Jusqu’en 2024, le musée Bargoin présentait des collections archéologiques principalement issues du bassin clermontois et du département du Puy-de-Dôme, mais aussi des collections textiles extra-européennes.
À partir de 2025, l’équipe du musée a commencé à préparer le futur déménagement de ses collections en réserve, vers le nouveau centre de conservation des musées métropolitains, construit par Clermont Auvergne Métropole à Cébazat. Il s’agissait de dépoussiérer les collections, de les consolider, de les informatiser et de les conditionner, un travail rendu obligatoire car le nouveau centre classera les œuvres non par musée mais par thématiques.
Durant ce travail, le musée était resté partiellement ouvert puisqu’il était toujours possible de visiter la salle des ex-voto de la Source des Roches de Chamalières récemment refaite et le hall où a été installée la statue équestre du dieu Jupiter terrassant un monstre anguipède, rentrée de restauration.
Seconde phase
Le chantier des collections terminé fin juillet, le musée Bargoin vient d’entamer une seconde phase de travaux, celle de la rénovation qui nécessite sa fermeture complète.
Lorsqu’il rouvrira, le musée Bargoin sera entièrement consacré à l’archéologie et l’histoire du territoire, les œuvres textiles extra-européennes rejoignant, quant à elles, les collections du MARQ, le Musée d’art Roger-Quilliot.
Pour autant, la vie publique du musée n’est pas stoppée. Certaines de ses pièces sont présentées « hors les murs » lors d’expositions comme Trésors de la Préhistoire en Auvergne, visible au MARQ jusqu’au 20 septembre prochain ou à la Maison archéologique des Combrailles de Voingt.
Les ateliers et les événements ont, quant à eux, trouvé un hébergement provisoire dans l’ancienne Bibliothèque Lafayette de Clermont, située derrière le musée.
Financé grâce à un legs de Jean-Baptiste Bargoin
Le musée Bargoin porte le nom du clermontois Jean-Baptiste Bargoin, riche industriel qui a légué en 1885 une partie de sa fortune à la ville de Clermont, dans le but de fonder un musée.
La construction du bâtiment fut confiée à l’époque par la ville à l’architecte clermontois Joseph Dionnet, qui imagina une façade néoclassique ornée de bas-reliefs en marbre représentant les Arts, œuvres du sculpteur Gray, alors que les grilles portent la signature du célèbre ferronnier d’art Bernardin.
Imaginé à la fin du XIXe siècle, le musée a toujours été hybride puisque destiné à présenter, dès son inauguration en 1903, des collections de beaux-arts, mais aussi de nombreuses pièces archéologiques découvertes sur le territoire. En particulier, une partie des objets des collections romaines provenant des découvertes faites dans les ruines du temple de Mercure au sommet du puy de Dôme, lors des travaux de construction de l’observatoire météorologique en 1873.
Les collections archéologieque s’étant étoffées au fil des années, il est apparu légitime de consacrer la totalité du bâtiment aux pièces alant du Paléolithique à l’Antiquité gallo-romaine.











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