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Marc François.
Photo Fanny Reynaud.
Edito

Perdre son honneur, perdre ses illusions

Les rêves olympiques ou élyséens peuvent mal tourner si l'on en croit l'actualité récente.

Le C.I.O est le grand perdant de l’affaire Peng Shuai. Tandis que la WTA, au détriment de ses intérêts, n’a pas hésité à prendre clairement position pour la tenniswoman privée de liberté, les édiles olympiques ont une fois encore prouvé leur manque de courage. Le cul entre deux chaises, gênés aux entournures, à deux mois des J.O d’hiver, ils tentent de ménager les autorités chinoises, quitte à y perdre leur dignité. Mais fallait-il attendre une autre position de la part de responsables qui ont depuis longtemps bradé les valeurs du sport pour se vendre aux plus offrants, comme l’avait déjà prouvé l’attribution des Jeux d’hiver à Pékin, quatre ans après le rendez-vous coréen ? Deux pays qui n’ont aucune tradition en matière de sports d’hiver.

Il s’y voyait déjà

Xavier Bertrand, pour sa part, est le grand perdant de la primaire, organisée au sein du Parti Républicain. Le président de la région Nord, qui, il y a quelques mois, s’imaginait à l’Elysée, n’a même pas franchi le premier tour, devancé par Valérie Pécresse et Eric Ciotti. Un camouflet pour l’ancien ministre de la santé puis du travail. Les militants lui ont fait payer son départ en grandes pompes du parti, tout autant que son manque de charisme et, plus encore, sa « Macron compatibilité ». Reste à savoir maintenant si la candidate choisie sera de taille à contrecarrer l’affiche entre l’actuel Président de la République et Marine Le Pen qui se dessine aujourd’hui. Le match à trois s’annonce déjà, à moins qu’Eric Zemmour, qui vient de traverser une séquence difficile, ne parvienne à rebondir.

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Quant au Parti Socialiste, il pourrait bien être le grand perdant de la prochaine présidentielle. Le moins que l’on puisse dire est que la candidature d’Anne Hidalgo ne semble pas susciter l’enthousiasme populaire. A tel point que l’on chuchote que la maire de Paris pourrait jeter l’éponge plutôt que de risquer l’humiliation. Mais si elle n’est pas le bon cheval pour la course aux voix, sur quel étalon miser ? La gauche, exsangue et en désordre de marche, risque d’être loin du compte.

À propos de l'auteur

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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