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Voilà déjà plus d’une semaine que les filles affinent leur préparation, sous les ordres de leur préparateur physique Simon Thomas. Nous avons rencontré coachs et joueuses qui nous parlent de cette nouvelle saison, tournée vers le 7 et le XV, sans oublier de nous donner leur avis sur cette Coupe du Monde Féminine et leur impression sur les tricolores, à 15 jours du coup d’envoi
Élise Pignot : Internationale, au club depuis 2013
« Nous avons attaqué la semaine dernière avec des séances sans trop voir le ballon, mais nous avons gardé le sourire. Cette rentrée se passe bien, les filles arrivent progressivement, et même s’il fait chaud, nous travaillons bien et nous avons plaisir à nous retrouver. Nous avons des recrues internationales, et aussi pas mal de jeunes de 18 ans à fort potentiel, qui ne demandent qu’à progresser. Cela donne envie de les accompagner, en tant que personne présente au club depuis plus de 10 ans. Tout cela ne peut qu’élever notre niveau de jeu pour aller au bout de l’aventure. Cela fait plusieurs saisons que nous sommes dans le dernier carré. Maintenant, il faut arriver à faire basculer les gros matchs en notre faveur, comme nous avons su le faire cette année à domicile contre Blagnac. Il faut que l’on arrive à être beaucoup plus pragmatique, ce qui nous a manquées l’année dernière. Tout de suite, je vais me concentrer sur le rugby à 7 en se rappelant les bons souvenirs de l’année dernière à Pau, dans des conditions météo dont tout le monde se souvient ».
Sur l’équipe de France : « Souhaitons le meilleur pour cette équipe de France pour cette Coupe du Monde. Nos 2 piliers ont fait une très bonne entrée face à cette redoutable équipe Anglaise qui a tenu le ballon 80 % du temps. Je ne sais pas si tout pourra se corriger en 15 jours, car nous n’avons pu mettre notre jeu en place. Surtout que nous allons rencontrer une solide équipe d’Italie qui ne cesse de performer. »
Vincent Fargeas : Coentraineur de l’ASM Rugby Féminin
« Les filles ont eu un programme établi par Simon Thomas (préparateur physique), avec de la musculation et du développement course, lors de la coupure. Il est en train d’évaluer un peu tout cela jusqu’à mi septembre où nous allons reprendre la main sur le rugby. Nous avons 2 objectifs en ce début de saison, avec l’événement rugby à 7 à Pau, puis le début du championnat Top 10, contre Lille à la maison, le 12 octobre.
Nous avons l’ambition de bien nous préparer pour cette saison avec une vraie rentrée le 18 août, même si certaines filles sont déjà là. À Pau, pour le rugby à 7, cela va être un nouveau format avec la qualification de 4 équipes pour disputer la finale plus tard. Nous allons intégrer de nouvelles recrues comme nous l’avons fait l’année dernière où cela avait été une belle satisfaction. Pour le championnat, nous avons la chance d’avoir un groupe assez stable. Cela va nous donner du temps pour remettre le nez dans ce que l’on a identifié. C’est-à-dire, avoir la capacité à être plus précis, et à être en maîtrise le plus longtemps possible. Nous avons 2 mois pour bien démarrer l’année, avant de recevoir Lille, et d’aller à Bordeaux. Le championnat s’annonce encore très dense avec le nouveau venu Toulon, qui nourrit des ambitions, vu son recrutement. De notre côté nous avons l’intention de nous appuyer sur ce qui fait notre force avec notre stabilité défensive qui fait notre ADN, tout en favorisant l’intégration des nouvelles joueuses. Le club nous a donné les moyens de recruter, et nous souhaitons aller le plus loin possible. »
Sur l’équipe de France : « Honnêtement, à la fin du match contre l’Angleterre, je me suis montré très inquiet du contenu livré. Nous avons été très fébriles durant cette rencontre. Pour les coachs, cela doit être très frustrant de ne pas savoir ce qui a été validé, après les grosses semaines de préparation. Nos internationales se sont montrées à la hauteur, dans un contexte où nous avons beaucoup subi. Il va falloir montrer un autre visage, et il reste 15 jours pour finir de se préparer. “

Fabrice Ribeyrolles : Coentraineur de l’ASM Rugby Féminin
« Nous sommes toujours contents de partir en vacances, et toujours heureux de retrouver les terrains, les filles, et de repartir pour de nouvelles aventures avec un groupe stable et de nouvelles recrues. Le premier recrutement a été de garder notre effectif de l’année dernière, ce que nous avons réussi à faire. Par la suite, des internationales nous ont rejoints, sans oublier des jeunes de 18 ans à fort potentiel. Il faudra bien tout cela pour espérer bien exister dans ce championnat qui ne cesse de se densifier tous les ans. Il y aura aussi 4 matchs de doublon à gérer sans nos internationales. Tout cela est motivant pour notre club qui ne cesse d’attirer de plus en plus de spectateurs. Pour notre préparation, nous avons un stage de cohésion (lieu à définir), et un match amical contre Grenoble le 27 septembre à Cusset. Nous aurons donc le temps de bien travailler.
Sur l’équipe de France : « Je suis très inquiet par rapport à ce que j’ai vu contre les Anglaises, mais aussi inquiet par ce qui est mis en place depuis quelques années. Cela fait un moment que je tire la sonnette d’alarme, et que nous ne voyons pas de réels progrès. Maintenant, nous allons attendre le déroulement de cette Coupe du Monde. Nous ferons les bilans par la suite.
Simon Thomas : Préparateur Physique de l’ASM Rugby Féminin
«C’est une année complètement différente avec des recrues de haut niveau, et qui vont accroître au sein de l’effectif, la volonté de défendre son poste. Il faut que nous montions notre niveau d’exigence en termes de préparation, tout au long de la saison.
En pré saison nos sommes très exigeants, et il faut arriver à maintenir ce niveau en phase hivernale, période plus compliquée. En ce moment, il y a des séances pour le groupe rugby à 7 qui bosse dur. Pour le groupe à XV, cela va monter progressivement après le tournoi à 7. Nous allons intégrer plus de ballon à la demande des filles lors des grosses séances, où il y aura également des exercices de cardio en navettes. Cela permet aux filles de répondre à ce rugby de haut niveau, à 7 et à XV. Avec les grosses chaleurs, on s’adapte avec Anthony Cornu notre diététicien qui veille au maintien l’hydratation des filles. C’est quelque chose de nouveau et de positif pour nous cette année. On adapte aussi les temps de récupération si besoin.
Sur l’équipe de France : « Il y a un peu d’inquiétude sur le niveau rugbystique, mais pas sur le niveau physique. Tous les échanges que nous pouvons avoir avec Mathieu (Borel) préparateur physique des Bleues abondent dans ce sens. Tout ce qui est mis en place, à ce niveau là est très pertinent, il n’y a pas de doute là dessus. Par contre mon côté supporter me donne le droit de me poser des questions sur le jeu proposé.














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