Le constat est sans appel. Après un mois de juin étouffant, marqué par une canicule extrême et un manque cruel de précipitations, les sols du Puy-de-Dôme sont plus que jamais vulnérables. Depuis le 1er juillet, la menace s’est concrétisée : plusieurs départs de feux ont déjà été enregistrés dans le département, causant d’importants dégâts matériels et environnementaux.
Pour faire face à cette situation, le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS 63) est sur le pont 24h/24. Mais pour tenir la distance, les secours ont besoin de toutes leurs forces vives.
Les pompiers volontaires, maillon fort de la sécurité
Dans le Puy-de-Dôme, la réalité du terrain est simple : 85 % des effectifs du SDIS sont des sapeurs-pompiers volontaires. Ces hommes et ces femmes ont une vie professionnelle en parallèle de leur engagement. En cette période de crise, leur capacité à quitter leur poste de travail pour rejoindre les casernes est devenue une variable absolument cruciale pour contenir la propagation des flammes.
Devant l’urgence de la situation, Anne Frackowiak-Jacobs, préfète du Puy-de-Dôme, Jean-Paul Cuzin, président du SDIS 63 et le contrôleur général Christophe Glasian ont lancé un appel commun et solennel à l’ensemble des employeurs du département. “Cette mobilisation reste exceptionnelle, mais elle est aujourd’hui indispensable pour mener à bien les opérations de secours et limiter les dégâts”, rappellent-ils de concert.
Les entreprises et la loi
Pour rappel, l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires est encadré par la loi. L’article L.723-12 du Code de la sécurité intérieure prévoit que les salariés volontaires peuvent bénéficier d’autorisations d’absence exceptionnelles sur leur temps de travail pour participer aux interventions de secours ou à des formations professionnelles.
Si l’employeur conserve le droit de refuser la libération de son salarié en cas de “nécessités impérieuses” liées à la bonne marche de son activité, les autorités demandent aujourd’hui un effort de solidarité et de flexibilité généralisé. C’est grâce à cette réactivité que le SDIS 63 pourra maintenir un niveau d’effectifs suffisant pour protéger les communes et la nature puydômoise au cours des prochaines semaines.
















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