Volvic reste contestée pour son appropriation de la ressource en eau et son utilisation massive du plastique, réputé pour être néfaste à l’environnement et à la santé humaine. Malgré tout, l’entreprise, propriété du Groupe Danone, fait des efforts conséquents pour être plus écolo-compatible en travaillant sur plusieurs domaines à la réduction de son impact environnemental.
Sa méga-usine, au pied de la chaîne des Puys, où travaillent plus de 1 000 salariés, est engagée depuis 2017 dans un programme de modernisation de ses lignes de production. Le volume des prélèvements en eau a été réduit de 13 % après signature du PURE (Plan d’utilisation rationnelle de l’eau), la consommation énergétique a baissé de 26 % et, depuis 2024, l’usine est même alimentée intégralement en électricité renouvelable.
100 % de PET recyclé pour 100 % des bouteilles
Les efforts de Volvic concernent aussi les bouteilles avec un programme lancé depuis presque 10 ans sur l’utilisation de plastique recyclé, en collaboration avec l’ADEME, l’agence de la transition écologique. Depuis octobre dernier, 100 % de la production de Volvic a basculé vers le 100 % PET recyclé. Le site auvergnat est d’ailleurs l’un des premiers sites d’embouteillage d’eau minérale naturelle en France à atteindre ce niveau d’engagement.
Le PET, ou polytéréphtalate d’éthylène, qui est employé pour conditionner eau et boissons, possède une empreinte carbone plus faible que d’autres matériaux, et il est le plastique le plus recyclable au monde. Si son utilisation permet de réduire l’empreinte carbone, il n’est pas recyclable à l’infini et reste générateur des fameuses microparticules que l’on retrouve un peu partout dans la nature.
Réduction des émissions carbone grâce à une chaudière biomasse
Après le plastique, la Société des eaux de Volvic s’est également engagée dans un autre chantier d’envergure, toujours avec le soutien de l’ADEME. La construction d’une chaudière biomasse vient d’être lancée, ce qui permettra à terme de réduire de plus de 60 % les émissions de carbone du site d’ici 2027.
L’installation est destinée à remplacer la chaudière à gaz utilisée pour la production de vapeur et couvrira plus de 70 % des besoins en vapeur du site. La chaudière sera alimentée avec des ressources locales, ce qui permettra d’économiser annuellement 3 900 tonnes de CO₂ fossile.
Ce projet représente un investissement de 5,5 millions d’euros, dont 1,6 million financé par l’État via le programme France 2030, opéré par l’ADEME. La livraison de la chaudière est prévue début 2027.










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