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Vie publique

La métropole planifie sa propreté et veut lutter contre les incivilités

Clermont Auvergne Métropole a adopté un plan "propreté" marqué par un certain nombre d'actions et une sévérité accrue pour les récidivistes en matière d'incivilités.

Une métropole qui serait plus belle et plus propre. c’est le projet poursuivi à travers le Plan de propreté et de lutte contre les incivilités adoptés par Clermont Auvergne Métropole. « Une thématique qui est l’affaire de tous » rappelle Olivier Bianchi, le président de la métropole. « Ce plan vise à améliorer le niveau de propreté du territoire mais aussi à donner une véritable impulsion dans la lutte contre les incivilités en sensibilisant, éduquant et responsabilisant les citoyens face à cet enjeu. »

Centre ville et ensemble de la métropole

Quatre grands axes sont définis afin d’améliorer l’actuelle situation : progresser en matière de propreté à travers des actions ciblées, la communication et l’information, notamment en sensibilisant la population scolaire, la meilleure coordination des équipes et la nécessaire évaluation des mesures mises en œuvre. Le plan concerne non seulement la ville de Clermont et ses différents quartiers (en particulier le centre-ville qui potentialise les phénomènes) mais l’ensemble des communes de la métropole.

Déjections canines et mégots

« En ce qui concerne les déchets animaux, il existe déjà un important effort citoyen. Les choses vont mieux » assure le maire. Un diagnostic sur l’utilisation des espaces chiens sera néanmoins réalisé. Durant la période 2018-2020, les communes pourront élargir la mise à disposition de distributeurs de sacs à déjections canines. Pour ce qui est des mégots, 1000 éteignoirs ont déjà été déposés sur les poubelles de la ville et une brigade municipale veille au grain sur ce sujet et d’autres. » Durant les trois prochaines années, nous allons également changer le parc de corbeilles en plastique afin d’éviter les incendies » explique le président de Clermont Auvergne Métropole.

Les tags, là où le bât blesse

C’est le sujet le plus fâcheux. Les tags pullulent, en particulier  sur le plateau central. Sur les murs, sur les façades, sur les portes… « Chaque année, nous mettons 320.000 € pour le nettoyage des tags. A chaque fois qu’on nettoie, ils reviennent » explique Olivier Bianchi.  Que faire donc? « Il faut continuer à lutter. Nous avons des caméras pour identifier les auteurs et nous durcissons l’arsenal des sanctions. Après, il y a des choses qui relèvent de la justice. Au-delà de la verbalisation, nous attendons que les tagueurs prennent des travaux d’intérêts généraux. »

Plus répressif

C’est l’un des volets de ce plan: le renforcement des sanctions contre les incivilités. Elles frappent en particulier les récidivistes et peuvent prendre la forme d’une facturation d’office, d’un rappel à l’ordre, de travaux d’intérêts généraux ou d’une verbalisation. « Avec notre nouvelle grille de sanctions, nous allons être parmi les métropoles les plus répressives en France » assure Olivier Bianchi.

Points noirs et points propreté

Au cours de l’étude préalable au plan, 22 points noirs ont été identifiés parmi les « points propreté » au sein de la métropole. Ils seront progressivement traités, notamment en les enterrant ou encore en les protégeant. Le plan de propreté et de lutte contre l’incivilité comportera aussi un important volet de communication: sur le tri des déchets mais aussi sur le coût des incivilités. Enfin, il devrait également comprendre un chapitre interne aux équipes, celles qui travaillent sur le terrain: meilleure coordination, mise à disposition de matériel, formation à de nouvelles techniques et valorisation du travail effectué par les agents. « Ils effectuent un gros boulot, sont engagés, ont la volonté de bien faire » assure le président de Clermont Auvergne Métropole, en guise de satisfecit… La saleté et les incivilités n’ont qu’à bien se tenir.

 

À propos de l'auteur

Marc François

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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