Accueil » Environnement » La Ferme Urbaine de Clermont-Ferrand
La ferme urbaine de Clermont-Ferrand dans le quartier Vallières.
Environnement Lundi

La Ferme Urbaine de Clermont-Ferrand

Dans le quartier de Vallières, une poignée de maraîchers atypiques révolutionnent un terrain vague pour en faire un potager participatif. L'agglomération soutient ce projet citoyen. Au printemps prochain, les premiers légumes sortiront de terre.

Il y a ceux qui parlent et ceux il y a ceux qui font. Et Laurent Rhor est de ceux là. S’il pourrait tout à fait argumenter, palabrer ou théoriser pour convaincre, Laurent Rhor prends plutôt le parti de démontrer par l’exemple. Touche à tout surdoué, Laurent Rhor cultive depuis longtemps, l’amitié, la poésie, la musique, la politique, le journalisme, les haricots verts, les pommes de terre, la mélisse et les courgettes ! Rue du Pavin, à deux pas de l’avenue de la Libération, entre Beaumont et Chamalières, sur une friche avec une vue imprenable, il a posé sa binette cet été. Depuis longtemps il en rêvait : le projet de Ferme Urbaine de Clermont-Ferrand se concrétise enfin. A ses cotés, Tatiana, étudiante en géographie environnementale et d’autres « maraîchers » de fortune, séduits par le projet.

Des plants et des légumes pour tous

« Nous allons produire des fruits et légumes, mais surtout des graines, des plants, des aromatiques en appliquant les principes de la permaculture. Nous pourrons tester des méthodes alternatives de maraîchage, mais aussi de construction, de travail de la terre, de lien social… » explique la jeune géographe. Une maisonnette en pierres posée au centre du terrain est en cours de restauration, des murs en pierres sèche, des bacs de culture en palette animent l’espace. « A terme l’idée c’est de faire du lien entre les gens et avec des structures qui portent les mêmes valeurs que nous » reconnaît Laurent Rhor.

Créer du lien social

Pour démontrer qu’une alternative au consumérisme enrichit et ouvre des horizons à Clermont-Ferrand, la Ferme Urbaine prends son essor grâce à de nombreux dons : palettes pour construire des bacs de culture et un accueil pour les bénévoles, litière et fumier de cheval trouvé à l’École d’Ostéopathie Animale de Châtel-Guyon, outils et matériel de bricolage et de jardinage, pierres pour construire des murs en pierres sèches… Des bénévoles enthousiasmés par le projet se relaient déjà sur le terrain depuis juillet. L’agglomération a pris à sa charge le défrichage des 3800 m2 dédiés au jardinage. Le terrain est mis à disposition de l’association pour les dix prochaines années. Une seconde parcelle de 1200 m2 accueillera à terme un espace de vie, peut être même une guinguette.

contact

https://www.facebook.com/fermeurbaineclermontferrand/

À propos de l'auteur

Sonia Reyne

Sonia Reyne

Journaliste en Auvergne , elle couvre les thématiques liées à la ruralité, l’environnement, les alternatives sociales, économiques ou agricoles, le numérique et les atouts de la région. Après une longue collaboration avec La Galipote, Sonia est passée par La Gazette de Thiers, La Montagne et d'autres titres locaux. Elle collabore régulièrement aux 4 saisons du Jardin bio ainsi qu'à Village magazine. Présidente du Club de la presse Auvergne, elle préside également l'Union des Clubs de la Presse de France et Francophones.

Commenter

Cliquez ici pour commenter

Sponsorisé

Les infos dans votre boite