Rétrospectivement, c’est un peu l’histoire de Boudu. Pas celui des nuits clermontoises (salut Serge !) mais l’autre, le Boudu qui fut sauvé des eaux avant d’entamer une improbable cohabitation avec son bienfaiteur. Là, il s’agissait de repêcher des ‘’rouge et bleu’’ sur le point de boire la tasse en les associant à des ‘’jaune et vert’’ dépositaires, bon an mal an, des grandes heures de l’histoire du basket-ball auvergnat. Et alors… ?
Auteur : Yves Meunier
Au terme d’une saison clermontoise qui aura vu l’ovale se dégonfler à vue d’œil et le ballon rond manquer de peu un beau challenge, une petite visite au centre de formation qui, depuis l’été dernier, unit l’ASM Omnisports et le Clermont-Foot 63, nous plonge dans une ambiance de félicité.
Amputée d’abord de sa forte contribution au XV de France, plombée ensuite par une pandémie de blessures sans précédent qui a fait déborder l’infirmerie, trahie par la certitude que ses jeunes talents suffiraient à tenir le top niveau, l’ASM a donc fini par couler avant d’arriver aux ports…notamment celui de Bilbao, théâtre de la finale européenne.
« Dans le rugby…la femme est l’avenir de l’homme ! ». Ni Aragon, ni Ferrat n’avaient envisagé la chose sous cet angle mais Mourad Boudjellal, lui, n’a pas hésité à l’affirmer. Et comme le bouillant président du RC Toulon ne dit pas que des bêtises, nous sommes prêts à le croire.
Sur la lande de Clermont nord, entre les rues Robert Lemoy et Adrien Mabrut, voici bientôt trente ans que la ZAD ‘’Notre Dame des courants d’air’’, autrement dénommée Stade Montpied, attend sa consécration. Faute d’être convaincus que le foot puisse un jour opérer dans la cour des grands, les élus se ‘’refilent’’ la patate chaude et les spectateurs lâchent prise.
Pour tout vous dire je m’apprêtais, en ce début d’année, à évoquer les choses de la vie du foot clermontois. Mais l’actualité médicale du rugby ‘’Jaune et Bleu’’ me pousse finalement à prolonger l’une des réflexions entamées en décembre concernant les dérives de l’Ovalie.
La France organisera la Coupe du Monde de Rugby en 2023. Un bel arbre pour cacher la forêt alors que notre rugby pro, asphyxié par le fric, semble condamné à l'errance éternelle.
C'est comme ça quand on vend son âme au diable.
Cette relation explique sûrement l’ambiance très ‘’famille’’ du VBCC où la trésorière Peggy est amie d’enfance de la présidente Mylène dont l’ex-coéquipière Audrey, en charge du secrétariat, fut dirigée par l’entraineur Atman lorsque tout ce petit monde portait les couleurs de Riom. Bref, au VBCC on avance en rangs serrés. Chaque dossier soumis au bureau directeur ayant été préalablement débattu sur l’oreiller, les prises de décision en sont grandement facilitées. Quand il l’appelle ‘’la chieuse’’, elle lui rétorque des ‘’mon chéri’’ et tout s’arrange très vite. Entre eux c’est fusionnel...


