Un président heureux
Pas de doute, la Yellow Army est bien de retour. Les couleurs jaune et bleu ont souvent illuminé nos écrans, puisque, comme le signale le club de l’ASM, 10000 supporters ont voyagé sur les terrains de France, et même hors frontières. « Les supporters se reconnaissent dans cette équipe, dans les valeurs qu’elle véhicule », souligne Christophe Urios, qui aimerait donner encore plus pour la Yellow Army. Cafés Jaunards, entraînements délocalisés, entraînements ouverts, concerts, Oktober fest, Barbecue, les afterworks au Stade Marcel Michelin : tout est fait pour que chacun puisse trouver sa place et s’épanouir. Autant dire que le club s’investit à fond, et prend soin de ses supporters. Du côté de l’interclubs,c’est pas mal non plus : « Je suis heureux, car ce que nous avons mis en place a bien fonctionné. Nous arrivons aux 20 ans de l’Interclubs, donc il y aura encore plus de choses l’année prochaine », informe Alexis Rabier. Et puis, les déplacements ont retrouvé de la saveur, avec des organisations au top grâce aux différents clubs de supporters. Il y en a aussi pas mal qui se déplace par leurs propres moyens. Cela donne du baume au cœur, pour l’année prochaine », poursuit-il. « Christophe Urios a su remettre la Yellow Army, au centre du village ; du coup, cela a été plus facile pour moi, avec le soutien du club, de pouvoir créer des animations », explique le jeune président, fervent défenseur du travail de l’ancien manager de l’UBB. « Il faut se souvenir dans quel état était le club, à son arrivée », rappelle-t-il.
Des regrets et des espoirs
La non-qualification dans le Top 6, corrélée à une campagne européenne désastreuse a laissé pas mal de regrets au pied des volcans d’Auvergne. Le discours est donc identique du côté de Christophe Urios, que du côté du Président de l’interclubs. « Il y a des matchs qui laissent énormément d’amertume. Nous perdons 3 fois à domicile. Nous avons été inexistants face au Racing, et nous nous sommes trompés contre Montpellier à la maison. À l’avenir, dans ce top 14 difficile, nous devons être intraitables à domicile », rappelle Christophe Urios. « Sans oublier ce match à Perpignan, où nous jouons en supériorité numérique sans arriver à nous imposer », relate Alexis Rabier, qui souhaite que son équipe soit présente dans les grands rendez-vous, ce qui n’est pas suffisant aujourd’hui. Malgré tout, les supporters ont continué à venir soutenir leur équipe, preuve que le lien est aujourd’hui solide, entre le club, et la Yellow Army. Le stade Marcel Michelin est devenu un vrai village, un endroit fait pour les supporters, un lieu où l’on vit sa passion autour du rugby à fond. « C’est vrai que cela fait plaisir de voir le stade comme cela, avec autant de ferveur.
L’organisation est parfaite, la restauration est top, et nous n’attendons pas trop longtemps pour se faire servir », notait un supporter Bourbonnais, juste avant le match contre le Racing. Et des espoirs, il y en a forcément, avec les formidables résultats des jeunes du centre de formation. Une formation Clermontoise qui retrouve des couleurs, avec un titre de champion de France pour les espoirs qui arrive à point nommé pour alimenter le groupe professionnel.
Pas le droit à l’erreur
« C’est évident que la saison prochaine doit être celle de l’aboutissement. Nous n’aurons pas l’excuse d’être « en reconstruction », puisque les bases sont sérieusement posées maintenant », déclare Alexis Rabier. Des propos qui vont dans le sens du technicien Audois, qui souhaite que son équipe s’améliore sur le versant de la discipline, sur la défense, qu’elle soit plus pragmatique dans la zone de vérité. Tout ce qui fait que l’ASM pourra alors basculer, et s’ancrer dans ce top 6 de façon pérenne.
Si le club a tutoyé le haut niveau, voir le très haut niveau, l’équipe n’a pas été assez solide pour répondre aux objectifs fixés par le Président Jean-Claude Pats, en début de saison. « Nous avons des belles recrues qui arrivent, dont un numéro dix pour faire souffler Harry Plummer », avance Alexis Rabier.
Pour Christophe Urios, le recrutement a été ciblé sur des joueurs en capacité de faire basculer une rencontre. « L’ASM doit avoir de grands joueurs », précise le coach.
Et pour la rédaction de 7 Jours à Clermont, un clin d’œil est fait sur le retour de Kevin Noah, troisième ligne formé à l’ASM, qui joue aujourd’hui à Nevers. Un joueur que j’avais découvert avec les Espoirs, sur les terrains des Gravanches, et qui m’avait réellement impressionné, dans sa capacité à aller défier l’adversaire, et à être un redoutable combattant. «C’est le type de joueurs qu’il nous aurait fallu contre le Racing », prévient Christophe Urios, qui sait que ce joueur peut avoir une seconde chance ici à Clermont. Place maintenant aux vacances, avant la reprise fixée au 20 juillet, avec un programme bien chargé.














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