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Jean-Marc Grangier- photo: Magalie Canuto.
Rencontre

Les coins secrets de Jean-Marc Grangier

Jean-Marc Grangier est le directeur de la Comédie de Clermont-Ferrand, Scène nationale depuis 2002. A l’heure où il finalise la programmation de la saison prochaine, il nous emmène en balade dans la capitale auvergnate et nous propose ses coins secrets.

Rue Abbé de l’épée, évidemment

 

La balade débute rue Abbé de l’épée, siège de la future Scène nationale. Un lieu attendu, désiré, qui devrait accueillir du public l’année prochaine. Jean-Marc Grangier explique : “Il y a tellement de temps que l’on espère puis que l’on attend ce théâtre ouvert au quotidien. Ça a été des années de bagarre, pour le faire construire et, maintenant, il est en train de s’édifier, et c’est passionnant de suivre ce chantier, de se dire que le compte à rebours est en marche. Dans un an, il sera ouvert et vivant”. Il regarde le chantier, songe à son devenir et affirme : “L’une des choses très intéressante, dans le projet de l’architecte Eduardo Souto de Mora, est que chaque rue qui permet d’aborder le bâtiment présente un visage différent. L’architecte est très réputé pour être le grand maître des fenêtres. On voit qu’il s’est largement exprimé !  Cette façade représente vraiment son travail”.

Jardin Lecoq: le havre de paix  

 

Deuxième étape de la balade : le jardin Lecoq. Jean-Marc Grangier y a ses habitudes. Il y passe régulièrement pour y promener sa chienne Nessa, offerte par Jane Birkin. Avec son bulldog anglais, le directeur de la Comédie ne passe pas inaperçu. “Avant d’avoir Nessa, je venais déjà beaucoup, parce que j’habite pas très loin. J’aime beaucoup les plantes, les fleurs. C’est une de mes passions. Je trouve que ce jardin est très bien entretenu. On y trouve une variété d’arbres intéressante. Le Jardin Lecoq est un espace agréable pour se promener. On y voit des gens très différents. Il y a des joggers, des personnes qui font de la méditation, des jeunes, des individus de tous les quartiers de la ville qui viennent y passer un moment, souvent en famille” dit-il. Il poursuit : “Je croise beaucoup de gens qui ont des chiens. On peut discuter et se donner des tuyaux entre maîtres-chiens. Quand il y a de la neige, c’est formidable. Lorsque le printemps arrive, je vois l’évolution des plantes. L’automne est très beau aussi. J’ai ce besoin de vivre avec la nature”.

La gare: l’instant de l’accueil

Pour ce passeur de culture qu’est Jean-Marc Grangier, la gare de Clermont-Ferrand est incontournable. Il souligne : “La gare, ce sont les départs et les arrivées, presque hebdomadaires. Très souvent je viens accueillir les équipes artistiques qui viennent jouer à Clermont. Il est très important de faire de l’accueil, leur dire que je suis vraiment très heureux qu’ils soient là et que l’on compte sur eux pour qu’il se passe quelque chose quand ils seront sur scène. C’est un choix que les équipes soient dans la programmation. Ensuite, il est important de fixer un enjeu, que leur venue ne soit pas une simple date de tournée comme les autres. Il faut qu’ils comprennent qu’à Clermont, nous sommes heureux qu’ils soient là, que nous représentons l’image de la ville. Il faut montrer combien nous sommes accueillants et chaleureux”.

Place Sugny: le lieu du souvenir  

 

Quatrième étape de la balade orchestrée par Jean-Marc Grangier : la place Sugny. Situé entre la Préfecture et la Place de la Victoire, ce lieu lui remémore un excellent souvenir. Il raconte : “Cet endroit est très précieux pour moi car j’ai passé mon entretien d’embauche un vendredi après-midi, il y a 17 ans. J’ai retrouvé des amis, on s’est baladés en ville. J’ai trouvé cette place très belle, avec notamment la vue sur le Puy-de-Dôme. A l’époque, il y avait avant une très jolie pharmacie. Je faisais un peu le badaud, en m’imaginant vivre à Clermont. J’attendais la réponse de mon entretien. Tout à coup, le téléphone a sonné. Olivier Bianchi, qui présidait le jury, m’a dit que j’avais été choisi à l’unanimité. J’ai appris que j’étais nommé à la tête de la Scène nationale à cet endroit précis et c’est un lieu qui m’est cher”.

Liebe blume: bouquet final

 

Pour terminer la balade, Jean-Marc Grangier nous emmène près du marché Saint-Pierre, dans la jolie boutique de fleurs Liebe blume. La fleuriste a ouvert il y a deux mois seulement mais Jean-Marc y a déjà pris ses habitudes. Il nous explique son coup de cœur : “J’attendais depuis longtemps  un fleuriste aussi créatif et avec autant de goût. Quand j’ai découvert cette boutique,  j’étais très impressionné d’abord par la qualité de l’environnement, le choix des plantes. Elle travaille les fleurs de façon vraiment originale, notamment l’association des couleurs et des fleurs entre elles. Ce sont de beaux bouquets qui, en plus, se conservent vraiment bien. Quand vous avez ces fleurs dans votre maison, les gens pensent que vous les avez rassemblées car les bouquets sont à la fois travaillés et artistiques, mais en même temps « natures ». Je trouve que cette jeune femme a beaucoup de talent. Désormais, c’est mon adresse, et en plus elle aime les chiens”.   

Photos : Magalie Canuto

À propos de l'auteur

Catherine Lopes

Catherine Lopes

Journaliste diplômée de l’Ecole de Journalisme et de Communication de Marseille, Catherine arrive en Auvergne en 2006 et fait ses armes sur Clermont Première. Après plusieurs années de collaboration,  elle découvre ensuite le monde de la pige et travaille pour plusieurs sociétés de production. Elle écrit aussi pour le web et fait de la radio. Véritable touche à tout, Catherine aime avant tout raconter des histoires.

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