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Photo Claude Devaux.
Culture Vendredi

Le Valet de Cœur au temps d’Eschyle

Pour sa deuxième création de la saison, la compagnie clermontoise plonge dans l'Antiquité et adapte Les choéphores, l'une des trois tragédies de l'Orestie. Six représentations sont données au Théâtre du Valet de Cœur.

Après Molière, après Ionesco, le Théâtre du Valet de Cœur voyage dans le temps… Un très long voyage jusqu’à l’Antiquité puisque la troupe clermontoise va explorer le théâtre d’Eschyle en créant Les choéphores, l’une des trois tragédies de l’Orestie, oeuvre représentée en 458 avant l’ére chrétienne aux Grandes Dyonisies d’Athènes où elles remportèrent le premier prix. L’Orestie reste la seule trilogie liée de l’Antiquité grecque qui soit parvenue jusqu’à nos jours…

Symbolique et sacré

Eschyle ouvre une époque. Premier écrivain tragique de tous les temps, il fait de la tragédie un genre à part entière et un moyen d’expression humaine. Sa place se révèle donc considérable dans l’histoire de la littérature. Son oeuvre se situe au début du Ve siècle avant Jésus-Christ, l’âge du rayonnement athénien. Eschyle est indiscutablement “un homme de son temps”, combattant à Marathon, à Salamine, luttant dans une guerre qui devait sauver sa patrie puis lui valoir l’hégémonie, la gloire, l’empire… Son oeuvre exhale cette lutte et cette ardeur intérieure. Tout, chez lui, revêt également une valeur symbolique et sacrée.

L’histoire

Photo Claude Devaux.

Oreste revient à Argos, accompagné de son ami Pylade,le fils de Strophios. L’oracle de Delphes, Apollon Loxias, lui a formellement ordonné de punir les meurtriers de son père. Au lever de rideau, Oreste se recueille sur la tombe d’Agamemnon et se montre déterminé à accomplir ce que l’oracle exige de lui…Electre, sa sœur, apparaît alors accompagnée du chœur des captives troyennes… La tragédie des Choéphores est alors en place…

“Empreinte de dignité”

Réalisée à partir du texte publié dans la traduction de Paul Mazon, la mise en scène du Valet de Cœur se veut “essentiellement empreinte de dignité”. Le spectacle est ainsi une alternance de passages violents et de célébration devant le tombeau du père et l’imploration des dieux. “Nulle émotion, la célébration et l’imploration. L’action” explique le metteur en scène Jean-Yves Lenoir.  Ce nouveau spectacle, qui constitue un véritable défi pour la compagnie clermontoise, est ponctué par la valse opus 15 de Brahms. Les costumes ont été créés par Denis Charlemagne.

Les 10, 16, 17, 23 et 24 mars à 20h30 au Théâtre du Valet de Coeur, 8 rue Antoine Dauvergne à Clermont. 

Tél: 04-73-91-20-66; site: http://theatre.valetdecoeur.free.fr

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