Si le nuage de Tchernobyl avait eu officiellement le bon goût de ne pas franchir nos frontières, le Covid-19 n’a rien respecté. Et notre monde du XXIème siècle où les droits de chacun avaient pris l’habitude de s’asseoir sur les devoirs de tous, en prend un grand coup dans la gueule. La détresse sanitaire va se doubler d’une crise économique historique à laquelle le sport professionnel n’échappera pas.
Auteur : Yves Meunier
ll n’est guère de séries policières qui n’accordent un rôle prépondérant au médecin légiste. Il dissèque, farfouille, observe, analyse, éparpille façon puzzle afin de mettre ses collègues sur la bonne piste pour façonner une culpabilité. Au rugby, le rôle est tenu par l’arbitre vidéo.
"Les claquettes c’est plus de notre époque/ La Metro Goldwin Mayer c’est plus la meilleure/Ça balance pas mal à Paris, ça balance aussi... » 48 ans après sa sortie, le tube du duo France Gall / Michel Berger sera-t-il l’hymne des J.O. de Paris 2024 ? En attendant, la cure de jouvence olympique a installé une certaine grogne chez les recalés du programme concocté par le Comité d’Organisation. Et ça continue, encore et encore.
Ding-dong ! « Votre attention…le vol spécial Fiji Airways en provenance de Suva est annoncé avec vingt minutes de retard ». Dans le hall des arrivées de l’aéroport de Clermont-Aulnat, Jean-Pierre Romeu jette un coup d’œil à sa montre en se disant que « bon, vingt minutes de plus ou de moins, ce n’est pas grave, pourvu qu’ils arrivent ! »
La concurrence entre médias n’exclut pas la volonté commune de privilégier la diffusion d’une information responsable…en tous cas dans le domaine sportif. L’affaire n’était pourtant pas gagnée d’avance. A l’origine fut notre père à tous, Edmond Dehorter.
On aura pu éventuellement jubiler devant la détresse des Rosbifs se faisant botter le train par les Springboks en finale de la World Rugby Cup. Mais gare à trop se gausser! Alors que le rugby français et ses intermittents du spectacle sont revenus à l’ordinaire du Top 14 et de la Coupe d’Europe, on aurait tort d’ignorer l’exemplarité du pragmatisme anglais.
En cette saison où les feuilles mortes commencent à se ramasser à la pelle, s’éteignent doucement les lumières de l’été. Le ciel s’assombrit et vient parfois doucher les ambitions devenues alors illusions. Avec ou sans dérèglement climatique, avec aussi et souvent, la cupidité des décideurs du sport.
En se lançant sur la grand mare ils savaient bien qu’ils ne navigueraient pas toujours en pères peinards. Faire du vin n’est pas un long fleuve tranquille. Depuis dix ans, les aventuriers de CRESUS n’ont pas manqué d’essuyer les morsures du gel, les assauts de la grêle, les brûlures de la canicule et la sécheresse. Mais les Arvernes et leurs copains de Bordeaux et d’ailleurs savent mettre la main à la pâte pour traverser les tempêtes…fluctuat nec mergitur !
Invitée incontournable des grandes tables, l’eau minérale de Saint-Géron, qui jaillit près de Brioude, prétend réduire la fatigue et accroître le métabolisme énergétique. A deux pas de là, les Trémoulière pourraient bien avoir branché les robinets de la ferme sur la source à l’étiquette ‘’bleu-blanc-rouge’’.
Le tricolore qui va si bien à la fille de la maison, sacrée numéro un du rugby mondial 2018.
L’info n’a pas encore fuité mais il est très probable que Julian Alaphilippe adore les épinards. Comme Obélix il serait tombé dans la marmite quand il était petit. On pense aussi que les footeux clermontois y ont largement goûté pendant l’intersaison et l’on est impatient de savoir si leur mise au ‘’vert’’ estivale aura été bénéfique à nos ‘’Jaune et Bleu’’.

