Une place de Jaude végétalisée, on en rêvait, avec Pâture, le Sommet de l’élevage l’a fait, pour célébrer l’année du pastoralisme et venir à la rencontre du grand public afin de le sensibiliser au vivant et à l’importance de soutenir la filière viande du Massif par des achats écoresponsables.
Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin, et l’opération Pâture est déjà en phase de démontage, rendant progressivement à la place centrale de la ville son ambiance trop minérale.
Beaucoup de Clermontois se sont posés la question : que vont devenir tous ces végétaux posés de manière éphémère maintenant que l’événement est terminé ?
Le Sommet de l’élevage, qui revendique le statut de Mondial de l’élevage durable, avait bien évidemment imaginé une fin heureuse pour ces plantes et ces arbres qui ont rendu la fête un peu folle.
Une seconde vie toute tracée
La bonne nouvelle est que tous les végétaux installés cette semaine pour Pâture, ont droit à une seconde vie. Pour tous les arbres, le Sommet a signé un partenariat avec le lycée horticole de Marmilhat qui va les récupérer pour les remettre en terre et leur rendre une vie normale. Par la suite, ils seront utilisés pour les différentes actions menées par l’établissement.
Les petites plantes, comme les fougères ou les plantes aromatiques que l’on trouve au sud du Massif central, vont elles aussi avoir droit à un recyclage opéré par le lycée. Tous ces végétaux vont donc se retrouver entre de bonnes mains et ne finiront pas livrés en pâture aux lombrics et cloportes du compost.
La pelouse de la prairie, quant à elle, ne va pas partir à Lempdes, mais chez des habitants de la métropole. Certains chanceux vont pouvoir récupérer les plaques d’herbe qui se roulent comme on roule des tapis pour les disposer dans leurs jardins. Certes, certaines plaques ont souffert du passage intensif du public durant 72 heures, mais l’herbe et la pelouse possèdent une capacité de résilience étonnante. Avoir un peu de l’événement Pâture dans son jardin, il faut l’avouer, l’idée est séduisante, surtout quand on connaît la difficulté à redonner du peps à la nature après un été caniculaire.







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