedi prochain, le 31 octobre, « dans des conditions de sécurité adaptées, avec une présence des forces de l’ordre suffisante pour protéger les commerçants, leurs salariés et leurs clients ». Mais ce message se heurte à celui des institutions, qui auraient plutôt tendance à préconiser d’éviter le centre-ville durant les manifestations pour des raisons évidentes de sécurité. Certains commerces avaient d’ailleurs suivi ce mot d’ordre le week-end dernier en laissant leur rideau baissé tout ou partie de la journée, ce qui n’était pas neutre sur leur activité.
Karine Gubbiotti en appelle à la responsabilité des consommateurs
Dans cette situation, la présidente de Cœur de Ville appelle les habitants de Clermont et des alentours à revenir dans les boutiques, les commerces de proximité et les restaurants, expliquant qu’à l’heure actuelle, chaque achat compte. Elle évoque même un geste simple de soutien, tout en rappelant que l’on peut aussi faire des achats toute la semaine sans attendre le traditionnel samedi.
Karine Gubbiotti pointe également le comportement des consommateurs qui ont pris l’habitude de consommer sur Internet au détriment du commerce local. Au-delà de la mobilisation des Gilets jaunes, cette question est devenue primordiale pour la survie des commerces et de l’animation des centres-villes. « Nous nous battons pour faire vivre notre centre-ville, mais nous ne pourrons pas y arriver seuls », lance-t-elle, appelant ainsi chacun à prendre ses responsabilités de consommateur et de citoyen.









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