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Cancan Photo ASO
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Chroniques

Les cancans de l’été (vus du canapé)

Si le foot et le vélo ont dominé sans partage l’actualité sportive de la première moitié de l’été, la pompe à fric américaine nous a donné des aigreurs d’estomac tandis que le Tour inondait la France d’un plaisir populaire et gratuit.

Au matin du 14 juillet, la France nous avait offert une démonstration de force et de traditions sur les Champs Elysées. En soirée, changement de décor du côté de Dallas avec, comme en négatif, une France bleue soudainement éteinte, face à l’indomptable Roja. On s’était vu déjà avec une troisième étoile sur le maillot…on n’aura même pas la médaille en chocolat, la perfide Albion portant l’estocade à la troupe désemparée du capitaine Mbappé, meilleur buteur de la Coupe pour des prunes. Au terme de 14 ans de bons et loyaux services, le coach Deschamps aurait sûrement mérité une meilleure sortie. Bravo et merci quand-même à l’Espagne d’avoir battu de forts désagréables argentins au terme d’une finale, à 4000 dollars la place du pauvre, dont seul le résultat passera à la postérité.

Défilé du 14 juillet et M'Bappé Photod France TV
Photos France TV

Les cons ça ose tout…

Cinq siècles plus tôt, les espagnols nous avaient piqué François1er que Charles Quint restitua un an plus tard contre l’énorme rançon de 1,2 millions d’écus. Si Trump était à la place de Macron peut-être aurait-il pu envisager de négocier le rachat de la Coupe au royaume d’Espagne ? Pendant qu’on y est ! Hypothèse farfelue mais à voir ce qu’est devenu le foot- buziness… !

Avant même l’ouverture des hostilités, le quotidien L’Equipe ne s’était pas ‘’trumpé’’ avec sa une où Donald Gepetto et sa marionnette Gianni Pinocchio côtoyaient l’arbitre somalien interdit de séjour aux USA (terre de liberté). Les deux tontons flingueurs allaient manigancer une embrouille pour faire annuler le carton rouge d’un joueur étasunien, alors pourquoi ne pas acheter la Coupe ?
Selon Audiard et Lino Ventura « les cons ça ose tout…c’est même à ça qu’on les reconnaît ! »

L'Equipe
L’Equipe


Conseillé peut-être par son acolyte made in USA, le patron de la FIFA envisageait, outre de porter le nombre d’équipes à 64 pour le prochain Mondial, de privatiser en partie la compétition afin de faire encore plus de fric. A qui l’arnaque aurait-elle vraiment profité ?
L’affaire a fait flop, les 55 fédérations européennes de l’UEFA ayant notamment brandies la menace d’un boycott.
Et pendant ce temps-là, en pays Arverne…

Vers la rédemption

Dans le bâtiment, c’est bien connu, ce sont toujours les finitions qui font traîner. La tribune Est du stade Montpied n’est donc toujours pas disponible à l’heure où le Clermont-Foot, dont les comptes sont dans le rouge vif, entend prendre la voie de la rédemption avec un nouveau président-propriétaire, un nouveau staff et quelques nouveaux joueurs, de talent offensif si possible.

Sans oublier un nouveau maillot pour les matchs à domicile que le club n’a présenté ni à Jaude ni place de la Victoire, ni dans les montagnes de Suisse, mais au fin fond du Cantal sur le parvis d’un buron. Drôle d’idée ? Pas tant que ça.
À l’instar de l’ASM Clermont où Christophe Urios et le président Pats se plaisent régulièrement à valoriser le mot ‘’territoire’’ dans leurs propos ou en délocalisant le travail des troupes du côté de l’Allier, de la Haute-Loire ou du Cantal, le Clermont-Foot entend se forger lui aussi une image plus régionale.

Maillot du CF63 Photo CF63

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Il est vrai qu’à part les Verts de l’ASSE sur le flanc Est et à la rigueur Rodez côté Sud-ouest, la concurrence en Ligue2 est plutôt lointaine et il existe un territoire suffisamment vaste pour conforter la zone de chalandise. A condition, toutefois, que les prestations sur le gazon et les résultats des hommes en rouge et bleu soient à la hauteur des intentions au point de motiver de nouveaux clients et partenaires à prendre le chemin du Montpied.

La magie du Tour

De la chaîne du foot à la chaîne du vélo il n’y eut qu’à zapper depuis le canapé pour se plonger dans les délices du Tour qui, plus que jamais, affirme son statut de ‘’Fête nationale’’. Une Fête qui dépasse largement le cadre hexagonal lorsqu’on observe les foules de touristes étrangers envahissant nos routes et nos villages de France autour de l’évènement.

Vu de la télé on n’a malheureusement pas droit aux ‘’goodies’’, ces objets publicitaires qu’une caravane de 170 véhicules représentant 36 marques a essaimés au fil des 3320 kilomètres de ce Tour 2026. Bidons, peluches, mugs, casquettes font le bonheur des petits et des grands, fiers de s’afficher vêtus du maillot à pois signé Leclerc et coiffés de l’incontournable bob Cochonou.

Pogacar Photo France TV
Pogacar / Photo France TV

Les frustrés de la caravane peuvent toujours se consoler avec les achats en ligne, l’iconique bob façon vichy rouge et blanc s’affichant, d’occasion, entre 10 et 30€ selon les sites !

Pas de goodies sur le canapé mais au-delà de l’immersion dans la course et sa folle ambiance, le succès télévisé du Tour passe aussi par la découverte des paysages, des sites et des monuments qui jalonnent les étapes.

Des hauts et des débats

On peut ne pas être un fan du vélo mais savourer les images qui révèlent l’histoire de cette France vue d’en-haut dont les agriculteurs sont les actifs jardiniers. Résultat : 45,6 millions de téléspectateurs en audience cumulée, un record pour France TV même si Tadej Pogacar, le cannibale des temps modernes, prive la course de tout suspens quant à la victoire finale.
Restent en jeu les maillots vert, blanc et à pois rouge ainsi que deux marches sur le podium ou une place dans le Top10, ce qui n’est déjà pas si mal pour animer les étapes et révéler le talent d’un Paul Seixas (4 ème ) devenu idole des jeunes.

L’ogre slovène a encore de belles années devant lui pour devenir une super légende pour peu (et on ne l’espère pas) qu’il ne soit pris un jour par la patrouille pour rejoindre le clan des Lance Armstrong, Floyd Landis ou Alberto Contador déchus de leurs titres pour ‘’tromperie sur la marchandise’’.

Bien loin du temps des Geminiani et des coups de pouce énergisants du ‘’porto flip’’ (cocktail porto, brandy, jaune d’œuf), le Tour est devenu un labo d’innovations en matière de supercarburant. Dernier en date : les gels au lactate exogène, pas interdits donc autorisés.
On en parle ouvertement…mais pas trop, tout comme de la technologie des watts, sans doute très utile dans la préparation des coureurs mais qui pourrait transformer le combat des géants de la route en un jeu vidéo piloté à distance par les directeurs sportifs et leurs techniciens.

Quant à notre double champion du monde Julian Alaphilippe, doté du palmarès XL que l’on connaît et d’une popularité sans faille, ses jambes de 34 ans n’ont pas été à la hauteur des intentions de sa tête de puncheur. C’était son dernier Tour mais pas encore l’heure de la retraite…même si son employeur se nomme Tudor.

Julian Alaphilippe Photo ASO
Julian Alaphilippe Photo ASO
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À propos de l'auteur

Yves Meunier

Bourbonnais originaire de Gannat où il s’est essayé au rugby sous le maillot de l’ASG pendant une douzaine d’années. Diplômé d’Etudes Supérieures en Sciences Economiques à l’Université de Clermont. Journaliste à France3 Région de 1972 à 2007. Aujourd’hui impliqué avec des amis dans une aventure viticole du côté de Saint-Emilion et toujours en prise avec le sport auvergnat au sein de l’Union des Journalistes de Sports en France.

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