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Morgane Imbeaud devant "Le temps d'un verre", rue Saint-Esprit.
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Les coins secrets de… Morgane Imbeaud

À l’occasion de la sortie de son premier album sous son propre nom, Morgane Imbeaud dévoile aux lecteurs de 7 Jours à Clermont ses péchés mignons que nous nommerons ses coins secrets par pudeur.  

Après le succès de Cocoon première époque, Morgane Imbeaud a exploré plusieurs pistes qui l’ont conduite à différentes expériences dont les féériques Songes de Léo coécrits avec Jean-Louis Murat. Aujourd’hui, elle lance Amazone en nom propre. Morgane n’est plus “ex-Cocoon”, elle est Morgane Imbeaud à part entière. « Avant, je me cachais toujours derrière un nom. Il n’y a qu’avec “Les Songes de Léo” où je me dévoilais parce que c’est plus autobiographique, mais là encore, je me cachais derrière un personnage. En vieillissant un peu, je m’assume en tant que femme, j’assume tout ce que je dis et ce que je suis. J’ai moins peur. »  

Un album épatant qui dévoile une jeune trentenaire sous un nouveau visage, celui d’une femme qui s’épanouit avec une perception aigue et totalement lucide du monde qui l’entoure. Cette métamorphose passe aussi par une voix plus adulte qu’elle ne l’était auparavant, dans des tonalités plus basses. Fini la voix enfantine.

Parmi les jolis titres d’Amazone, disque comportant de remarquables collaborations, on trouve la superbe Si l’amour est un sport avec un texte de Jean-Louis Murat. Un morceau sur lequel Morgane s’exprime à la façon d’Alain Bashung, avec la même poésie, la même tendresse, la même mélancolie, la même nonchalance, le même phrasé. Précipitez-vous chez votre disquaire pour vous emparer d’Amazone, déjà un disque important de ce début d’année et suivez les pas de Morgane, à travers Clermont, pour découvrir ses péchés mignons, pardon, ses coins secrets.

Spliff évidemment

Et tout d’abord, un petit tour dans la rue de la Treille pour une adresse incontournable. « Spliff pour les vinyles. Je n’écoute quasiment que des vinyles. Les CD’s sont pour la voiture uniquement. On a que des vinyles à la maison. Je reste forcément attachée au son et à l’objet. On oublie un peu aujourd’hui de prendre le temps d’écouter de la musique, on oublie de prendre le temps pour tout d’ailleurs. Il faut que tout aille très vite. Faire de la musique, c’est un travail de titan. Un disque, c’est un gros investissement autant personnel que financier. J’aimerais bien que les gens prennent le temps d’écouter le disque comme il a été écrit. Pour moi, il n’y a que le vinyle pour restituer le mieux possible le travail effectué. » Après une telle déclaration, Amazone se devait de sortir aussi en format vinyle, ce qui est chose faite.

Les Ambiances pour les films d’auteurs

Morgane fréquente régulièrement Les Ambiances, le cinéma de la rue Saint-Dominique. « Il n’y a pas de pub déjà et j’aime beaucoup leur programmation. Il est nécessaire de préserver cette culture-là. On a le droit de regarder des blockbusters, mais c’est aussi très important de voir des films d’auteurs. » Que ce soit en matière de musique, de cinéma ou d’arts en général, Morgane a toujours la même approche, la curiosité l’incite à aller découvrir ce qui se pelotonne dans les interstices, les failles, les recoins, les marges pour mieux se préserver de la culture prémâchée.

Une épicerie en pensant à la planète

Épicerie en vrac, Day by Day, est située rue Saint-Genès sur le plateau central. On voit fleurir de plus en plus de commerces de ce style qui instaurent tout doucement de nouveaux modes de consommation prenant en compte l’environnement. Certes, le phénomène reste encore embryonnaire, mais il est appelé à se populariser. « Je suis attachée au futur de la planète. J’essaie de réduire au maximum les emballages et le plastique au quotidien. J’adore cette boutique. C’est aussi pour dire qu’on peut faire ses courses sans aller en grande surface. On va à l’épicerie avec ses boites, on gagne du temps et on fait travailler les producteurs locaux. C’est mieux pour la planète, tout simplement. »

Les bons vins au ” Temps d’un Verre”

« Toute l’équipe de H-Burns qui a réalisé l’album adore le vin naturel” prévient l’artiste. “C’est tout un monde que je ne connaissais absolument pas. J’avais cette image du vin bio qui avait un goût de terre. Grâce à eux, j’ai découvert plein de bons vins. On en a de super bons en Auvergne. J’ai appris ça. Pour les découvrir, Le Temps d’un Verre est l’endroit idéal. J’adore le lieu, il y a du gravier au sol, des tables en bois. Ils conseillent de super vins naturels. Et leurs planches de charcuterie locale sont les meilleures que j’ai jamais mangées. » Non seulement H-Burns a enregistré son album, mais en plus, il a donné à Morgane le goût du vin. Depuis, elle va régulièrement en pèlerinage au Temps d’un Verre, rue Saint-Esprit. Peut-être que le producteur a trouvé là une façon ludique de faire chanter Morgane une ou deux octaves plus bas que d’habitude. Ça se défend. « J’ai déjà essayé la cigarette et le whisky, ça n’a jamais marché. J’ai arrêté de fumer,  par contre,  je bois un bon whisky de temps en temps, c’est tout. »

Place de la Victoire, à l’ombre de la cathédrale

« C’est un lieu incontournable de Clermont. J’ai plein de souvenirs ici. Avant, j’allais boire des verres au Derrière. La place est hyper belle. On y fait des rencontres, il s’y déroule des manifestations. C’est un peu là où tout se passe” Pour finir cette balade intime, Morgan Imbeaud nous a donc entraîné au pied de la cathédrale, sur la Place de la Victoire. Impossible d’y échapper…” C’est un lieu de vie, une place indispensable pour la ville et ses habitants. Pour un étudiant qui arrive à Clermont par exemple et qui veut découvrir la ville, il est bien de commencer par là. On comprend ce qu’est la pierre noire avec la cathédrale, mais on comprend aussi ce qu’est que l’hiver à Clermont ! (rires) »

 

Retrouvez aussi les coins secrets de Jean-Marc Grangier, de Roberto Forés Vesès, d’Eric Roux et de Chraz.

 

 

 

À propos de l'auteur

Patrick Foulhoux

Patrick Foulhoux

Journaliste et grand amateur de musique rock, Patrick Foulhoux a collaboré pendant de nombreuses années avec des magazines consacrés à la musique (Rollling Stone, Rock Sound, X-Rock...) et des titres de la presse de territoire. Sa passion pour le Rock l'a conduit à devenir directeur artistique de labels, tourneur, manager, organisateur de festival et écrivain.

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